Mémoires de Le Pen : 50 ans d’histoire

Posté le 26 février , 2018, 4:55
5 mins

Les hasards de l’existence – et, plus encore, le sectarisme du monde pseudo-intellectuel parisien – ont fait que, sans l’avoir cherché, je suis devenu l’éditeur des mémoires de Jean-Marie Le Pen.

Il est assez inquiétant pour nos libertés qu’un homme politique de premier plan en soit réduit à être publié chez un éditeur confidentiel. « Valeurs actuelles » a raconté qu’Amélie Nothomb, par exemple, avait menacé de quitter Albin Michel si cette maison d’édition publiait Jean-Marie Le Pen. Ah ! l’admirable intolérance des « tolérants » …

En tout cas, je ne vais pas bouder mon plaisir : ce livre est passionnant. Un demi-siècle de notre histoire vu par un observateur de premier plan, et qui n’a pas sa langue dans sa poche, voilà qui n’est pas banal !


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Et, comme je l’ai expliqué sur le Salon beige, si le fait qu’un éditeur de la droite classique – plutôt catholique social que nationaliste à strictement parler – publie Jean-Marie Le Pen pouvait aider les droites françaises à sortir du piège mitterrandien, j’en serais ravi.

En attendant, je vous conseille vivement, chers amis lecteurs, ce livre – quel que soit votre avis sur Jean-Marie Le Pen et son action politique.

Ce premier volume, intitulé « Fils de la nation » (Jean-Marie Le Pen étant pupille de la nation, son père étant mort pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale), commence en 1928 et va jusqu’en 1972, date de la création du Front national.

On y découvre la rude vie des marins pêcheurs du Morbihan (physiquement plus dure, selon Le Pen, qui a connu les deux, que la vie des mineurs de fond). Mais on y découvre aussi une France dont on n’a plus d’idée, où les Français chantaient sans cesse, où le travail tenait une place que nous avons oubliée, avec les 35 heures et le chômage.

Historiquement, ce récit est le récit du « rétrécissement » de notre beau pays.

Après l’engagement dans la Résistance et la Corpo de droit, le jeune Le Pen s’engage en effet en Indochine – où il arrive pour les derniers combats, juste après la chute de Dien Bien Phu.
Puis, ce seront les combats politiques, et l’élection à l’Assemblée comme député poujadiste.

Il est d’ailleurs remarquable qu’avec le recul, Jean-Marie Le Pen fasse du combat contre le fiscalisme l’un des axes forts de son combat politique – allant jusqu’à dire que le fiscalisme est à la base d’un État policier.

Courageusement, le jeune député abandonne son mandat pour rejoindre la Légion en Algérie.

Suivent d’inté­ressants chapitres sur la campagne Ti­xier-Vignancour ou sur mai 68 – que les oligarques s’apprêtent à célébrer en grande pompe.

Mais bien d’autres choses méritent la lecture.

La langue est superbe. Et le vieil homme politique ne peut s’empêcher de donner des leçons de politique – y compris à sa fille. Or, ces leçons, dépouillées de la logique politicienne immédiate, sont souvent stimulantes.

Ce livre est d’abord un livre de nostalgie pour une France que nous avons perdue : la France au vaste empire colonial, la France courageuse et travailleuse, « pays hérissé de libertés » selon le mot de Michelet. Souhaitons qu’en découvrant cette France perdue, nos compatriotes se réveillent et que du livre de nostalgie naisse une action de dissidence et d’espérance !

 

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14 Commentaires sur : Mémoires de Le Pen : 50 ans d’histoire

  1. quinctius cincinnatus

    11 mars 2018

    le F.N. et J.-M. Le Pen n’ auront été qu’ un …. ” détail de l’ Histoire ” … passons à autre chose et même oublions … Marion !

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  2. 6 mars 2018

    En tout cas, bravo pour avoir obtenu cette publication d’un livre qui gardera sa valeur de témoignage dans 20 ans. On voit tellement de livres, y compris des “succès de la rentrée” qui quelques mois après leur publication sont oubliés et finissent dans des vide-greniers.

