Les patrons, pères de la nation

Posté le septembre 05, 2007, 12:00
8 mins

Il y a tout de même quelque chose de très plaisant chez notre nouveau Président, c’est qu’il bouscule allégrement routines, blocages et tabous et qu’il fonce vers ses objectifs sans trop se soucier des commentaires offusqués des vierges effarouchées de tous les bords. Certains font la fine bouche, affirmant que tout cela n’est rien d’autre que de l’agitation médiatique et n’est pas suivi des fortes décisions dont nous avons besoin. À les entendre, l’action de Nicolas Sarkozy resterait trop timide.

On connaît le mot de Philippe Destouches, prononcé en 1732 et devenu proverbial : “La critique est aisée et l’art est difficile”. À quel art pourrait-il mieux s’appliquer qu’à celui de gouverner ? Il me semble qu’aujourd’hui les critiques politiques (quand ils sont de bonne foi) l’oublient un peu trop et décochent leurs fléchettes sans prendre la peine de bien examiner le terrain semé d’embûches sur lequel évolue le Chef de l’État. Moi, je trouve celui-ci, pour le moment, très bon stratège et remarquable gérant de son calendrier. Et je crois que nous n’avons encore rien vu. Nicolas Sarkozy sait parfaitement que les oppositions politiques et syndicales l’attendent au tournant de la rentrée. Il sait très bien qu’il ne pourra passer ce cap que s’il peut s’appuyer sur une opinion publique largement favorable. Or, le dernier sondage le crédite de 71 % de bonnes opinions. Il sera difficile à ses adversaires, syndicats compris, de surmonter cela. D’autant que le parti socialiste est en pleine déroute, pulvérisé par une “ouverture” remarquablement conduite.

Jetant un nouveau pavé dans la mare, Nicolas Sarkozy est allé sans complexe assister à l’université d’été du MEDEF. Aucun Président avant lui n’avait osé le faire. Il n’en est pas sorti grand-chose de concret, c’est vrai. Mais c’était un acte symbolique d’une grande portée, marquant là aussi une rupture de forte conséquence avec les comportements antérieurs. Le Chef de l’État n’a pas hésité à montrer que les chefs d’entreprise devaient être considérés comme les vraies “forces vives“ de la nation, ce qu’ils sont effectivement. Outre l’avantage de resserrer autour de lui l’une des composantes majeures de son électorat naturel, Nicolas Sarkozy a sans doute voulu tenter d’en finir avec ce préjugé antipatronal distillé depuis des lustres par l’idéologie marxiste et qui n’est qu’une séquelle de la prétendue “lutte des classes“.
Or, celle-ci est un mythe. Les “classes“ n’ont aucune existence réelle. Il n’existe dans la société que des individus, dont chacun a la possibilité de s’élever dans la hiérarchie socio-économique à proportion de ses talents, de ses efforts, de ses mérites, le moyen le plus sûr de cette ascension étant de créer son entreprise. Qu’est-ce qu’un artisan, sinon un ouvrier qui se fait patron ? En fait, les seules victimes du concept marxiste de “lutte des classes“ ont été les ouvriers eux-mêmes, du moins ceux qui se sont laissé circonvenir par une propagande acharnée à les enfermer dans une “conscience de classe“ qui était un véritable suicide social.

Ce qu’il faut aujourd’hui clamer haut et fort, c’est que le personnage le plus important de la société, c’est le créateur d’entreprise, le “patron“ dans toute l’acception du terme. C’est lui, et lui seul, qui enfante le progrès, car sans lui, les inventeurs, les chercheurs, les découvreurs, les ingénieurs, les scientifiques, les techniciens, si talentueux qu’ils puissent être, ne peuvent enfanter que des rêves. Il faut des rêves, certes. Mais c’est le patron qui les implante dans la réalité concrète et les met au service de l’humanité. Aussi est-il pleinement logique que le mot “patron“ dérive de “pater“.
Ce n’est en aucune façon une formulation condescendante. Ce n’est que la reconnaissance du fait que les patrons sont les vrais pères de la civilisation. Les patrons ne sont pas plus parfaits que les autres hommes, certes. Mais un monde sans patrons, comme le révèrent les marxistes, serait un monde de barbares et de va-nu-pieds.

