Les immigrés plébiscitent la dé- intégration, en attendant la désintégration…

Les immigrés plébiscitent la dé- intégration, en attendant la désintégration…

 

E « Elco ? C’est un sigle qui désigne l’«enseignement des langues et cultures d’origine». Concrètement, parallèlement à l’enseignement de l’école publique, ce sont des cours destinés aux élèves étrangers, dispensés dans leur langue d’origine, par des professeurs étrangers, désignés et rémunérés par le pays d’origine. C’est en 1975, quand le président Valéry Giscard d’Estaing a autorisé le regroupement familial, que les Elco sont apparus. Le but était d’offrir aux enfants d’immigrés une maîtrise de la langue et une connaissance de l’histoire de leur «pays d’origine», afin de permettre à ces enfants une réinsertion aisée à leur retour chez eux, car alors le «retour au pays» des immigrés était une hypothèse prise très au sérieux… Aujourd’hui, on sait que les immigrés viennent, mais qu’ils ne repartent pas. Et les Elco sont désormais ouverts à tout enfant dont la famille souhaite l’inscription. Ainsi un jeune Français d’origine algérienne peut apprendre l’histoire de l’Algérie en arabe. A l’heure actuelle, environ 80 000 élèves suivent ces programmes 100 % étrangers. Sur le podium, 30 000 Marocains, 20 000 Turcs, 15 000 Algériens

Ce qui inquiète le HCI [Haut Conseil à l’Intégration], c’est le succès que rencontrent certains enseignements. Ainsi, alors que les effectifs de l’Elco tunisien sont en diminution, ceux de l’Elco algérien et de l’Elco turc ont doublé en six ans. Et le HCI s’interroge : «Faut-il s’autoriser à mettre ce constat en relation avec ce qui est observé localement dans le département des Bouches-du-Rhône : une intégration recherchée et quasiment réalisée par la population d’origine tunisienne alors que les jeunes de la troisième génération, issus de familles algériennes, se revendiquent de plus en plus d’une nation algérienne idéalisée ? L’inspection académique des Bouches-du-Rhône voit dans cet accroissement de la demande pour les Elco algérien et turc une volonté identitaire des communautés.» C’est d’autant plus préoccupant que les professeurs étrangers nommés par leur pays peuvent faire du prosélytisme, car «ces enseignements qui relèvent pourtant de l’autorité académique sont peu contrôlés». […] Et dans la coulisse, «certains interlocuteurs craignent même que certains Elco deviennent des “catéchismes islamiques”.»Lu dans Minute

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(2) Commentaires

  • DOE Jane Répondre

    bravo Michel ; je n’aurais pas trouvé mieux
    notre politique est UBUesque et c’est nous qui en faisons les frais à tous points de vue

    24/11/2010 à 18 h 47 min
  • Michel Répondre

    Le plus simple n’aurait-il pas été de renvoyer chez eux tous ces « jeunes » épris de langues orientales ? Cela aurait permis de faire des économies. Mais, « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué » ?

    24/11/2010 à 10 h 12 min

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