Lutter contre le séparatisme islamique

Posté le septembre 08, 2020, 9:57
5 mins

Le Président de la République ayant récemment confirmé son intention de faire voter une loi pour lutter contre les séparatismes en invoquant le pacte républicain, il est opportun de rappeler les dispositions contraires officiellement prises depuis une vingtaine d’années avec, en particulier, la création d’un pacte musulman concurrençant le pacte républicain.

En effet, c’est en 1999 que M. Jean-Pierre Chevènement, ministre de l’Intérieur et des cultes, présentait aux autorités musulmanes un pacte non négociable en vue de la création du centre français du culte musulman.

Mais, pour le faire accepter, il en retirait finalement le droit de toute personne à changer de religion (voir mon article dans le n°1217: «La France, l’islam et la liberté de religion»).

Ainsi, depuis cette reculade, la République française reconnaît quasi officiellement et explicitement l’un des piliers de l’islamisme: l’interdiction de quitter l’islam, assortie de la condamnation à mort des apostats par fatwa.

Cette reconnaissance officialise et favorise un premier séparatisme entre, d’une part, les Français protégés par l’article 1er de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, selon laquelle «Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit» et, d’autre part, les Français auxquels cet article ne s’applique pas car ils sont nés dans une religion qui leur interdit de la quitter.

Pour ces Français, c’est la double peine.

À ce jour, aucun Président de la République n’a cherché à réparer cet accroc à la Constitution.

Ce manque de courage au plus haut niveau de l’État se répercute, pour des raisons électorales, jusqu’au niveau local.

Ainsi, M. Bernard Rougier, directeur de l’ouvrage collectif «Les territoires conquis de l’islamisme», dans un entretien paru dans «Le Figaro» du 17 août 2020, constatait qu’au niveau local, des élus, de gauche comme de droite, mettaient en position d’éligibilité des notables islamistes au détriment de jeunes mieux qualifiés, disposés à s’approprier les valeurs de la République, et nullement désireux de se voir considérés en fonction de leur origine ethnique ou religieuse.

Ce constat conforte celui de l’enquête IFOP de 2019 pour «Le Point» et la fondation Jean Jaurès révélant que, pour 27% des musulmans en France, la loi islamique, la charia, devrait s’imposer par rapport aux lois de la République, alors que 65% sont contre cette affirmation et que 8% ne se sont pas prononcés.

On peut soit, comme certains le préconisent, interdire les listes communautaires, soit plus légalement, aider ces 65% de musulmans encore favorables aux lois de la République, à retrouver la liberté de religion qui leur a été quasi officiellement retirée depuis 1999 (voir mon article paru dans le n°1232: «Élections municipales, listes communautaires et droit à l’apostasie»).

Si le Président Macron désire vraiment lutter contre les séparatismes, il doit commencer par demander:

1) Une modification de la Constitution précisant, à l’instar de l’article 9 de la convention européenne des droits de l’homme, que «Toute personne a le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ».

2) Une modification de la loi électorale, afin de soumettre la validité du dépôt d’une candidature ou d’une liste de candidats à la reconnaissance, signée par chacun d’eux, du droit de changer de religion ou de conviction.

3) La mise en place, à l’instar de celui de femme battue», d’un numéro de téléphone anonyme et national tel que «SOS pour quitter un mouvement religieux».

Une réponse à l'article : Lutter contre le séparatisme islamique

  1. quinctius cincinnatus

    08/09/2020

    pourquoi reprendre les mots qu’ emploient l’ ennemi et l’ adversaire comme ici  » séparatisme  »

    désignons les chose par leur nom ici  » conquête  »

    parce que séparatisme vise AUSSI nos provinces qui désirent historiquement plus d’ autonomie Alsace et Lorraine germanophone, Corse, Catalogne, Pays Basque, Flandres, Bretagne parce qu’ elles y trouveraient plus de richesses

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