PS – Je tiens à remercier les nombreux lecteurs qui ont acquis le film en DVD de Jean-Yves Bilien “Pierre Lance raconte… “ et tous ceux qui m’en ont fait des compliments enthousiastes. C’est un grand réconfort pour un auteur “non-conforme“ que de recevoir un tel écho. (Encore disponible : 25 euros port inclus à “L’Ère nouvelle“, BP 171, 06407 Cannes cedex.)

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13 réponses à l'article : Les patrons, pères de la nation

  1. Pointu Emmanuel

    13 septembre 2007

    L’utopie de M. Mélanchon sénateur PS ,

    il est particulièrement affligeant d’entendre dire M.Mélanchon sénateur PS, que l’économie de marché socialiste, c’est la solution de demain, dont la règle serait de partager le travail qui existe entre tous. Cela me parait impossible car cette logique, sans se soucier de la créativité , en essayant de dégager des marges de manoeuvres pour l’incitation à la création d’entreprise, le potentiel de partage, se réduira immanquablement, comme peau de chagrin et laissera beaucoup de gens sur le bord de la route. Certes réglementé, mais dans un état démocratique l’économie de marché n’appartient à aucun parti politique quel qu’il soit, c’est le tissus économique dans son ensemble qui la pérénise en fonction des divers contextes.

    Emmanuel Pointu

    le 13 septembre 2007.  

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  2. JD

    11 septembre 2007

     

    A l’évidence, nos amis Gérard Pierre et Jaurès sont de truculents farceurs…. Dont la duperie réciproque n’a d’égale que leurs "sous"…

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  3. Gérard Pierre

    11 septembre 2007

    Cher monsieur Jaurès.

       A travers votre dernière réponse, beaucoup décèleront l’individualiste inavoué mais bien réel qui perce sous le défenseur autoproclamé de la multitude déshérité !

       " … je peux vivre comme je l’entends " … et surtout ne pas admettre humblement que je dois quoi que ce soit à qui que ce soit ( surtout si c’est un patron ) alors que je vis en réalité dans un monde où l’interdépendance est telle qu’elle me lie à toutes celles et ceux qui concourrent à améliorer la vie !

       On voit ainsi des zékolo revenir de leurs " manif " la conscience assouvie, s’enfermer dans leurs deux pièces bien éclairé et écouter leur musique préférée sur des appareils alimentés à l’électricité ……… nucléaire ! Eux aussi vivent comme ils l’entendent. On voit des leaders socialistes sortis de l’ENA, n’ayant jamais pratiqué un métier réel, et payer l’impôt sur la fortune aprés deux décennies d’exercice de bateleurs. Eux aussi vivent comme ils l’entendent. On voit des enseignants du public envoyer leurs enfants dans le secteur privé par soucis de l’avenir de leurs chères têtes blondes. Eux aussi vivent comme ils l’entendent. On voit ………….. tellement de choses surprenantes, ….. chez celles et ceux qui entendent vivre comme ils l’entendent ! ! !

       Surtout ne changez pas, …………… puisque le monde dans lequel vous vivez grâce à " vos études et à votre travail " vous permet, selon vous, de n’avoir à dire MERCI à personne.

      

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  4. Jaures

    10 septembre 2007

    A Gerard Pierre: Cher ami, si je peux vivre comme je l’entends, ce n’est pas grace à mon patron mais à mes études et mon travail. Le jour ou l’un et l’autre ne le satisferont plus, c’est à dire quand je n’apporterai plus de profits à son entreprise, il me licenciera. Ne comptez donc pas sur moi pour proférer le "Merci m’sieur not’ maître" des paysans médiévaux.

    Par ailleurs, le fait de ne pas avoir pour les richesses un regard envieux n’a rien de maladif. Léo Ferré affirma un jour à un journaliste que n’importe qui pouvait écrire un "tube" et devenir riche. On le mit au défi. Il écrivit alors en quelques minutes "C’est extra", un des plus populaires succès des années 70.On raconte que Socrate, un jour de marché, après s’être arrété aux différentes échoppes sortit en déclarant: "Tant de choses dont je n’ai pas besoin". Pythagore disait que la vie est comme les jeux olympiques: Il y a les spectateurs, les marchands qui viennent faire fortune, les athlètes qui cherchent la gloire, et ceux qui essaient de comprendre ce qui s’y joue.

    Alors qu’un plombier ou un ingénieur monte son entreprise et fasse fortune ne me gène en rien. Cette ambition ne fait de lui ni un tyran, ni un martyr, ni un héros. Mais qu’il soit possible de penser que pour d’autres, dont je suis, l’intérèt de la vie est ailleurs.

