Le tiers-mondisme (I)

Le tiers-mondisme (I)

L’expression Tiers-Monde est créée en 1947 par Alfred Sauvy : « Car enfin, ce tiers monde ignoré, exploité, méprisé comme le tiers-état, veut, lui aussi, être quelque chose. »

Marx reste le système de référence. Et Lénine, pour qui l’impérialisme était le « stade suprême du capitalisme ». Mais la sémantique et la géographie déplacent le lieu du combat. Le
messie, ce n’est plus le prolétaire d’Aubervilliers, c’est le guérillero des Andes ou le paysan du fleuve jaune. Le marxisme revisite le mythe du bon
sauvage.
Citation extraite de Jean Sévilla, Le terrorisme intellectuel.

 

On sait depuis longtemps que ce mythe du bon sauvage avait permis aux « Lumières » d’instiller le doute et l’insatisfaction au cœur
de la civilisation européenne, alors pourtant conquérante et prospère, et de poser ainsi les podromes de la révolution. Il n’est donc pas
surprenant que leurs épigones aient créé leur propres « bons sauvages », comme ensuite la « génération mitterrand » le fit avec
les « potes »
, auxquels succèdera la fameuse équipe de football « black, blanc, beurs » avec la fin que l’on
sait. Ce sont maintenant les « jeunes des banlieues » qu’il nous faudrait porter aux
nues, parce que leurs délits et leurs crimes sont en fait l’accomplissement d’une nouvelle révolution !

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