Les électeurs floués par le scrutin de liste

Les électeurs floués par le scrutin de liste


Un radi-cal : rouge dehors, blanc dedans.
Ce vieux jeu de mots n’a pas tant vieilli, son seul défaut est de ne pas rendre complètement compte de la dualité intrinsèque des radicaux, puisque d’autres sont blancs dehors et rouges
dedans !

 

Le positionnement politique complexe des radicaux
dans la France moderne a déjà conduit à l’existence de deux partis radicaux : les radicaux valoisiens, plus prompts à travailler avec les majorités de droite, et les radicaux de gauche, plus
proches des socialistes. Cette clarification n’empêche nullement des parcours individuels faits de changements de cap… au  plus près du vent
dominant.


Ainsi, on apprend que Jean-Luc Romero, président fondateur d « Aujourd’hui autrement », associé au parti radical, élu au conseil régional d’Ile de France sur la
liste UMP, après avoir quitté le groupe qui l’a fait élire pour siéger au sein du groupe des Radicaux de gauche, négocie actuellement sa place sur la
liste PS pour les prochaines échéances régionales de mars 2010, au titre de membre du Parti Radical de Gauche…


Un bien joli parcours donc. On ne reprochera pas à monsieur Romero de ne pas tenir à ses convictions, puisqu’en bon radical, il est un grand défenseur des « minorités », un
combattant contre le SIDA et contre tous les « tabous » d’ailleurs, dont l’euthanasie…

 

On pense juste aux électeurs franciliens, qui
avec le scrutin de liste ont voté pour un candidat UMP et se sont retrouvés avec un élu radical, bientôt candidat socialiste, portant des convictions pour le moins éloignées de celle de
l’électorat UMP.

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