Mme Taubira et la radicalisation islamiste en prison

Posté le juin 03, 2015, 9:15
5 mins

Dans le journal local de l’Indre, en juin 2014, un délégué syndical FO témoignait que le personnel pénitentiaire avait « tiré la sonnette d’alarme » depuis des années, concernant la religion en prison et les nombreuses « anomalies », comme les tenues vestimentaires, les prières en dehors des cellules et « le prosélytisme lors des promenades »… Et il ajoutait : « Mais notre administration a préféré fermer les yeux. »

À aucun moment, le nom de la religion qui pose problème ne sera évoqué, le mot « islam » ne pouvant être prononcé qu’en termes positifs. Donc, s’il est question de mauvais comportements en prison ou ailleurs, on ne peut parler que d’« islamisme », de « djihadisme », de « terrorisme »…

« La prison est devenue l’un des viviers de l’islamisme. » (Jean-Paul Gourévitch)
« Ces islamistes qui recrutent derrière les barreaux. » (Le Figaro.fr)

« Se pose en urgence absolue la question du monde carcéral, qui est aujourd’hui l’école supérieure du djihadisme en France. » (Gilles Kepel)
Mais il n’y a pas de djihadisme ou d’islamisme sans islam ; c’est donc que le problème, c’est quand même l’islam !

En octobre 2014, dans un rapport, le député Guillaume Larrivé (UMP) constatait que « 60 % de la population carcérale, c’est-à-dire 40 000 détenus pouvaient être considérés comme de culture ou de religion musulmane » et que la radicalisation concernerait plusieurs centaines de détenus. Il se montrait très critique concernant la politique de Madame Taubira qui privilégiait « une approche du traitement social des délinquants, en dehors de l’enceinte pénitentiaire ».
Suite aux tueries terribles de janvier qui avaient vu, une fois de plus, l’implication de musulmans français qui se seraient radicalisés en prison, notre ministre ne pouvait pas faire moins que de réfléchir à nouveau à la question.

Elle a ainsi rencontré, le 10 mars dernier, 4 spécialistes de programmes d’actions menées à l’étranger.
Précédemment, le 3 mars, elle avait dialogué avec 4 experts de la lutte contre la radicalisation, dont Gilles Kepel. Premier sujet abordé par Mme Taubira (on croit rêver !) : Le choix des mots. Et de préciser : « Il faut prendre des précautions au niveau sémantique, afin que les termes choisis soient à la fois précis, partagés par tous et opérationnels » (sic !).
Affligeant, nul, inopérant… Voilà ce que j’ai pensé en lisant ces propos et j’espère que c’est suffisamment précis et opérationnel pour que s’agrandisse le cercle des opposants à l’action d’un tel ministre.
Gilles Kepel, dans le style : Je vous ai compris, Madame le Ministre, a alors trouvé l’idée géniale d’abandonner les termes « terrorisme », « radicalisation » et « djihadisme » et de « construire de nouveaux mots qui reflètent mieux la réalité à partir d’une analyse plus fine du phénomène » !

Si les 3 termes précités gênent, c’est parce qu’ils ne s’appliquent qu’à l’islam. Or, l’islam ne doit être perçu que positivement. D’où la nécessité de rayer les termes qui saliraient son prestige.
Au cours de cette réunion, on n’a pas fait que de brasser de l’air, puisque Mme Taubira a parlé de mesures plus concrètes, concernant le recrutement, la formation et l’indemnisation des aumôniers musulmans dans les prisons (elle avait déjà doublé le budget correspondant !).

C’est, une fois encore, l’idée stupide selon laquelle déverser de l’argent suffira à éteindre l’incendie. Et puis, le principe de la laïcité n’est-il pas à nouveau bafoué au service d’une seule religion, l’islam ?

Le catholicisme, le judaïsme qui ne posent pas de problèmes de « létalité » pour notre société devraient, selon le principe d’égalité de traitement des religions, percevoir le même traitement financier.
Régler le problème de radicalisation dans les prisons avec des mesurettes ne résoudra rien !
Les mesurettes naguère envisagées par Nicolas Sarkozy, après les tueries de Mohamed Merah, attendent d’ailleurs toujours leurs résultats, 7 ans après…

5 réponses à l'article : Mme Taubira et la radicalisation islamiste en prison

  1. wxatsoncorsica

    06/06/2015

    60% de détenus pour une ethnie qui occupe 10% du territoire cela signifie qu’être musulman pose 60 fois plus de problèmes que n’importe quelle autre confession . Et puis pourquoi se voiler la face – qui sont en majorité musulmans ? Les Islandais ?
    Un jour, on finira – enfin – par poser l’épineuse question de l’ADN de deux communautés condamnées à cohabiter. En fait, le discours antiraciste n’aurait finalement qu’une visée ultraraciste : gommer tout débat sur la différence congénitale dans le but de faire accepter une société où les uns seront toujours laveurs de vitre, bagagistes et ramasse-poubelle et les autres aux postes où il faut faire fonctionner le cerveau ! c’est celà la réalité contemporaine. Les Arabes ont besoin d’être aidés autrement que leur faire croire qu’ils peuvent rivaliser en terme d’aptitude à intégrer la tolérance et le respect des autres avec des occidentaux. en final le problème n’est pas l’Islam mais ceux qui l’on inventé !

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    • quinctius cincinnatus

      06/06/2015

      NON le  » problème ‘ » n’ est pas  » ceux qui l’ ont inventé [ l’ Islam ] , puisque aussi bien les deux autres grandes religions monothéistes ont elles aussi des  » fondateurs  » … sémites, mais POURQUOI il [ l’ Islam ] a été inventé …et , à y réfléchir, il en va de même avec le … Marxisme [ grande religion mais elle sans … Dieu ] …

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  2. DESOYER

    03/06/2015

    Je doute que ce soit à ce niveau que le problème puisse se résoudre. L’arrêt de l’immigration, le renvoi d’une partie des immigrés chez eux et l’encouragement à une natalité franco-française satisfaisante sont les principaux moyens d’éviter d’avoir pléthore de musulmans djihadistes sur notre territoire.

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  3. Oxydent75

    03/06/2015

    Enfumage, angélisme, mépris de notre culture, électoralisme… La gauche continue son œuvre de destruction nationale

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  4. 03/06/2015

    Ce sur quoi elle s’assied allègrement, c’est qu’elle n’a aucune autorité pour transformer la langue française ! Un viol et un diktat de plus ! Elle n’est pas à cela près !

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