L’Europe et l’Afrique, les deux piliers de la politique étrangère de la France

Posté le janvier 21, 2021, 9:33
6 mins

Par le Brexit, la Grande-Bretagne est sortie de l’Europe, respectant une tradition bien anglaise consistant à affaiblir l’Europe.

Le général De Gaulle, qui connaissait bien les Anglais et leur mentalité, s’en méfiait. Pompidou pensait, lui, qu’une Europe sans l’Angleterre serait une Europe bancale. Après des années de négociation qui ont mobilisé à tous les étages des milliers de négociateurs, le travail est fait. Le problème est-il réglé ? Eh bien, pas du tout. Il en résultera des problèmes incessants, des chicaneries de tous les instants et, pour les Anglais, la menace très réelle de l’indépendance de l’Écosse qui, elle, veut rester membre de l’Union européenne. Où est donc l’intérêt de la Grande-Bretagne dans cette affaire?

Deuxième problème européen : l’Europe de Visegrad. Ce sont ces pays d’Europe centrale qui s’opposent à l’invasion de leur patrie par les millions de musulmans et autres natifs d’Orient que le nouveau calife de Turquie Erdogan cherche à faire entrer en Europe. Il s’agit en premier lieu de la Hongrie et de la Pologne. Il est très significatif que la France et l’Allemagne notamment s’en prennent à ces pays qui veulent rester eux-mêmes, allant jusqu’à traiter leurs gouvernements de mafia – ce qui en dit long sur l’idéologie immigrationniste au pouvoir en France.

On ne peut franchement pas dire que ce tableau (Brexit et Europe centrale) donne une belle idée de l’Union européenne en pleine désunion.

Quant à l’Afrique, objectivement, c’est bien pire. Le piège est parfait pour ce qui nous concerne. L’histoire contemporaine nous en explique les causes.

L’écrasante défaite de 1940 a poussé les responsables français de l’époque, aussi bien le maréchal Pétain que le général De Gaulle, à conserver à tout prix l’empire colonial. Avec l’empire, nous resterions une grande puissance, disait-on. C’était une illusion.

La Grande-Bretagne, qui n’avait pas subi ce désastre grâce à la Manche, se débarrassa de la partie africaine de son empire sans le moindre regret, si bien qu’aujourd’hui, vous n’avez pas un seul soldat anglais combattant en Afrique.

Avec seulement Barkhane au Mali, nous Français, nous en avons 5000! Nous sommes, en «métropole» même, le pays le plus africanisé d’Europe.

On se souvient encore du déjeuner grotesque offert par le général De Gaulle à l’empereur Bokassa qui appelait le général «Mon papa». Si, alors, j’avais pu approcher le général, je l’aurais félicité d’avoir un tel fils!

Aujourd’hui, dans le domaine du quotidien, force est de constater que, dans de nombreuses grandes surfaces, la totalité du personnel est noire et parfois ne comprend même pas le français.

En Afrique «subsaharienne», la guerre civile sévit partout.

En République centrafricaine, appelée naguère Oubangui, par exemple, on se bat à l’arme automatique.

On se bat à l’ouest, à quelques kilomètres de Bangui, la capitale. Au centre et à l’est, on ne sait plus très bien ce qui se passe. On y a cependant découvert des unités militaires russes, l’actuel président de la RCA s’étant pris d’affection pour la Russie et en ayant été récompensé … Le centre et l’est de la RCA recèlent d’importants gisements d’uranium, ceci expliquant sans doute cela.

On a également trouvé en Centrafrique des unités en uniforme venant de Kigali, créant dans le pays, avec tout le reste, une totale confusion.

On doit aussi mentionner les incessantes opérations de l’organisation islamiste nigériane Boko Haram, qui lance des incursions au Cameroun et au Tchad. Mention doit également être faite des effectifs de notre armée stationnée au Gabon notamment, pour éviter toute évolution malencontreuse de la gouvernance de ce pays – disons plus simplement éviter les coups d’État.

Bref, le piège est parfait. On ne peut plus en sortir. L’Afrique noire, c’est le chaos, de Bamako jusqu’au Congo, des frontières de la Mauritanie jusqu’à l’Érythrée et l’Éthiopie.

À l’est, on se bat férocement.

Oui, le chaos est partout. Ce qui est pour le moins regrettable lorsqu’on y est engagé à ce point.

Alors que faire? Tout laisser tomber et rapatrier nos hommes? Mais, dans ce cas, l’Afrique deviendrait vite une base de départ pour le terrorisme islamiste en Europe.

L’engrenage est en marche et on y a mis le bras. On ne sait plus comment en sortir.

«Patron, je voudrais te dire quelque chose.
– Parle, Mamadou.
– Quand tu étais chez nous, au temps de la colonisation, ça marchait quand même mieux!»

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