Les troublantes références du Président Sarkozy

Posté le octobre 21, 2009, 12:00
3 mins

Nicolas Sarkozy continue de donner le tournis aux politiques, aux commentateurs, mais peut-être aussi à son
électorat. Hier, c’est à Léon Blum et au programme socialiste de 1972 qu’il s’est référé pour justifier
la division par deux du nombre de conseillers généraux en France.


Si la réforme des collectivités territoriales, la fusion des conseillers généraux et des conseillers régionaux, avec au passage une division par deux des membres des assemblées des conseils
généraux peut satisfaire les esprits soucieux de limiter la dépense public, les doublons et les gaspillages afférents au fameux « millefeuille administratifs », ce n’est certainement
aux mannes de Léon Blum et de François Mitterrand que cette pensée se réfère !


Les faux malins, ceux que Bernanos nommait les petits monsignori, prétendront que le Président montre ainsi son habileté, volant à ses adversaires
leurs références politiques, historiques et idéologiques, comme il l’avait déjà fait en invoquant Jean Jaurès et Guy Moquet. C’est effectivement le but de la manœuvre et les socialistes français sont tellement perdus qu’ils n’en peuvent mais.

Malheureusement, en se plaçant sous la protection des

grands ancêtres de la gauche, Nicolas Sarkozy leur emprunte effectivement leurs idées et leur vision du monde. Nous évoquerons dans un prochain
article les conceptions sur la jeunesse que développe, avec la bénédiction du Président, Martin Hirsch. On est là très loin de la
droite !


Si le sacrifice de nos idées menait au rétablissement de nos finances, on pourrait l’accepter pour un temps. Malheureusement, il n’en est rien, le déficit structurel de la France n’a fait que
s’aggraver ces dernières années et le poids de la dette va peser très lourdement sur la croissance française dans les années qui viennent.


Celui qui prônait la rupture ne semble finalement qu’enfoncer le clou : plus de déficits, plus de dettes, plus d’assistanat et un discours officiel de la république toujours plus à
gauche.