L'Etat charognard

L'Etat charognard

Dans Les 4 Vérités, Guillaume de Thieulloy raconte :

« Un dénommé Yvon Duwel, batelier récemment décédé, reçoit des lettres de relance du Régime social des indépendants (RSI) pour des cotisations impayées. Pourtant, son épouse a signalé la fin de son activité pour cause de décès. Rien n’y fait : les courriers de relance succèdent aux courriers de relance. Un jour, la veuve excédée déclare au RSI que son mari n’habite plus à l’adresse indiquée, mais que sa demeure se trouve désormais au cimetière d’Arleux (59). Que croyez-vous qu’il arriva ? Eh bien, la tombe du malheureux reçut un « dernier avis avant poursuites » ! Il paraît même qu’elle en a reçu plusieurs… Je précise que le RSI n’est pas – il s’en faut de beaucoup – le plus charognard des régimes de «protection sociale». Ce qui s’est passé là aurait pu se passer, je crois, dans n’importe quelle caisse de ce monde opaque. Cette histoire prête à rire […] Mais l’affaire me semble extraordinairement révélatrice d’un fait de plus en plus évident : alors que l’État, et tout spécialement l’État-providence (quoi qu’on en pense par ailleurs…), a pour mission de protéger les citoyens, il est désormais un vulgaire parasite, quand ce n’est pas un charognard. Un parasite quand il suce le sang des organismes en bonne santé. Un charognard quand il s’acharne même sur les cadavres. Et que l’on ne croie pas que cette histoire est une simple anecdote loufoque. Tous ceux qui ont perdu un proche savent que la perte affective est redoublée par les tracasseries administratives, les ponctions fiscales ou sociales, diverses et variées. […]

Oui, nous avons un État charognard. Et, comme tous les charognards, constatant l’absence de réaction, il s’approche d’abord avec circonspection, mais avec une férocité dévorante, des moribonds que nous sommes tous (économiquement s’entend !). Pendant des décennies, nous avons accepté sans réagir (ce qui aiguisait l’appétit du prédateur) ces ponctions de plus en plus lourdes. En nous disant que c’était utile à la grandeur du pays. Mais, il est devenu impossible de croire à cette fiction. Au contraire, ces ponctions servent à diminuer le pays. Non seulement elles coûtent fort cher aux Français. Mais, en plus, elles servent à rabaisser la France. […] Et il ne faut pas oublier non plus que l’État charognard finance allègrement des syndicats et des associations ouvertement anti-français. […] Le masochisme a des limites, tout de même! On peut accepter de se faire dépouiller, ou de se faire insulter ; mais payer pour se faire insulter, cela dépasse l’entendement… […] En définitive, il n’y a qu’une seule question politique d’importance : voulons-nous nous laisser mourir ? Pour moi, c’est clairement non. Et, en tout cas, ne comptez pas sur moi pour payer les croquemorts et, en plus, leur dire merci !

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(2) Commentaires

  • prost Répondre

    Mais l’état , qui est ce ? Ce n’est pas uniquement un président , des élus , c’est surtout des fonctionnaires dont une bonne proportion sont inconséquents ,paresseux et souvent peureux , laxistes .

    04/11/2010 à 10 h 28 min
    • bleuzen Répondre

      Bonjour,surtout les femmes ,87 pour 100 des femmes actives sont dans le tertiaire ,dont 44 pour 100 dans le social.Sans compter le coup de leurs fameuses études qui mènent sur rien.LE PIRE CE SONT CELLES DE POLE EMPLOI ET UNITE EMPLOI ELLES DONNENT DES LEçONS ALORS QU ELLES NE PEUVENT RIEN FAIRE (a par ce trouver un VRAI travail).

      20/10/2017 à 16 h 37 min

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