Les pavés dans la mare ne font pas que des ronds dans l’eau

Les pavés dans la mare ne font pas que des ronds dans l’eau

Trois pavés ont été jetés dans la mare médiatique : les phobies de M. Dieudonné, les difficultés de la vie privée du président, l’annonce du virage économique du pouvoir. Les ondes provoquées ne sont pas près de mourir.
 
gouvernement
 
 

Certains d’entre nous ont découvert la violence des propos d’un histrion, et sa haine persistante. Nous n’entrerons pas dans le débat au sujet de la liberté d’expression. Ce qui surprend dans les images de la télévision c’est que 5.000 Français puissent se repaître chaque soir des caricatures des juifs qu’ils fréquenteront le lendemain. Tant d’égarés de l’extrême droite ? Un poison des esprits pour la majorité des autres ?  Car la majorité du public qui se présentait aux barrières n’était pas celle à laquelle on pouvait s’attendre, c’est-à-dire celle « naturellement » antisioniste, prouvant ainsi que la frontière entre antisioniste et anti juif est bien mince. Il n’est pas surprenant que l’immigration et la promotion de la société multiculturelle aient eu pour effet d’imprégner nos concitoyens de nouvelles convictions et d’instiller avec un certain succès cette détestation importée. La responsabilité de tous les gouvernements est immense. Ils n’ont eu de cesse, craignant le poids électoral de ces nouveaux Français, de calquer leur politique étrangère à l’égard de l’état d’Israël sur cette détestation, et, de ce fait, de participer à la propagation du virus. Mal leur en a pris, car pas de jour sans conversion, pas de jour sans départ aux combats en Afghanistan et en Syrie, au point que les autorités s’inquiètent du comportement de ces « brigades internationales » au retour de leur « campagne ». Gribouille !

L’effacement de la ci-devant première dame de la république aura une conséquence heureuse, celle de l’abandon d’un statut légal pour le ou la partenaire du président. Les électeurs élisent un homme ou une femme, mais pas un couple. Ainsi, à la différence de Madame Kennedy qui « plaisait sans déplaire, ce qui est rare » (Louise de Vilmorin), cette dernière déplaisait sans plaire et l’issue était prévisible. Espérons la cause entendue définitivement.

Le pavé de M. Hollande n’a pas provoqué des ondes que dans la mare socialiste. L’UMP en a été toute chamboulée.  Croire ou ne pas croire n’est pas la question. Les questions sont : qui, comment et dans quels délais des réformes majeures pourront être appliquées ? Ainsi, ce n’est pas de la volonté du président dont il faut douter, mais de celle des Français et de leur capacité à s’y plier. Aucun commentateur n’imagine la chose possible sans convulsion grave. Mais ils ne sont pas d’accord au sujet de la date de notre effondrement.  2040  pour M. Nicolas Baverez, 2020 pour  M. Alain Lambert, ancien ministre du budget (Le Point du 23 janvier 2014).

Peut-on encore dire : « cela durera autant que moi et…. » ?

Gabriel Lévy

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