Les enseignants condamnés par leur idéologie

Les enseignants condamnés par leur idéologie

L’idéologie de gauche continue de faire des ravages chez les enseignants. Eric Zemmour (Le Figaro), cité
par le Salon Beige, en fait une analyse désespérément pertinente :

« Ils défilent. Ils manifestent. Ils se plaignent. Ils exigent. Révolte de routine ? Non, sire, une révolution. Les profs manifestent pour la sécurité. Ils se plaignent de la violence. Ils exigent
de la répression. Certes, ils croient encore naïvement que l’arrivée de surveillants supplémentaires sera la solution miracle. On n’efface pas toute trace de pensée magique d’un trait de plume.
Mais il faut se souvenir qu’il y a vingt ans leurs aînés parlaient de «sentiment d’insécurité»; et traitaient de «fascistes» et de
«racistes» tous ceux qui dénonçaient la montée de la violence à l’école. La culpabilité coloniale hantait ces bons apôtres. La culture de l’excuse sociale était une
seconde nature. Encore aujourd’hui, d’éminents sociologues nous expliquent que les jeunes enfants d’immigrés se sentent exclus d’une école faite pour les Blancs. Leur enseigner Molière et Louis
XIV les «humilie». Les profs, comme toute la gauche, sont schizophrènes : ils croient en l’émancipation par la culture et ne peuvent se défaire de ces fadaises
victimaires. Ils voient qu’une immigration continue depuis trente ans sape leurs efforts d’intégration et militent avec le RESF (Réseau Education sans frontières) contre les expulsions
d’enfants de sans-papiers
. Ils constatent, en Seine-Saint-Denis par exemple, que la plupart de leurs élèves n’ont pas le niveau de l’enseignement général, mais défendent encore
le collège unique
. Ils veulent imposer leur autorité, transmettre leur savoir, et appliquent le slogan de leurs maîtres des IUFM : « L’enfant au cœur du système. » Entre
la réalité qu’ils vivent et l’idéologie qu’ils récitent, ils ne savent plus où ils habitent. C’est toute la gauche – médiatique, intellectuelle, politique – qui connaît un semblable désarroi. Et
donc notre pays puisque, depuis la Libération, l’Education nationale a été sous-traitée par tous les gouvernements aux syndicats d’enseignants. »

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