On ne triche pas avec la réalité économique

Posté le mars 20, 2013, 10:14
6 mins

Le 31 décembre 1998 est signé le fameux traité de Maastricht. L’euro est créé et les peuples européens ont alors choisi la parité fixe pour lier leurs monnaies entre elles. Un euro vaut 6,55 francs français et 1,9558 mark allemand. Un mark vaut donc 3,35 francs.

Depuis 1998, cette parité n’a pas été modifiée. Or, du fait des comportements particuliers des peuples et des gouvernements français et allemands, les prix augmentent plus rapidement en France qu’en Allemagne. De ce fait, les prix allemands sont aujourd’hui inférieurs de plus de 15 % aux prix français.

Tandis que les Allemands ont cessé de faire payer par leurs entreprises les assurances maladie, chômage et retraite, les Français continuent à le faire. Ces trois assurances coûtent cher et augmentent d’autant les prix de vente français.

Pour rester compétitives, les entreprises françaises s’installent donc totalement ou partiellement en dehors de France.

Les 50 États de l’Amérique du Nord utilisent une monnaie commune, le dollar. Ils n’ont pas choisi comme les Européens la parité fixe. Mais ils ont choisi ce qu’on appelle le système des « changes flottants ». Tous les matins, des organismes spécialisés et le marché indiquent les prix payés dans chaque État, ce qui détermine le comportement des acheteurs et des vendeurs. Ce qui oblige aussi les responsables politiques de chaque État à adapter leurs lois aux réalités économiques.

Les 26 cantons de la petite Suisse utilisent la même monnaie, le franc suisse, et, curieusement, ils ont aussi choisi les changes flottants.

Il existe une solution simple aux problèmes monétaires européens.

Pour que les entreprises françaises redeviennent immédiatement compétitives, il est absolument nécessaire de modifier les parités fixes liant actuellement les anciennes monnaies européennes entre elles. Ce qui correspondrait en pratique à une dévaluation de 15 % du franc par rapport au mark.

On peut conserver, pour la suite, la parité fixe, qui simplifie la vie quotidienne des Européens. Et il faut prévoir qu’environ tous les trois ans une révision des parités ait lieu. Les marchés, l’OCDE ou la BCE donneront alors les indications nécessaires pour cette nouvelle parité.

Malheureusement, les responsables européens, et les responsables français tout particulièrement, ne veulent absolument pas entendre parler d’une dévaluation. On a l’impression qu’ils ont choisi la monnaie unique pour ne plus jamais entendre parler de dévaluation.

Les produits étrangers moins coûteux envahissent ainsi les pays où les prix ont le plus fortement augmenté, comme la Grèce, le Portugal ou la France. Les petites entreprises de ces pays disparaissent et créent ainsi un vide économique.

Les possesseurs de capitaux n’investissent plus en France. Nous exportons de moins en moins et nous importons de plus en plus. La croissance française devient nulle. Le chômage touche maintenant 10,2 % de la population française, alors qu’il n’atteint que 4,9 % en Allemagne.

Au lieu de rendre les entreprises compétitives en les imposant moins, le gouvernement français essaie de mettre en place une législation très compliquée, la « flexi-sécurité », dont le but est de réglementer les conditions d’embauche ou de débauche des salariés dans les entreprises. Cette législation rend ainsi les chefs d’entreprise responsables du chômage, alors que ce sont les lois qui en sont responsables.

Pour rétablir l’équilibre de notre budget, il n’y a pas de miracle : il faut réduire les dépenses ou augmenter les impôts.

Notre gouvernement envisage de nombreuses solutions pour réduire ses dépenses. Par exemple, réduire les retraites ou les allocations familiales.

Notre gouvernement dit aussi qu’il va réduire les dépenses de fonctionnement de l’État, mais il engage de nouveaux fonctionnaires et il mène une nouvelle guerre au Mali…

Il décide aussi d’augmenter les impôts : par exemple, il impose plus les retraités et même il imposera ceux qui perçoivent des allocations familiales.

Il faut enfin signaler une dernière découverte de nos responsables. Ils ont réalisé qu’en doublant le prix d’un procès-verbal donné pour un stationnement illégal, ils pourraient mettre beaucoup d’argent dans leurs caisses !

