L’incroyable légèreté des hommes politiques et les guerres mondiales

Posté le septembre 24, 2019, 8:48
8 mins

La France a fait la démonstration de cette légèreté en déclarant la guerre à l’Allemagne en septembre 1939. Il n’en est résulté que des malheurs pour la France et les Français. Cette guerre a été perdue sans honneur. Des milliers et des milliers de jeunes ont été tués pour rien. Je pense à ceux qui, une balle de mitrailleuse dans le ventre, agonisaient entre les lignes en appelant leur mère.

Deux millions de prisonniers ont été enfermés dans des camps en Allemagne et un million de soldats allemands ont occupé la France qui devait les nourrir et les distraire, laissant aux Français de France la charge difficile de chercher de quoi manger. Enfin, la Libération est venue, au prix de 70 000 civils, surtout des femmes et des enfants, tués par des bombardements anglo-américains et d’une guerre civile en France d’une dizaine d’années, avec assassinats et exécutions sommaires, qu’a fort bien décrite Robert Aron.

Que de malheurs auraient pu être évités si l’on avait refusé de suivre la Grande-Bretagne, alors que les intérêts de la France ne sont pas identiques à ceux de l’Angleterre ! L’ambiance politique était alors aussi telle que se démarquer des va-t-en-guerre aurait interdit toute carrière politique. On était catalogué comme fasciste.

Tout cela pour livrer à Staline la Pologne qui n’a pu retrouver sa liberté qu’après 50 ans de tyrannie soviétique!

Pour que la France ait le courage et la sagesse de rester neutre, il aurait fallu à sa tête une personnalité hors du commun. Il n’y en avait pas.

À ces rappels de la réalité, on me dit: «La France en 1939 n’a fait que prendre les devants. De toute façon, Hitler aurait attaqué la France.» C’est possible, mais ce n’est pas certain. Hitler avait pour but essentiel d’anéantir l’URSS et son régime, le bolchevisme. Il avait prévu de l’attaquer dès 1940. Il dut reporter l’opération «Barbarossa» en juin 1941. Cela changeait tout.

Hitler, lui, n’était pas un politicien parlementaire. Il était un dictateur démocratiquement élu. Ses succès à l’intérieur de l’Allemagne, contre le chômage et les effets de la crise de 1929, et, plus encore, sa fulgurante victoire contre la France, l’avaient grisé. Il se croyait infaillible et il s’est lancé contre l’URSS dans une sorte de pari déploré par le haut état-major de la Wehrmacht qui n’a pu qu’obéir. Dès les premiers coups, pensait-il, l’URSS va s’effondrer. L’armée soviétique s’est en effet partiellement effondrée, mais le régime a tenu bon, grâce notamment à l’aide considérable que les Anglo-Saxons lui ont accordée en armement, véhicules, avions et crédits. Ce sont les Américains et les Anglais qui ont sauvé Staline, ainsi que le « général Hiver ». Infaillible, Hitler aurait dû savoir que l’hiver en Russie, il fait très froid et que les distances sont immenses!

Insuffisamment vêtu, parfois mal nourri, l’hiver venu, le soldat allemand, blotti toute la journée dans son trou en était réduit à faire ses besoins naturels dans une douille d’obus ou dans une gamelle. Faute de lunettes, nombre de soldats souffraient de l’ophtalmie des neiges. En face de ces soldats venus de Rhénanie, de Bavière, de régions tempérées, il y avait des Sibériens, chaudement vêtus et équipés pour se battre en hiver. De plus, les effectifs allemands étaient toujours inférieurs aux effectifs soviétiques.

Les rescapés allemands racontent: «Les hôpitaux de campagne sont des mouroirs. Les blessés gisent dans la crasse sous l’abri précaire de couvertures couvertes de poux. Encerclés comme à Stalingrad, les blessés, couverts de vermine, survivent dans une misère atroce. Beaucoup ne tiennent debout, si l’on peut dire, que par l’alcool et la drogue, largement distribués.»

Les pertes devinrent donc rapidement considérables. La seule bataille de Moscou coûta un million d’hommes. En 1944, 1,5 million de soldats allemands ont perdu la vie. 80% des soldats de Hitler qui tombèrent au cours du conflit sont tombés sur le front de l’est. On arrive alors à des chiffres globaux effrayants. L’Allemagne a mobilisé 10,2millions d’hommes et en a perdu 3,85 millions, sans parler des prisonniers déportés en Sibérie, dont très peu sont revenus, sans parler non plus des nombreuses victimes civiles dues aux bombardements aériens.

Au total, plus de 5 millions de soldats allemands sont morts ou ont disparu depuis le 1er septembre 1939.

Compte tenu de ces pertes immenses, l’Allemagne raciste a dû renoncer à son idéologie en recrutant toutes sortes de volontaires, y compris et en premier lieu des Slaves. On estime qu’en 1944, un million et demi de Russes volontaires étaient enrôlés dans les forces allemandes. Mais il n’y avait pas que des Russes; il y avait de tout dans l’armée supplétive allemande : des Ukrainiens, des Caucasiens et même des Indiens et une division de musulmans, la division Handschar.

En janvier 1944, on comptait même dans la France occupée 65 000 Russes de l’armée Vlassov, autant dire les Ostrogoths du Ve siècle dans leurs chariots tirés par des haridelles faméliques. Nécessité faisant loi, le racisme, fondement du régime hitlérien, avait disparu !

Cet immense désastre subi par l’Allemagne, l’Europe, et la civilisation devrait aujourd’hui servir de leçon. Eh bien, ce n’est pas du tout le cas. Chaque grand pays prépare à grands frais son armée pour faire face à une troisième guerre mondiale et celle-ci, en effet, pourrait bien partir du Moyen-Orient : si l’Iran finit par fabriquer la bombe atomique, Israël n’hésitera pas à le bombarder. Or, l’Iran chiite est l’allié de Moscou, tandis qu’Israël est l’allié de Washington. Tous ces gens ont le doigt sur la gâchette. Cette éventualité est apocalyptique. Une troisième guerre mondiale qui, si par malheur elle avait lieu, ferait, par l’arme nucléaire, au moins 500 millions de victimes !

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2 réponses à l'article : L’incroyable légèreté des hommes politiques et les guerres mondiales

  1. quinctius cincinnatus

    30/09/2019

    les Rothschild et leurs banquiers affiliés firent fortune avec les guerres, mais le dire , comme vient de le faire la B.N.P. ( qui dit que la Maison contrôle les banques centrales ) est considéré comme une provocation à l’ anti-sémitisme

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  2. quinctius cincinnatus

    27/09/2019

    ce qu’ il faut retenir et comprendre des guerres en général et à qui elles profitent :

    les Etats s’ endettent ( auprès des banques ) , les  » patriotes  » donnent leur or pour la … Patrie et au final ce sont les banques qui en retirent tout le profit, les hommes politiques ne sont que des  » intermédiaires « 

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