Non à la colonisation à rebours

Posté le mai 13, 2010, 12:00
7 mins

Quel pays serait assez fou pour se féliciter de l’arrivée massive d’ennemis venus le conquérir ? Les Français se réjouissaient-ils, entre 1940 et 1944, de voir de plus en plus d’Allemands venir leur imposer leur loi ?

Et pourtant, c’est bien ce que nous sommes en train de faire, nous autres Européens, en nous laissant envahir par l’adversaire musulman, en toute bonne conscience, en toute culpabilité post-coloniale et en toute idéologie mondialiste, progressiste et cosmopolite.

Nos nations européennes ont toutes, à plus ou moins grande échelle, colonisé le reste du monde, entre les XVème et XXème siècles, puis s’en sont retirées en moins de cinquante ans (à l’exception notable du continent américain, et pour cause : les peuples autochtones avaient été « génocidés »). Ce retrait était justifié par le droit des peuples à disposer librement d’eux-mêmes et de leur avenir. Comment expliquer, dans ces conditions, que nous ne nous appliquions pas, à nous-mêmes, ce droit que nous reconnaissons aux autres peuples ? Pourquoi acceptons-nous, sans rien dire, ni rien faire, d’être colonisés à notre tour ?

D’abord, nous avons une culture de la culpabilité, les enseignants soixante-huitards ayant appris à nos enfants que leurs aïeux avaient été de terribles colonisateurs, doublés d’horribles esclavagistes, et que, pour expier cette faute dont ils sont les héritiers directs, ils doivent, en juste punition, accepter d’être colonisés à leur tour.

Enfin, l’idéologie dominante dans les médias et dans nos gouvernements, plus euro-mondialistes les uns que les autres, est celle du métissage de toutes les cultures et de toutes les races, au détriment suicidaire de la race blanche et de la culture occidentale, historiquement coupables du malheur de toutes les autres.

Les cultures ne sont pas miscibles

Face à ce triste tableau, de nombreux arguments peuvent être avancés, dont les suivants.

D’abord, nul ne peut être condamné pour la faute d’un autre. Ainsi, à supposer que le colonialisme ait été une faute, il ne nous est en aucun cas imputable, à nous, descendants de colonisateurs.

Ensuite, il faut replacer les choses dans leur contexte. Le colonialisme est la suite logique des découvertes des autres continents. Au même titre qu’une découverte scientifique est suivie par ses applications industrielles, celle d’une nouvelle terre est suivie par son exploitation agricole, forestière, minière, militaire et administrative. Le monde était à découvrir, à conquérir et à se partager entre conquérants vainqueurs. Telle était la vision de l’époque (et telle est-elle encore pour qui veut être, un tant soit peu, lucide). Les occidentaux ont simplement eu, avant les autres, les outils de leurs ambitions, mais si l’inverse avait été vrai, c’est eux qui auraient été colonisés.

Enfin, n’oublions pas que la colonisation de l’Afrique du Nord, pour aborder le sujet plus précis de ceux qui nous colonisent aujourd’hui, est née du mandat confié à la France par les autres nations occidentales, au début du XIXème siècle, pour mettre fin aux exactions des pirates mauresques qui nuisaient systématiquement aux transports en Mer Méditerranée. La solution fut de faire débarquer les troupes sur les terres où se réfugiaient les pirates, puis de les occuper et de les développer, laissées à l’abandon par les ottomans. La colonisation, de ce point de vue, fut évidemment un bienfait pour les populations concernées.

Si nous nous sommes tous retirés des colonies, c’est que l’expérience nous a montré que les cultures ne sont pas miscibles, et que deux peuples, autrement dit deux lois, ne peuvent pas coexister sur un même territoire. Le communautarisme, qui divise les nations, et l’impérialisme, qui rassemble les nations, sont tous deux voués à l’échec car ils ne respectent pas l’homme et sa dimension naturelle : la nation.

Par ailleurs, l’écologie triomphante s’est toujours donné comme priorité de sauvegarder la biodiversité de la faune et de la flore terrestre. Les ethnies et les cultures devraient-elles faire exception à la règle ? La fusion des différentes cultures et races en une seule nation mondiale n’est-elle pas un appauvrissement ? Et l’Islam, culture à vocation dominante, ne risque-t-il pas, en fait, de s’imposer à toutes les autres ?

Rémi Carillon

3 réponses à l'article : Non à la colonisation à rebours

  1. Anonyme

    17/05/2010

    "Quel pays serait assez fou pour se féliciter de l’arrivée massive d’ennemis venus le conquérir ? Les Français se réjouissaient-ils, entre 1940 et 1944, de voir de plus en plus d’Allemands venir leur imposer leur loi ? "

    Regardez les commentaires de gens comme SAS sur ce blog et vous verrez que les réponses à ces questions sont définitivement La France pour la 1ere et OUI pour la deuxième!

    Que ne feraient pas des gens comme lui pour manger du Juif et du maçon à satiété!

     

     

      

     

     

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  2. christian pène

    16/05/2010

    si par un extraordinaire malheur la France double aveugle se donnait un président musulman, la France se trouverait rapidement dans un état de sous-développement à l’algérienne, les dirigeants algériens ayant saccagé l’économie de leur pays….et la livrant aux islamistes fanatiques de tout poil….

    par ailleurs l’Algérie officielle n’a pas encore fait acte de contrition à propos des moines de Tibéhirine assassinés : les musulmans ne s’excusent jamais , la compassion chez eux n’existe pas …..

     

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  3. ozone

    13/05/2010

    J’avais vu il y a longtemps un déssin qui représentait deux touristes teutons voyant arriver des immigrés au passage frontiére..

    "Ach,si nous avions su qu’il suffisait d’une valise"

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