L'immigration sans contrôle démocratique

Posté le avril 25, 2010, 12:00
5 mins

Le second chapitre du livre de
Michèle Tribalat, Les yeux grands fermés, l’immigration en France,
démontre la sortie de la politique migratoire du champ démocratique.

Si jusqu’après la deuxième guerre mondiale,
il arrivait que les états renvoient leurs immigrés quand le travail venait à manquer, ce n’est plus le cas. L’immigration a été complètement coupée
des besoins du monde du travail.
L’impératif des droits de l’homme s’est imposé, notamment du fait de la Convention européenne de sauvegarde des droits de
l’homme.

En 1974, le Conseil d’Etat a obligé le
gouvernement à réglementer l’immigration familiale. L’évolution de la législation, comme des normes européennes n’a ensuite cessé d’être favorable aux immigrés.

Dès lors, les flux liés à des motifs « familiaux » ne peuvent plus être contrôlés par les Etats.

La Commission
européenne, qui a l’initiative des textes de loi se montre, est très favorable à l’immigration et aux droits des immigrés. Or ses membres ne
sont pas responsables devant les électeurs et échappent à tout contrôle démocratique…

 

Pour faire face au développement des flux
migratoires à prétexte familial certains pays ont mis en place des systèmes garantissant la bonne intégration des immigrants. Les Pays-Bas
ont ainsi instauré des test de langue et de connaissance de la société néerlandaise, qui doivent être passés dans le pays d’origine, aux frais du demandeur. Par ailleurs, le conjoint étranger qui
veut s’installer aux Pays-Bas ne doit pas avoir moins de 21 ans. Comme par hasard, le nombre d’entrées ensuite chuté de 40% ! puis légèrement
remonté après 2008.
Le Danemark a mis en place le même type de mesures, avec le même succès.

Evidemment, les migrants contournent le
système en passant par la Belgique.

En France, les test linguistiques et les cours sont à la charge du contribuable Français, et il suffit pour l’étranger d’y assister !

Les politiques refusent donc d’assumer le
peu de responsabilité qui leur restent, alors même qu’ils ont perdu l’essentiel de la maîtrise de la politique migratoire, du fait de l’intrusion croissante du contrôle judiciaire et par la
délégation progressive de leurs prérogatives à l’échelon européen. « La régulation de l’immigration échappe donc au principe de responsabilité
politique » Les citoyens ne décident plus du destin de leur pays.

 

Michèle Tribalat souligne
le développement d’un progressisme transnational, appuyé sur une « gouvernance mondiale ». Ce progressisme est nourri par des
élites économiques, des ONG, les Nations unies, des technocrates et des soixantuitards.

Bien que les idées de ce progressisme
transnational ne soient pas partagées par les électeurs, elles bénéficient de nombreuses études pour se propager. Au nom d’une utopie présentée comme
généreuse et d’un idéal d’un monde métissée, les populations sont appelées à supporter le contraire de leurs attentes.

Les progressistes transnationaux s’appuient
sur les droits de l’homme pour promouvoir une libre circulation des hommes alignée sur celle des marchandises et des capitaux.
Il nient toute légitimité à la persistance culturelle des nations.

De telles études sont produites en France,
sous couvert du ministère des affaires étrangères. Des chiffres sont avancés quant aux gains économiques attendus d’une plus grande immigration.

160 milliards de dollars de gains pour les
pays développés seraient ainsi annoncés par la Banque Mondiale. Mais la chercheuse, recoupant les sources, n’a pas trouvé l’information dans le rapport de la Banque
Mondiale !

Les sommes annoncées par le PNUD pour
justifier une ouverture des frontières aux immigrations s’élèvent à 24 milliards de dollars en 2025. Gros chiffre pour les journaux !
invérifiable pourtant et surtout 24 milliards, c’est seulement 0,06% du PIB en 2008 des pays concernés !

 

Ce qui est en jeu, c’est la fin d’un système démocratique reposant sur les Etats-Nations et les relations internationales, pour aboutir à l’utopie de la gouvernance
mondiale…