L'irrésistible échec de la politique des annonces

Posté le avril 26, 2010, 12:00
4 mins

 

L’ensemble des événements politiques récents : affaire de l’époux polygame, crise grecque, échec de la majorité
présidentielle aux élections régionales, nous mène à une conclusion cruelle pour les politiques, celle de l’échec de la politique des annonces.

 

Si la politique a toujours été l’art des promesses, le fait de n’en tenir aucune est plus récent. On pourrait
la dater pour la France (comme pour la Grèce d’ailleurs) des années 80.

après l’échec patent des politiques socialistes dans l’ensemble du sud de l’Europe, France, Grèce, Espagne,
Portugal, Italie, et le choix du marché commun, tous ces pays ont voulu ménager et leur « modèle social » et l’ouverture au monde.

Inclus dans l’Europe de Maastricht et de l’Euro, ces pays ont payé le poids d’un système de
redistribution dont les prélèvements pèsent sur l’appareil productif.

Les conséquences directes sont permanentes et désepérantes : moindre croissance, chômage élevé,
délocalisations, immigration déconnectée du marché du travail car attirée uniquement par les prestations sociales, crise permanente des finances publiques.

 

L’ensemble de ces pays a connu des alternances politiques qui n’ont pas eu le courage nécessaire pour
remettre en cause ce système pervers et destructeur.

 

Maillon faible, la Grèce est le premier exposé à la pression des marchès en cette période de
crise. Elle paye certes le prix de la spéculation, qui après s’être offert la Russie, la Corée, l’Argentine et Dubaï, compte bien se payer la Grèce pour se rembourser les pertes des années 2008
et 2009. Néanmoins, la Grèce paye aussile fait que les mesures annoncées par Giorgos Papandréou n’ont toujours pas connu de début d’application et que le déficit grec ne fait
qu’augmenter.

 

Les politiques des petites phrases, de la parole, qui ne résolvent aucun problème sont donc aujourd’hui
condamnées, non seulement parce que les populations et les investisseurs ne croient plus les politiques, mais parce que la gravité de la crise fait que la situation se dégrade à une
vitesse telle qu’elle est observable à l’oeil nu, au quotidien,par tout un chacun !

 

La mise sous tutelle de la
Grèce, son ajustement structurel : baisse des salaires ou faillite ou sortie de l’Euro ou restructuration de la dette, auxquels nous allons assister dans les prochaines semaines sont des
avertissements précis pour Brice Hortefeux et Nicolas Sarkozy. Sans action précise sur le fond : respect de la laïcité, lutte contre l’insécurité et redressement des finances publiques,
la France connaîtra le même sort que la Grèce.

 

Quant aux socialistes, tout en sachant que le prochain président de la République a de fortes
chances d’avoir le même sort que Papandréou, ils continuent leurs vaines promesses démagogiques, croyant ainsi répondre à la désespérance !