15 réponses à l'article : On ne triche pas avec la réalité économique

  1. goufio

    23/03/2013

    ALERTE-
    M. TREMEAU doc en médecine (en retraite) apprenti sans maître en économie et monétarisme (sans formation comme nos politiciens, du type Estrosi (formation moto) est devenu déraisonnable avec tout le respect que je dois à une personne que je ne connais pas, mais je le lis. On ne peut laisser cette personne divaguer sur tout ce qui lui passe dans sa tête sinon je demande une tribune médicale avec la même incompétence car il s’agit bien d’incompétence. Il ne connaît pas la fonction de la monnaie, il relate de nouveau des inepties comme quoi les Etats de l’union américaine (Etats-Unis) n’auraient pas une monnaie fédérale (le dollar) et donc étatique (50 dollars-différents) et que la Suisse serait dans la même situation avec 28 monnaies cantonales. IL N’Y A PAS DE CHANGES FLOTTANTS interétatique ni sur le dollar ni intercantonal sur le Franc Suisse à moins qu’il ce soit passé une scission dans la nuit de vendredi à samedi, à mon modeste insu et celui des autres concomitamment. Il n’y a qu’une monnaie fédérale dans ces deux pays qui permettent les échanges des produits et services un point c’est tout. Les prix des biens et services états-uniens ou suisses sont effectivement comparés dans d’autres devises ce qui se passe quotidiennement et qui échappe à M Trémeau. CA SUFFIT ! Moi je le pense et vous ?
    Je dirai plus avant que M Trémeau apprenti (sans maître) en économie monétaire n’a pas observé que l’euro n’ayant plus de référence aux monnaies nationales depuis 2002, la dévaluation dans les pays non performants a bien eu lieu (baisse des prix des biens et services internes et aussi des actifs, baisse des salaires, des retraites mais augmentation des prix importés exactement comme une dévaluation d’une monnaie (drachme par exemple). Ce qui se passe en France est la même chose, il faut constater ce qui se passe plutôt que de tenter des élucubrations.
    Pour la suite, nous avons déjà traité de son état (clinique grave et avancé) par un changement de parité d’une monnaie (le franc) qui n’existe plus. Ne pas comprendre cela est très inquiétant pour les-4-vérités.
    Pour la gouverne de M Trémeau, le terme « débauche » n’est pas synonyme de licenciement, mais d’un toute autre « emploi »…
    Pour conclure M Trémeau est autant économiste que les politiciens qu’il critique. Il faut arrêter cet homme qui donne de mauvais repères aux lecteurs.

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    • quinctius cincinnatus

      24/03/2013

      sur les  » 4 V²  » il n’y a pas que le pupitre de l’économie qui n’ait pas un soliste à la hauteur de la partition … hélas !

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  2. Jaures

    22/03/2013

    « Quand il n’y avait pas la mondialisation, tout allait bien en France. Quand il n’y avait pas l’Euro, tout allait bien aussi. » écrit Jean PN.
    Pouvez-vous me citer une seule période où « tout allait bien en France » ? Bien sûr, pas seulement pour vous.

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    • quinctius cincinnatus

      22/03/2013

      à Jean PN veut seulement dire qu’AVANT on ne voyait rien d’autant qu’on se mettait la tête dans le sable !

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      • Jaures

        23/03/2013

        Surtout quand ce sable était luxueux et confortable.

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        • quinctius cincinnatus

          24/03/2013

          je n ‘ai jamais dit ça ! je ne suis pas …envieux ( enfin je ne crois pas l’être … sans en être sûr ! )
          comme la Banque de France et le Budget ne faisaient qu’un la dette était tout simplement dissimulé de façon …. comptable ; mais elle était bel et bien là !

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  3. JEAN PN

    21/03/2013

    Quand il n’y avait pas la mondialisation, tout allait bien en France. Quand il n’y avait pas l’Euro, tout allait bien aussi. Alors ? Comment faire pour que tout redevienne bien en France ? Se soubenir que ce sont les gaullistes et les socialistes qui nous ont mis dans cette situation. Se souvenir aussi que seule Marine veut remettre la France à sa place et la protéger de l’immigration !
    Vivie la France FRANCAISE !