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  5. Gérard Pierre

    9 septembre 2007

    A monsieur Jaurès.

       A l’évidence, lorsqu’on est vacciné comme vous l’êtes à l’idéologie d’un temps révolu, les yeux doivent en prendre un sérieux coup car quelle lecture déformée vous me restituez .

      " Dire que ceux qui ne montent pas d’entreprise ne font rien est parfaitement ridicule " ……….. où avez vous pris que j’ai écrit pareille chose ?

       Les clichés que vous me livrez sont consternants, pour ne pas dire affligeants d’aveuglement et montrent bien que vous n’avez  jamais côtoyé sans arrière pensées ( qui mériteraient un examen sérieux au niveau des motivations réelles subconscientes ) les créateurs de richesses auxquels, ne vous en déplaise, vous êtes redevable de pouvoir exercer un métier intéressant pour un salaire moyen qui vous convient. C’est leur culot d’entrepreneur qui permet à l’homme " délicat " que vous êtes de, …… je vous cite: " passer du temps avec ma famille, m’impliquer dans des associations, la vie locale ou un syndicat, lire, aller au théâtre ".

       J’ai rencontré beaucoup de chef d’entreprises dans ma carrière. La plupart ne sortait pas d’une grande école d’ingénieurs. Ils avaient au départ un BTS, un brevet, voire un CAP. Beaucoup avaient commencé leur carrière derrière un tour, avec un chalumeau ou une trousse d’électricien. D’autres avaient débuté comme maçon. Un jour, ils s’étaient engagés dans l’aventure qui consistait à créer ou à reprendre une entreprise. Beaucoup ont réussi et se sont retrouvés au bout de dix ou quinze ans à la tête d’une SARL ou d’une SA de trente ou quarante personnes. Pourquoi pas plus ? … vous connaissez aussi bien que moi la signification fatidique du nombre 49 en matière d’effectifs et ses conséquences anti économiques ! ……. mais le syndicaliste en est forcément satisfait puisque … " ça em….e le patron ! "

       D’autres en revanche se sont plantés. De ceux là on ne parle guère. EUX N’ONT MÊME PAS DROIT AUX ASSEDICS . Il faut le savoir.

       Alors, aprés cela, vos clichés pour militants gogolisés sur la chasse à Rambouillet, sur les collectionneurs de voitures anciennes, Saint-Tropez et les matchs dans une loge VIP c’est du Zola revampé façon canal plus, … c’est pathétique ! …… En même temps, je ne peux m’empêcher de penser à la fable du renard et des raisins: " … ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des gougeats ! ". Cela me rappelle aussi un certain médiocre mais trés suffisant qui, un jour, lorgnant un ruban qui ornait ma boutonnière me servit: " … Moi, si on me la propose, je la rufuserai ! " . En réalité il savait pertinnement qu’il ne courrait aucun risque d’avoir à prouver un jour son … désintérêt méprisant.

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  6. JD.

    8 septembre 2007

     

    Notre ami P.L. ne semble pas s’apercevoir qu’il a "encaissé" dans le fondement… de ses opinions,  "une franco-belge à tête de turc…" comme la plupart des "votants"…même "blanc"… Mais il est au dessus! …de cette "basse" remarque…

    Question aux commentateurs : qui a inventé le vocable <<blablabla>>?

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  7. Jaures

    8 septembre 2007

    A G.Pierre: J’avoue avoir essuyé une larme en lisant votre post. Arrétez donc ce discours puéril: ce que souhaite tout entrepreneur, c’est faire des affaires. C’est à dire s’enrichir. Ce n’est d’ailleurs pas un crime, tant qu’on respecte les lois. Dire que ceux qui ne montent pas d’entreprise ne font rien est parfaitement ridicule. Les patrons ont besoin de bons cadres et de techniciens qualifiés. S’enrichir n’est pas le but de tous. Heureusement d’ailleurs sinon il n’y aurait plus d’artiste, de bénévoles, d’enseignants, de pompiers volontaires,…
    Personnellement, je n’ai jamais eu pour but de devenir riche. Avoir un métier intéressant avec un salaire moyen me convient tout à fait. Passer du temps avec ma famille, m’impliquer dans des associations, la vie locale ou un syndicat, lire, aller au théâtre …me conviennent mieux que d’accumuler des biens qui feront de moi le plus riche du cimetière. Pêcher sur un yacht au large de Malte ou faire du jogging dans le parc d’un palace américain, non merci ! Chasser le cerf dans la forêt de Rambouillet debout sur mon 4X4 (comme fut surpris S.Dassault il y a quelques mois), non merci ! Collectionner les Bentley ou les Ferrari, non merci ! Passer l’été à St Trop, non merci ! Avoir 3 maisons, une suite à l’hôtel, passer mes vacances sur une plage tropicale, collé à la poêle, envoyer mes enfants à l’école privée, jouer au golf, assister aux matchs du P.S.G dans la tribune V.I.P, non merci, non merci, non merci !!!
    Mais si il y en a que cela intéresse, pourquoi pas.

