Loi sur l'immigration : pourrait mieux faire !

Posté le septembre 23, 2010, 6:26
3 mins

Le gouvernement présente au parlement un nouveau projet de loi sur l’immigration, l’intégration et la nationalité.

Ce projet de loi a un double objectif : améliorer l’accueil et l’intégration des ressortissants étrangers, renforcer la lutte contre l’immigration illégale.

Pour rendre la France plus attractive à l’immigration légale, le projet met en place une « carte bleue européenne », autant dire que l’Europe se prend pour les Etats-Unis et leur green card, oubliant qu’il y a en Europe autant de langues que de pays et que les travailleurs étrangers ne sont pas employables dans tous les Etats-nations européens comme dans les états fédérés américains.

Il aurait été plus pertinent en cette période de chômage élevé d’aider les européens à aller là où se trouve le travail, en Allemagne par exemple, plutôt que de continu er à importer de la main-d’œuvre !

Le projet de loi prévoit aussi de récompenser les efforts d’intégration par une procédure accélérée d’accès la nationalité française ( ! ). Cet accès à la nationalité sera conditionné par la signature d’une charte des droits et devoirs du citoyen. On aurait apprécié que le non respect de cette charte entraîne automatiquement la déchéance de la nationalité !

Le renforcement de la lutte contre l’immigration illégale prévoit des sanctions contre ceux qui recourent aux services d’un employeur d’un étranger sans titre (comment savoir ?). Il prévoit aussi que les entreprises employant des clandestins paieront les arriérés de salaires, les cotisations sociales ou les frais de réacheminement. Enfin, les étrangers en situation irrégulière bénéficieront d’un délai de départ volontaire de 30 jours. La décision d’éloignement pourra être assortie d’une interdiction de retour (sur l’ensemble du territoire européen) d’une durée maximale de 5 ans. On aurait souhaité que cette interdiction fut automatique et les 5 ans aussi.

Donc, si les mesures prises par le gouvernement vont dans le bon sens, elles demeurent bien faibles par rapport aux enjeux de l’immigration-invasion que connaît aujourd’hui la France. Celle-ci ne pourra être combattue que par la remise en cause du dogme du droit du sol.

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