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    • goufio

      23/03/2013

      La mondialisation a commencé avec les phéniciens. L’euro n’est qu’une monnaie (moyen d’échange, unité de mesure et unité de réserve). Le problème n’est pas là, il est dans la création monétaire permanente et dans l’endettement de nos politiciens qui sont des malades, par méconnaissance de ce qu’ils sont en train de faire. Avant l’euro, la France dévaluait tous les 3 ans environ et rençonnait les épargnants, souvenez-vous. Pour ce qui concerne le programme économique de M Lepen, ne rêver pas, elle propose les mêmes erreurs que les autres mais vous ne comprenez pas que d’agir sur la monnaie n’est que source de problèmes lorsque vous vous éloignez de ses 3 critères vu ci-dessus.

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  4. Jaures

    20/03/2013

    Istina, le RU non plus n’est pas dans la zone euro. L’Estonie ne l’était pas quand elle a connu plus de 18% de récession en 2008-2009, s’activant ensuite pour rejoindre l’euro dés 2011.
    Si vous voulez devenir la Suisse, il faut instituer le secret bancaire, réduire la population du pays pour la ramener à moins de 10 millions, vous débarrasser des régions pauvres, proclamer la neutralité de la France, renoncer à la dissuasion nucléaire,…
    Vous ne pouvez pas choisir, c’est tout ou rien. Et quand bien même, rien ne dit que le résultat sera probant. Par contre, il n’y aura pas de retour en arrière possible.

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    • HansImSchnoggeLoch

      20/03/2013

      Jaures s’imagine que c’est le secret bancaire qui fait la fortune de la Suisse alors que c’est de loin son industrie de pointe qui lui permet de caracoler en tête. Même leit-motiv depuis des lustres!
      On voit que Jaures n’a de la Suisse qu’une image ringarde et dépassée.
      Si la Suisse avait la taille de la France elle serait en concurrence avec le Japon dans le peloton de tête des pays développés.
      La Suisse est un pays souverain qui n’a pas besoin de l’autorisation de la France pour faire ce qui est dans son intérêt.
      Que Jaures se mette cela bien dans la tête.

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      • Jaures

        21/03/2013

        Hans, soyons sérieux, comment se finance l’industrie sinon par des capitaux ? Qui fournit ces capitaux sinon les banques ? Qui alimentent les banques sinon les déposants ?
        La situation de la Suisse n’est pas originale: les pays qui échappent peu ou prou à la crise sont ceux qui possèdent des matières premières recherchées ou des systèmes bancaires opaques performants.

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      • quinctius cincinnatus

        21/03/2013

        Bern n’est pourtant qu’à environ 5 heures de T.G.V. de Paris et le contrôle aux frontières est plutôt cool !

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    • Jean-Pierre

      23/03/2013

      Les suisses ont surtout la chance de ne pas avoir comme chez nous des millions de parasites inutiles tels jaujau le cerveau gangrené par la maladie socialope et qui ne savent que saboter et saborder notre pays.

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  5. quinctius cincinnatus

    20/03/2013

    conclusion :

    l’euro monnaie internationale forte c’est bon pour les pays protestants , les monnaies de singe pour les pays catholiques … je partage … mon point de vue !

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  6. ISTINA

    20/03/2013

    IL EN RESSORT QUE :
    Le Franc Suisse n’est pas rattaché à l’Euro donc
    logiquement la suisse serait dans une situation
    catastrophique; en Faillite???

    Erreur, je me suis , suis pas le seul, nos
    Politiciens aussi à part quelques uns.

    Le Franc Suisse merci Napoléon, est la Monnaie
    la plus forte et doit régulièrement dévaluer, pour
    conserver sa position, dévaluations qui ne la desservent
    en aucune façon.
    Ce système a un nom, Monnaie flottante de longue date
    utilisé par les Etats US et ailleurs.

    C’est ni plus ni moins ce que proposait Madame
    le PEN durant la Présidentielle, où la quasi totalité
    des Politiques de l’Extrême Gauche et accolites PS,
    les présumés écologistes, à l’UMP à 99;99% persuadaient le Peuple des méconnaissances monétaires de la Dame le PEN.
    Ils parvinrent à rouler le Peuple dans la farine, résultats
    Holland élu grassement , nous allons être grassement
    engloutis d’impôts et pourquoi pas devrons-nous contribuer en toute DémocraSSie à sauver des Banques
    qui ont mal spéculé déjà avec notre argent.???????

    Les Sept Points d’interrogations ci-dessus représentent:
    LES SEPT PILIERS DE LA SAGESSE ! cela ne signifie
    nullement que je le sois fait Une Grosse Tête.
    Merci d’avoir eu la patience de me lire.

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