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  8. Gérard Pierre

    7 septembre 2007

       Le monde des patrons est un monde de gens trés majoritairement fréquentables.

       Tout comme le père est le créateur de la cellule familiale, la patron est le créateur de la cellule " entreprise "  

       De nos jours, trois qualités incontournables sont requises pour être patron: le masochisme, le masochisme et …….. le masochisme. Quelqu’un, dont malheureusement j’ai oublié le nom, a dit un jour : «  Tout homme qui entreprend a contre lui trois catégories de personnes : celles qui auraient voulu faire la même chose, celles qui auraient voulu faire le contraire et celles qui n’ont jamais rien fait ! ». Cette considération résume à la perfection la situation peu enviable du patron chef d’entreprise dans notre beau pays.

     

       Il existe trois possibilités d’endosser cette lourde charge: en créant soi même une entreprise, en en héritant ou en la rachetant.

     

       Dans les trois cas, et dès son intronisation, les jours et les nuits du téméraire deviennent des cauchemars. Levé avant l’aurore, son soucis d’assurer la paye de ses salariés le fait traquer les commandes en pliant sous les fourches caudines des négociateurs. Son banquier le soutient comme la corde soutient le pendu. L’administration fiscale, suspicieuse par nature, ne lui laisse un répit momentané qu’après avoir enfin trouvé une faille dans sa comptabilité. Ses fournisseurs l’assaillent de promesses intéressées tandis que ses clients lui rappellent qu’ils font la loi chez lui. Une multitude d’organismes de recouvrement se signalent en permanence à son attention. Dans le cas le plus favorable sa vie de famille n’est en berne que du lundi matin au dimanche soir. Son système digestif se rebelle. Ses partenaires sociaux ( curieuse association sémantique ) s’acharnent à sa perte. L’inspection du travail est aux aguets. Les édiles l’adulent tant que le succès semble au rendez-vous. Les consultants le courtisent, les communicants le sollicitent, les demandeurs de tous acabits l’assurent de leurs meilleures dispositions à son égard. Ses concurrents le calomnient. Il cherche, en vain, un appui désintéressé.

     

       Quand vient ensuite l’heure du bilan, si le pauvre homme s’est évertué à tout entreprendre dans les règles, la dépression le guette. Sa marge nette est souvent à la limite de l’inexistence. Après avoir régalé ses banquiers, ses actionnaires, le fisc, ses salariés, ses clients, et avoir dégagé une provision minimum à réinvestir, il ne lui reste souvent que la satisfaction strictement cérébrale d’avoir créé de la valeur ajoutée. Paradoxalement, la considération lui viendra rarement des bénéficiaires de ces valeurs.

     

       Dans les pays anglo-saxons, parlant d’un patron, nombreux sont ceux qui le qualifient de Capitaine d’Industrie. En France, on le disqualifie, on insinue. Ses stipendieurs trouvent toujours des oreilles complaisantes.

       Les décideurs politiques et les éditorialistes de la capitale seraient bien avisés de restituer aux vrais créateurs de richesse de ce pays la place légitime qui leur est due dans la considération des citoyens. Seulement voilà, il leur faut troquer l’évanescence de l’idéologie contre une solide culture économique, l’éther contre la règle à calcul. La perspective est peu alléchante pour des phraseurs qui ont bâti leur lucrative notoriété sur l’inconséquence de leur prose !

       L’actuel président de la raie publique souhaitait peut-être, par sa seule présence dans une réunion du Medef, rappeler aux cégétistes que dans une économie moderne le secteur tertiaire (administrations & services divers) vit sur l’entreprise comme le gui sur les meilleurs arbres. En hiver, l’association avec le gui qui reste toujours vert peut être favorable à l’arbre porteur. Néanmoins, lorsqu’il est trop abondant, le gui épuise l’arbre.

