Parlons encore une fois du pouvoir d’achat

Parlons encore une fois du pouvoir d’achat

Encore une fois, oui. Parce que ce qu’on appelle le pouvoir d’achat est vital. Le pouvoir d’achat, c’est le souci de tous les jours, c’est le pain quotidien, le toit pour vous abriter, la force qui permet de participer à la bataille pour la vie.

Or, on apprend de source officielle que 38 millions de Français vivent avec moins de 2 000 euros par mois. Le salaire médian mensuel étant en France de 1 871 euros.

38 millions sur 67, c’est beaucoup.

De quels Français s’agit-il ? On sait que 26 millions d’habitants en France ont un parent, père ou mère, né à l’étranger. Ces 38 millions ne sont donc pas tous nés en France, mais ils n’en habitent pas moins la France, dont les étrangers et enfants d’étrangers constituent maintenant un tiers de la population !

Comment peut-on vivre confortablement avec moins de 2 000 euros par mois, sur lesquels il faut payer des taxes – ces taxes que le gouvernement français cherche à créer sans arrêt. Je rappelle que la retraite, quant à elle, s’élève à 1 503 € bruts en moyenne, soit 1 393 euros nets par mois.

De tout cela résulte un malaise général, d’autant que nous survivons dans une société de consommation. Achetez cette voiture, ce canapé, cet aspirateur, ces radis bios, la télévision, comme la presse écrite, nous le demande à longueur de journée. Le bio, c’est la porte du paradis alimentaire. Ce qui est sûr, c’est que le bio coûte plus cher que les produits simples et naturels. Entre des poireaux bio et non bio, personnellement, je me contente modestement de poireaux naturels, laissant le bio aux esprits et aux langues raffinées auxquels s’adressent la publicité et les commerces en tout genre.

La vérité est qu’en France, beaucoup vivent mal. Ils vivent dans la crainte du lendemain. Aurai-je demain mon pain quotidien ? Le chômage, qui diminue ces temps-ci, est toujours très important. Il frappe en France 5 871 000 personnes ! Les prix, eux, augmentent et les banques sont chaque mois sollicitées pour accorder des crédits.

La France est un pays où l’on vit à crédit – l’État avec sa dette gigantesque et les citoyens avec leurs dettes personnelles.

Si vous connaissez le remède, faites-le connaître, mais je doute que vous puissiez l’appliquer. Il faudrait travailler davantage, mais les syndicats trouvent que 35 heures, c’est encore trop. Ils militent pour les 32 heures, ce qui fait dire que la France est régie par deux lois fondamentales : la loi constitutionnelle et celle du moindre effort. Sans doute existe-t-il des Français qui, pour éviter que tout s’effondre, travaillent du matin au soir, voire du soir au matin. Leur salaire est généralement élevé mais l’État s’en empare pour « redistribuer » à ceux qui ne font rien. Bien sûr, on peut formuler des vœux, comme le fait actuellement Éric Zemmour, mais ils restent à l’état verbal. Ils sont agréables à entendre, mais lorsqu’on demande comment ils vont être mis en œuvre, on n’obtient pas de réponse. Rien ne change. Le discours de la puissance est vain s’il ne s’appuie pas sur les moyens de la puissance.

La vérité est simple : en 2021, en France, des Français ont faim – en France où 750 milliards sont distribués au « social ». Peut-on faire pire ?

Qu’a-t-on fait au Bon Dieu pour en arriver là?

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(1) Commentaire

  • quinctius cincinnatus Répondre

     » grâce à la bureaucratie et au socialisme il n’ y aura bientôt plus que deux partis en France: celui de ceux qui vivent de l’ impôt et celui de ceux qui en meurent  »
    ( Achille TOURNIER )

    04/12/2021 à 15 h 34 min

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