L’histoire officielle de Manuel Valls

L’histoire officielle de Manuel Valls

Il n’y a pas d’histoire officielle, a clamé Manuel Valls, pour défendre sa sémillante ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem.
Nous aimerions le croire. Mal­heureusement, ces propos ont été tenus dans un contexte qui ne laisse aucun doute sur l’existence d’une histoire officielle : Manuel Valls les a tenus lors de l’un de ces sempiternels discours de repentance pour l’esclavage. Discours imposés par la loi Taubira de 2001.
On peut mieux faire en matière de liberté de l’histoire !

D’ailleurs, Manuel Valls a profité du discours pour faire l’apologie de la « vraie histoire, pas celle qu’on pouvait apprendre il y a quelques dizaines d’années ».
En toute hypothèse, nous n’avions même pas besoin des déclarations contradictoires et absurdes de M. Valls pour savoir avec certitude qu’il y a, bel et bien, une histoire officielle dans la France socialiste.

Il suffit, pour s’en convaincre, de regarder le nombre ahurissant de lois qui fixent le vrai et le faux : le parlement, incapable de protéger les Français et de garantir leurs libertés, est, en revanche, particulièrement prolixe en matière de législations plus ou moins historiques.
Législations qui ont parfois l’effet inverse du but officiellement recherché.

C’est ainsi qu’au titre de la loi Taubira sur la traite négrière, on a pu poursuivre l’historien Oli­vier Pétré-Grenouilleau, suspecté de banaliser un crime contre l’humanité, au seul motif qu’il s’intéressait aussi aux autres formes d’esclavage !

Au demeurant, l’endoctrinement est la mission que, de tout temps, les socialistes ont assignée à l’école. M. Peillon rappelait ainsi récemment la nécessité d’arracher les enfants à leurs « déterminismes », notamment familiaux, pour en faire de bons petits socialistes.
Cet endoctrinement s’accompagne d’une perte impressionnante de toute culture.

C’est ainsi que Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du PS (accusé d’avoir menti sur ses diplômes…), a récemment déclaré : « Hollande est un bouclier pour les Français et Manuel Valls un glaive dans les réformes. » Il reprenait ainsi, sans paraître sans apercevoir, la célèbre image du colonel Rémy sur Pétain et De Gaulle !
Ne nous étonnons pas qu’à force d’entendre n’importe quoi, les Français ne croient plus à la propagande. Résultat (bien mérité) : un récent sondage annonce que 65 % des Français ne sont pas sensibles aux « valeurs de la république », pourtant martelées à longueur de journée par Valls et consorts…

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(2) Commentaires

  • R. Ed. Répondre

    En 1865, avec l’autorisation du «  » » mari «  » », mais cette loi ne s’appliquait pas aux célibataires, vu que «  » » tout le monde n’est pas marié «  » »

    Si moi pas pouvoir aller travailler, toi pas pouvoir baiser !!!
    A ton avis, Jojo, qui c’est qui gagne dans le duel ???

    13 mai 2015 à 21 h 54 min
  • Jaures Répondre

    On est stupéfait devant tant d’incohérence.

    Tout d’abord, la loi Taubira dit que la traite négrière doit obtenir dans les livres scolaire « la place qu’elle mérite ». N’est-ce pas là simple bon sens ?
    Je rappelle qu’autrefois cet aspect de l’Histoire était totalement occulté. Mais surtout, en quoi cela relève-t-il de la repentance ? L’esclavage était-il une bonne chose ? La rédaction des 4V le regrette-t-elle ?
    L’esclavage a toujours existé depuis l’antiquité. Pourquoi en parlerait-on pour Rome ou Athènes mais pas pour la France ou les Etats-Unis ?

    Par ailleurs, l’auteur de l’article prétend qu’ « on a pu poursuivre l’historien Oli­vier Pétré-Grenouilleau ». Or, si plainte a été déposée, c’est par une association antillaise (représentée par l’avocat Gilbert Collard), pas par le parquet et cette plainte n’a pas eu de suite.
    Il convient d’ailleurs de souligner l’immense maladresse de l’historien car la plainte vient bien moins de ses travaux universitaires que d’une interview dans laquelle il dit « se prétendre descendant d’esclave c’est choisir entre ses ancêtres ». Oserait-on dire cela d’un descendant d’une victime du génocide arménien ou de la shoah ?

    Enfin, quand on dit « l’école doit arracher l’élève à tous les déterminismes » doit-on s’insurger et prétendre qu’au contraire l’école doit favoriser les déterminismes sociaux, économiques et familiaux ? Regrette-t-on le temps où c’était le père qui décidait qui ferait des études ? Où être fils d’ouvrier ne pouvait conduire au mieux qu’au certif et à l’apprentissage ? Où les femmes n’avaient accès qu’à un nombre réduit de professions et, jusqu’en 1965, avec l’autorisation du mari ?
    Mais sans doute que l’ambition de sortir de sa condition sociale est une mentalité socialiste quand pour l’auteur le rôle de l’école est « chacun son dû et son savoir ».

    13 mai 2015 à 15 h 17 min

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