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  3. quinctius cincinnatus

    3 mars 2018

    une pensée de reconnaissance aux gendarmes burkinabés qui sont morts ou blessés pour défendre notre ambassade à Ouagadougou

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  4. quinctius cincinnatus

    28 février 2018

    Le Pen v/s de Gaulle de toute façon match nul : …

    les Algériens sont quand même chez nous et on peut même dire que déjà ils nous dominent

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    • BRENUS

      5 mars 2018

      Parce ce que nous l’acceptons ( nous le valons bien comme dit la pub)

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  5. R. Ed.

    27 février 2018

    Celui qui pense qu’il va faire mieux, et bien qu’il le fasse !!!

    La place est libre !

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    • quinctius cincinnatus

      28 février 2018

      parce que vous trouvez qu’ il a aidé de quelque façon que ce soit à ce que les idées ” nationales ” deviennent la référence pour la majorité des Français ? je préfère le parti conservateur anglais à un leader qui est avant tout un ” caractériel ” ; une fois que les ” natios ” français ou comme on dit maintenant les ” néo-cons ” auront compris que ce n’ est pas seulement avec une grande gueule qu’ on arrive à faire valoir des idées pour la survie de notre Civilisation peut être y aura t il un espoir

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      • vozuti

        28 février 2018

        c’est peut-être difficile de trouver un rebelle avec un caractère lisse.
        Le Pen a le même tempérament que trump,et les 2 ont été autant la cible des médias…ce qui n’a pas empêché les américains de voter pour trump. tandis qu’en france, trump est aussi détesté que le pen.
        les français sont extrêmement soumis,sinon ils auraient vite compris que cette crapule de chirac n’arrivait pas à la cheville de lepen,quelques soient les défauts de ce dernier,caricaturés à l’extrême par les médias.

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        • quinctius cincinnatus

          1 mars 2018

          même à l’ U.D.R. Chirac était considéré comme un véritable ” bandit de grands chemins ” et c’ est d’ ailleurs cela qui leur … plaisait car …

          … en France on ne demande pas à un homme politique d’ être honnête et compétent on lui demande de … ” faire le spectacle ” … Wauquiez l’ a bien compris !

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  6. quinctius cincinnatus

    27 février 2018

    50 années perdues par la faute d’ un colérique

    un homme véritablement politique ce n’ est pas ça !

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    • BRENUS

      5 mars 2018

      JMLP est surtout un gros égocentrique, raison pour laquelle il n’a pas pu – et pas voulu – conserver par devers lui et promouvoir des cadres de haut niveau. Il ne pouvait supporter la moindre concurrence et a dégagé Maigret et son équipe. Ce faisant il n’avait aucune chance d’atteindre une majorité suffisante pour avoir le pouvoir qu’il ne souhaitait probablement pas au fond de lui-même. Il n’en reste pas moins étonnant de lucidité mentale à son âge : c’est un record lorsqu’il débat avec les journaputes comme ce soir à la TV.

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      • quinctius cincinnatus

        6 mars 2018

        SA vérité cela ne se partage pas

        son livre se vend comme des petits pains et cela enrage ” LeMedia ” et les … ” gaullistes ” qui font tout pour que ce soit un ” bide ”

        ainsi quelques semaines avant sa parution un journaliste du ” Point ” pondait un long article pour dire que les livres des hommes politiques ne devaient pas être lus car ils étaient mal écrits et sans intérêt historique … jamais il ne l’ avait fait avant quand les ” socialos ” étalaient leurs pensées en offset

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    • Hilarion

      6 mars 2018

      Le comparer à Soljénitsyne serait probablement excessif, la France n’est pas (enfin pas encore) à un niveau de répression comparable à celui de la défunte URSS et d’ailleurs le terrain du combat n’est pas non plus exactement le même. Cependant il a irrité le système durant cinquante ans et sa vie n’a sûrement pas été sans souci. Ce n’est déjà pas si mal. Son plus gros défaut est sans doute son autocratie qui l’a conduit à de mauvais choix, décourageant tous les cadres de valeur et finissant par introniser sa fille qui n’avait qu’une ambition, rentrer dans les rangs de la droite molle.

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      • quinctius cincinnatus

        6 mars 2018

        son problème, qui est aussi le nôtre, a été son anti-gaullisme têtu , que je comprend fort bien , et qui a empêché une partie de la Droite ” légitimiste ” de rejoindre un Mouvement National …

        enfin avoir …” légué ” les rênes à Marine a été une … faute qu’ on n’ attendait pas d’ un homme politique aussi éprouvé

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