     

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  9. Jean-Luc

    7 septembre 2007

    A trop se concentrer sur des vues partielles, on en vient à seulement polémiquer. Merci, Mr LANCE, de replacer ce sujet des patrons dans un contexte plus large que celui dans lequel il est généralement abordé. De la sorte, vous élevez le débat en favorisant une réflexion plus large sur ce sujet pivot de notre société. Bravo aussi pour avoir souligné de manière aussi lucide, les ravages intellectuels de cette illusoire lutte des classes.

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  10. Jaures

    6 septembre 2007

    Hélas, M Lance, la lutte des classes existe bien. Cette lutte s’exprime au moment du partage des richesses produites. Depuis 15 ans, la part disponible pour les actionnaires et patrons (ce sont souvent les mêmes) est passée de 30 à 40%. Si, au moins, comme vous l’écrivez, chacun avait sa chance et pouvait, grâce à son talent et son travail, se sortir de sa situation sociale. Malheureusement, l’ascenseur social est un mythe. Les fils Bouygues, Lagardère, Bettancourt et autres qui ne se sont que donné la peine de naitre ne me démentiront pas. Certes, certains salariés arrivent à monter une petite entreprise ou un commerce. Ils doivent alors affronter la concurrence impitoyable des grandes surfaces ou l’intransigeance des grandes entreprises clientes. Les salariés et les petits entrepreneurs ont de nombreux intérêts communs. Ainsi, si on veut ouvrir les magasins le dimanche, ce n’est pas pour la croissance comme on veut nous le faire croire. Mais cela sert les intérèts des grands centres commerciaux au détriment des commerces de proximité et des salariés qui devront sacrifier leur vie de famille pour trouver ou conserver un emploi.
    Les syndicalistes dont je suis sont-ils pour autant contre les patrons. Eh bien non. Certes nos intérèts sont contradictoires mais nous pensons que la négociation est préférable au Grand Soir. Que des riches existent ne nous gène pas. C’est la pauvreté qui nous ennuie.

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  11. Jean-Claude Thialet

    5 septembre 2007

    05/09/07  – "Les 4 Vérités"

    Si tous les lecteurs réalistes et dénués de tout sectarisme ne peuvent que souscrire aux propos de Pierre LANCE sur le rôle des chefs d’entreprises sans lesquels les armées de fonctionnaires(1) et d’assistés qui peuplent la France verraient leur pouvoir d’achat (le n^otre audssi, d’ailleurs !) réduit au niveau de celui des pays les plus misérables, je ne puis souscrire aux louanges qu’il adresse à un nouveau président qui est devenu le roi du Verbe. 

    Le nouveau président  fait semblant de croire qu’avec des incantations, de bonnes paroles, des mots compâtisants, et des discours aux apparences "musclées" et son ubiquité il résoudra TOUS les problèmes qui accablent la FRANCE après des lustres de gouvernance alternée entre la "Droite" (l’UMP et l’UDF) et la "Gauche" (P.S., PC"F" et Verts), soulagera les misères et accomplira les nécessaires (et urgentes) réformes.

    Nicolas SARKÖZY est le premier président de la République à venir aux journées d’été du MEDEF?  La belle affaire ! La véritable question qui se pose est QU’EN SORTIRA-T-IL DE CONCRET POUR LA RELANCE DE NOTRE ECONOMIE, POUR LE DEVELOPPEMENT OU LA SURVIE DES MANUFACTURES FRANCAISES, LA CREATION DE NOUVELLES ENTREPRISES QUI PERMETTENT AU PAYS DE DEVELOPPER SES EXPORTATIONS, OU MÊME, TOUT SIMPLEMENT, POUR QUE LES FRANCAIS QUI ONT APPRIS A L’ECOLE A DETESTER LES ENTREPRISES (et les "patrons qui s’en mettent plein les poches sur le dos des pauvres trravailleurs" !), LE TRAVAIL (pas seulement "manuel"), L’EMULATION ET LA COMPETITION, se REMETTENT AU TRAVAIL, ACCEPTENT DE TRAVAILLER PLUS DE 35 heures et bien au delà des 60 ANS, etc.

