Outrage au drapeau

Outrage au drapeau

La campagne électorale – qui a pourtant beaucoup tourné autour du « wokisme » et de la volonté de certains mouvements politiques importants de détruire la culture française – a curieusement occulté une récente affaire judiciaire.

Début mai, la cour d’appel de Rennes a relaxé un jeune activiste d’extrême gauche.

Ce dernier, lors des manifestations contre la loi Travail de Myriam El Khomri, en 2016, avait brûlé un drapeau français qu’il avait apporté dans la manifestation pour cela.

En première instance, il avait été condamné à 200 euros d’amende pour « outrage au drapeau tricolore, au cours d’une manifestation organisée ou réglementée par les autorités publiques ».

En appel, il a donc été relaxé.

L’article 433-5-1 du Code pénal est pourtant assez clair : « Le fait, au cours d’une manifestation organisée ou réglementée par les autorités publiques, d’outrager publiquement l’hym­ne national ou le drapeau tricolore est puni de 7 500 euros d’amende. Lorsqu’il est commis en réunion, cet outrage est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. »

En l’occurrence, de toute évidence, nous nous trouvions dans le cas du second paragraphe et de la sanction maximale (6 mois de prison et 7 500 euros d’amende).

La condamnation de première instance était donc déjà particulièrement douce.

Mais la relaxe est tout à fait surprenante. Selon nos confrères de « Valeurs actuelles », elle s’est en effet accompagnée de cette mention surréaliste du tribunal qui a considéré que l’acte de brûler un drapeau français « n’[était] pas élégant, [mais] pas répréhensible ».

Il paraît que l’avocat du militant, Me Olivier Pacheu, avait demandé au tribunal de « ne pas criminaliser la contestation politique ».

Mais de qui se moque-t-on ?

Il est évident que, dans la France macronienne, la contestation politique est fortement criminalisée (Génération Identitaire et quelques autres en savent quelque chose).

Il résulte de ce jugement qu’on peut insulter la France, mais non la défendre contre l’avis des autorités politiques ; qu’il est possible de contester une loi si l’on est d’extrême gauche, mais non si l’on est de droite.

Bref, il en ressort une impression accrue (accrue car nous en avons, hélas, depuis longtemps l’habitude) d’arbitraire ou de « deux poids, deux mesures ». La justice apparaît, une nouvelle fois, comme le moyen d’imposer la vision du monde de l’extrême gauche et non le moyen de pacifier la société française !

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(5) Commentaires

  • Laure Tograf Répondre

    Rien d’étonnant à cela : Rennes est un nid d’antifas très actifs qui imposent leurs visions à leur environnement…. quand ils ne vont pas l’imposer ailleurs. Il faut bien que la jeunesse bourgeoise se défoule, surtout si papa est magistrat : elle ne risque rien.

    27/06/2022 à 0 h 08 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    Réaction Monsieur Roussel ?

    25/06/2022 à 10 h 10 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    Savez vous seulement qu’ au très célèbre Prytanée Militaire de La Flèche pour fêter les 100 jours d’ avant le Bac. une bonne trentaine de  » pensionnaires  » ont saccagé une partie de l’ Etablissement … Sparte n’ est plus même là où il devrait être !

    24/06/2022 à 9 h 19 min
    • Gérard Pierre Répondre

      Ce n’est jamais là que ce que dame Taubira qualifiait lors de son temps de passage place Vendôme, … un moment de liesse !

      25/06/2022 à 17 h 36 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        ou de licence !

        26/06/2022 à 10 h 06 min

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