L’UMP en pleine déroute électorale

Posté le novembre 21, 2012, 8:00
3 mins

Lundi 19 novembre, dans l’après-midi, à l’heure d’envoyer les « 4 Vérités » chez l’imprimeur, nous ignorions encore l’issue de l’élection à la présidence de l’UMP.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la soirée électorale du 18 a mal tourné.

Alors que le score final devrait être extraordinairement serré, et que le décompte des bulletins était loin d’être achevé, Jean-François Copé a annoncé sa victoire… immédiatement suivi par François Fillon, qui a annoncé la sienne. Le tout sur fond d’accusations de bourrage d’urnes de part et d’autre. Ambiance…

N’étant pas adhérent de l’UMP, je pourrais certes me désintéresser de l’affaire. Mais il se trouve que l’UMP est désormais le principal parti d’opposition et que, d’une façon ou d’une autre, nous aurons besoin de ce parti, de ses cadres, de ses élus et de ses militants, pour reprendre le pouvoir, d’abord dans les collectivités territoriales et au sénat en 2014 et 2015, puis à l’Élysée et au Palais-Bourbon.

Or, le spectacle que donne le principal parti d’opposition est un spectacle navrant.

Il semble découvrir les joies que le PS avait naguère goûtées des guerres fratricides entre barons, clubs et motions. Ce qui fit longtemps la faiblesse du PS pourrait faire celle de l’UMP.

Pour le moment, en tout cas, François Fillon est le grand perdant. Parti en outsider avant l’été, il caracolait tellement en tête des sondages que, même s’il l’emportait finalement, ce score serré constituerait un échec. En outre, il a montré trop nettement son opposition à la prétendue « droitisation » pour satisfaire les militants. Sa légitimité risque d’en pâtir s’il gagne.

Notons aussi que l’UMP peine à tourner la page Sarkozy. Or, quel que soit le talent politique de l’ancien chef de l’État, on voit mal comment il pourrait revenir dans le paysage politique français, sans repasser par la case « parti ». Il aurait pu être désigné d’office président du parti s’il l’avait voulu, mais désormais comment pourrait-il reprendre la tête de l’UMP ? Il reste que c’est clairement lui le grand vainqueur du scrutin.

L’UMP en 2012 est dans la situation de chaos du PS en 2008, après le congrès de Reims qui avait vu l’affrontement serré entre Martine Aubry et Ségolène Royal. 4 ans plus tard, le PS emportait la présidentielle.

Mais si l’UMP veut rééditer l’exploit à son profit, elle doit rapidement abandonner cette cuisine électorale peu ragoûtante pour se concentrer sur ce que veulent ses sympathisants (et nous avec) : une opposition sans concession au pouvoir socialiste.

7 réponses à l'article : L’UMP en pleine déroute électorale

  1. quinctius cincinnatus

    22/11/2012

    l’U.M.P. a deux papas ( ce qui est dans la normalitude des temps contemporains ) ; je propose donc :

    LA GARDE ALTERNEE

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  2. JEAN PN

    22/11/2012

    Un bug internet ne m’a pas permis de finir. Donc:
    J’espère que l’UMP ne se relèvera pas car si nous avons un gouvernement socialiste et l’islamisation de la France aujourd’hui c’est bien de sa faute.

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    • quinctius cincinnatus

      23/11/2012

      dites donc la  » modération  » c’est plus sévère qu’un laboratoire de virologie de haute sécurité quand on aborde certains sujets

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  3. quinctius cincinnatus

    22/11/2012

    ce n’est même plus cocoerico c’est cocoericouac !

    j’espère qu’aux yeux des  » aveugles  » qui forment le cortège à la Breughel des militants de l’ U.M.P. ces deux  » chefs  » ne sont plus crédibles ; mais ils devraient aussi , ces grands enfants ( de la Patrie ) , avoir la lucidité politique de concevoir que LE SEUL RESPONSABLE de cette farce électorale qui  » a fini au fossé  » n’est autre que Nicolas Sarkozy lui même ; et pour que ces grands fans de l’Ex en soient convaincus il leur suffit de lire le pavé en page deux du « canard enchaîné » de ce mercredi ;
    l’ego de ce petit homme politique mesquin , hargneux , vindicatif et surtout envieux et jaloux des qualités intellectuelles et morales d’autrui ( ici Fillon ) est à la hauteur de son absence de patriotisme :; sa devise devrait être :

     » tout pour ma gueule « 

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  4. quinctius cincinnatus

    21/11/2012

    le mot d’esprit le plus cruel après la pantalonnade électorale du week-end dernier vient de Maître Collard :

     » l’U.M.P. c’est la Côte d’Ivoire : Gabgbo contre Ouattara  »

    et dire que ce parti voudrait  » redresser  » la France ….

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  5. quinctius cincinnatus

    21/11/2012

    co coe ri co !

    ou le dernier succès de Nicolas Sarkozy

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  6. Aziliz

    21/11/2012

    Le Figaro numerique du 21 novembre 2012
    LE FLASH Actualité S’abonner au Figaro.fr
    « L’UMP n’est plus crédible » (Le Pen)
    AFP Publié le 21/11/2012 à 17:04 Réactions (4)

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    La présidente du Front national, Marine Le Pen, a jugé qu’avec la relance des hostilités entre François Fillon et Jean-François Copé pour conquérir la tête de l’UMP, ce parti était « beaucoup trop fragilisé » pour être « une opposition crédible aux socialistes ».

    « L’UMP n’est définitivement plus une opposition crédible aux socialistes, il est beaucoup trop fragilisé et peut-être même déjà mort », a lancé la leader frontiste, interrogée par l’AFP en marge de la session du Parlement européen à Strasbourg, où elle siège en tant qu’eurodéputée. « L’issue de ce psychodrame m’est complètement égale. D’ores et déjà, le mouvement est durablement scindé, fracturé », a-t-elle analysé.

    Au Front national « nous avons une ligne politique claire, nous sommes absolument cohérents, organisés, nous avons un leader incontesté, il faut tout ça pour être une opposition crédible », a ajouté Mme Le Pen. Après une accalmie, la guerre sans merci pour la présidence de l’UMP a repris de plus belle mercredi, le camp Fillon réclamant la victoire via une réintégration de voix d’Outre-mer.

    A ce propos, Marine Le Pen a ironisé: « C’est assez inquiétant de voir qu’on a été dirigés pendant dix ans par des gens qui ne savent pas que les DOM-TOM ça appartient à la France ».

    Quant à la proposition de François Fillon de faire appel à Alain Juppé comme juge de paix dans ce conflit, « c’est la cerise sur le gâteau », selon Mme Le Pen. « Pour quelqu’un qui vient de parler de la fracture morale au sein de l’UMP, aller chercher un repris de justice pour faire la présidence de transition de l’UMP, c’est vraiment la totale », a-t-elle raillé, en référence à la condamnation du maire de Bordeaux, en 2004, dans une affaire d’emplois fictifs.

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