    Pierre LANCE   – tout en reconnaissant honnêtement que le discours de son nouveau "poulain" n’a offert rien de concret –    s’imagine-t-il que le seul fait pour un président de la République d’avoir l’audace (il en faut semble-t-il dans ce pays ! ) de se "compromettre" avec les "patrons" povoquera l’électrochoc qui, d’un coup de baguette magique, réveillera les Français face aux dangers de la mondialisation et d’une concurrence sans foi ni lois (sociales, notamment) qui les mènent au chômage et à la ruine. Il y a de l’angélisme dans les propos d’un homme que j’estime et qui, dans un autre domaine (celui de la santé ! ), sait pourtant faire preuve de claivoyance et de courage. Oui, je sais, il nous rappelle que "LA CRITIQUE EST AISEE, MAIS L’ART EST DIFFICILE". Outre que cette formule s’applique plus généralement à l’Art lui-même, je pense qu’il faudrait mieux dire "la critique est aisée, mais LA PRATIQUE est difficile. Qu’il le sache ce que les sarközystes convaincus et les "sarkocus’" qui ont voté pour lui le 6 mai, mais aussi TOUS LES FRANCAIS de bonne foi attendent de Nicolas SARKÖZY, c’est que celui-ci METTE EN PRATIQUE ses bonnes paroles et ses belles promesses. En CENT JOURS, on vient de voir ce qu’il en est(1). Comme on dit chez nous, les "pieds noirs", je crains qu’il soit en train de faire … CHOUFFA ! Et la France avec, hélas !

    Alors, toujours "sarközyste", Pierre LANCE et tous ceux qui ont voté pour celui que je considére de plus en plus comme un incorrigible touche à tout (Caraco touche à tout ?) doublé d’une mouche du coche ? (2) Je crains que leur réveil soit pénible…

                Cordialement, Jean-Claude Lahitte

    (1) ceux qui pensaient que Nicoilas SARKÖZY réformerait enfin l’UNIVERSITE (dont Robert PITTE, président de la Sorbonne, a pu dire qu’elle était une "usine à chômuers" !), ou encore, donnerait un veto ferme et définitif à l’entrée de la TURQUIE dans l’UNION doivent savoir à quoi s’en tenir !

    (2) comme on vient de le voir dans l’affaire des infirmières détenues en otages en Lybie …

      

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  12. DRUANT Philippe

    5 septembre 2007

    N’importe quel gestionnaire non issu du monde politique mais doté de poigne et de bon sens oserait prendre de vraies mesures pour limiter les flux de réfugiés et le regroupement familial, mettre au pas des bandes ethniques armées et  faire regner l’ordre public.

    Quelle remarquable habilité politico -économique nécéssitent :

    a).Le marchandage douteux avec Khadafi (otages contre centrale nucléaire?)

    b).La Résurrection du traité constitutionnel européen(pouah!) alors qu’on avait déclaré avant élection

    respezcter la volonté du non

    c).L’ alignement sur Bruxelles pour les négociations du traité d’adhésion de la Turquie à la funeste UE

    alors qu’on affirme avant élection s’y opposer 

    d)Une politique de renvoi d’illégaux de seulement 25000 illégaux par an

    Cet homme n’est qu’une baudruche matamoresque dont le dégonflement n’est qu’une simple et courte

    question de temps; il se  double d’un baisseur de pantalon encore plus doué que son lamentable prédécesseur

    Vous avez raison,agir comme Sarkozy est extrémement difficile  pour un  gestionnaire compétent et loyal,s’il en existe encore.

     

     

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  13. Hasch-ill

    5 septembre 2007

    Les barbares ont défait Rome, devenue obèse et boursouflée, avide d’orgies et se dévorant elle-même : telle est la fin inéluctable de toute vélléité de pouvoir qui ne peut contenir sa soif insatiable de richesse matérielle. Quant aux va-nu-pieds, j’en connais de très respectables et même parmi les plus respectables dans toute l’histoire de l’humanité : Rimbaud, Li Po, Omar Khayyam, Bukowski, Burroughs, Satie, Gauguin, Van Gogh (dont les oeuvres de nos jours s’arrachent à prix d’or, alors que de son vivant il les échangeait parfois contre une croute de pain…) pour ne citer qu’eux… Les va-nu-pieds vont la plupart du temps beaucoup plus loin que les autres, car ils parcourent la planète et donnent vie à leurs rêves sans entraves. Ils sont insatiables non pas de biens matériels qu’il faut renouveler sans cesse et de propriétés (propriétaire de quoi ? de qui ? laissez-moi rire !), mais de liberté d’esprit, de beauté du monde et de la vie, de générosité de coeur et de partage de richesse intérieure. Salud !

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