Les artifices de la communication ministérielle

Posté le avril 26, 2010, 12:00
3 mins

 

Une campagne d’information sur la sexualité pour faire diversion ? :

 

« Faire diversion : le ministre de l’Education en rêvait, avec sa campagne contre l’homophobie à
l’école.

Depuis des semaines, il était embourbé dans des problèmes graves de violence, face à des syndicats
d’enseignants qui ne veulent pas entendre parler de fermeté.

Alors, pendant que les écoles continuent à brûler (une enseignante a encore été gravement agressée mercredi 14
avril 2010 à Mantes-la-Jolie), Luc Chatel espérait faire enfin parler d’autre chose en mettant des affiches dans tous les collèges et lycées pour aider les élèves qui « s’interrogent
sur leur orientation sexuelle ».

 

Pour l’instant, l’effet tardait à se faire sentir dans les médias. Mais, divine surprise, les jeunes du
« syndicat lycéen » FIDL se mobilisent soudain eux aussi pour lancer une grande campagne contre l’homophobie !

Et ils mettent le paquet : « On est allés dans l’osé pour toucher les lycéens », a expliqué la
vice-présidente lors d’une conférence de presse hier.

Et de fait, elle n’a pas hésité à payer de sa personne en s’exhibant en soutien-gorge de nylon sur les
affiches, le corps tatoué de termes supposés « briser des tabous » (on se demande lesquels) : « kiffe la vie », « accro au shopping »,
« lesbienne » et « athée », pour les plus recherchés.

Malgré déjà d’innombrables reprises dans la presse, des spots radio, des affiches et le soutien d’une batterie
de partenaires hypermédiatiques, les apprentis-militants de la FIDL n’ont pour l’instant réussi qu’à provoquer… 2 commentaires sur leur site Internet.

Mais ils ne se découragent pas et annoncent d’autres actions d’envergure, pour les jours qui viennent, en
particulier demain 17 avril.

 

Que cherchent au juste Luc Chatel et la FIDL ? A couvrir, pour quelques heures, le bruit toujours
croissant des appels à l’aide des professeurs et des parents concernés par l’avenir des élèves.

Et sans doute à se racheter quelques instants l’illusion que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes
possibles, et que l’écroulement du niveau, la vague de violence, la montée de l’illettrisme et le chômage des jeunes, sont finalement sans importance… » lu ici