Les suites de la tribune des militaires

Les suites de la tribune des militaires

Tribune des militaires: un mois après la polémique, le processus disciplinaire a débuté.»

C’est sous ce titre qu’une journaliste du journal «Le Monde» a publié le 13 juin un article plus que discutable, après être allé chercher sa pitance au ministère des Armées.

Lorsque deux parties sont concernées, il convient, en bon professionnel de l’information, de les consulter toutes les deux.

On peut d’ailleurs se demander si l’auteur a vraiment lu ce qui, en fait, était une lettre ouverte rédigée par un ancien capitaine de gendarmerie et signée par 27 000 militaires en retraite, dont 61 généraux.

Tout d’abord, elle cite des textes, «signés parfois de manière anonyme», faisant l’amalgame entre la lettre ouverte initiale qui ne concernait que des militaires en retraite et une tribune ultérieure émanant de militaires en activité.

Des chefs de partis usant de leur droit d’expression et n’engageant qu’eux-mêmes ont, soit tenté de récupérer les signataires, soit tenu des propos mensongers qui ont donné lieu à une plainte déposée à l’encontre de M. Mélenchon pour diffamation.

Ensuite, plusieurs membres du gouvernement, au premier rang desquels le Premier ministre, sont intervenus de manière précipitée, contradictoire, mensongère, voire inacceptable – ce qui a entraîné une plainte déposée auprès de la Cour de Justice de la République à l’encontre de Mme Agnès Pannier-Runacher pour diffamation.

Par ailleurs, des militaires d’active outrés par ces réactions contre leurs anciens ont eux-mêmes produit une tribune pour s’en montrer solidaires.

De même, pour des centaines de milliers de civils ayant réagi favorablement à la lettre ouverte, une plate-forme spécifique aux civils a été lancée: «Les Amis de Place d’Armes».

Quant à l’assertion selon laquelle la lettre ouverte «appelait notamment à l’intervention de l’armée», on peut se demander encore une fois si l’auteur a pris connaissance de la lettre ouverte, puisque c’est justement pour éviter une telle intervention, non souhaitée mais au contraire redoutée, que ce SOS a été lancé à nos gouvernants.

L’article parle d’un présumé «linge sale à laver en famille» alors qu’au contraire, la lettre ouverte est adressée à nos gouvernants.

Ajoutons que la «politisation» dénoncée est le fait des politiques eux-mêmes, dont les gouvernants, puisque les militaires n’ont fait que «sonner le tocsin».

Pour ce qui concerne le devoir de réserve, ce fut l’occasion de montrer clairement qu’il n’est pas clairement défini! Ce qui est sans doute mieux ainsi.

Les politiques se cachent derrière le pianiste pour tenter de dissimuler leur incapacité à traiter des maux dénoncés par la lettre ouverte.

D’ailleurs, cerise amère sur le gâteau, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal déclarait récemment: «Le constat d’un délitement de la société est très largement partagé.» Si ce n’était dramatique, cela serait cocasse.

Après que 61 généraux ont signé cette lettre ouverte, il leur a été demandé s’ils maintenaient leur signature. On croit rêver!

Mais un si grand nombre à sanctionner aurait sans doute fait désordre.

D’où une «sélection» de 6 d’entre eux, au motif qu’ils s’étaient exprimés dans les médias.

Ceux à qui est déléguée la souveraineté et donc l’autorité, en vertu de l’article 6 de notre constitution, ne sont pas fondés à en abuser.

L’avenir nous dira où est le droit, mais il conviendrait quand même en 2021, que tous ceux qui s’expriment sur les militaires, cessent de les traiter comme des paillassons au motif d’un devoir de réserve suranné qui tenterait de les empêcher de s’exprimer.

Enfin, l’évocation du grade si souvent reprochée s’impose au contraire par loyauté vis-à-vis d’anciens subordonnés préparés en leur temps pour faire la guerre, c’est-à-dire être prêts à donner leur vie en cas de circonstances exceptionnelles pour la France.

Se débiner alors que la France est en danger de mort justifierait au contraire d’être blâmés par ceux qui avaient accordé leur entière confiance à leurs anciens chefs.

Les militaires n’ont pas à avoir honte de leur grade, ni à regretter ce SOS lancé «à nos gouvernants» – dont certains n’ont jamais pris le moindre risque pour leur propre personne et auraient de ce fait gagné à se monter plus discrets.

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(3) Commentaires

  • HansImSchnoggeLoch Répondre

    C’est maintenant à la mode EU de placer des ministres féminins au poste de la défense.
    En Allemagne Ursula von der Leyen y était avant d’être nommée à la présidence de la commission de l’EU. Elle a été remplacée depuis par une autre femme Annegret Kramp-Karrenbauer (AKK).
    Macron dans la foulée et pour ne pas paraitre demeuré a donc choisi Mme Parly en 2017. Une provocation pour tous les hommes qui sont encore majoritaires dans les Armées.
    Pour lire l’iMonde il faut vraiment avoir la foi d’un martyr. Sans les grasses subsides accordées par l’état, ce baveux serait sans doute déjà réduit en compost.
    Beaucoup d’arbres pourraient être sauvés , ce qui serait excellent pour la planète.

    22/06/2021 à 21 h 28 min
  • ELEVENTH Répondre

    Si vous allez chercher vos infos dans « le monde » ( pardon la poubelle), et que vous voulez développer la_dessus, il n’y a plus rien à dire. Seulement tirer l’échelle. On ne va pas chercher des infos dans une fosse d’aisance, ou alors c’est qu’on si complait.

    22/06/2021 à 17 h 53 min
  • .alain PROTTE Répondre

    Totale approbation

    22/06/2021 à 15 h 54 min

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