Pas de nouvelles économies !

Pas de nouvelles économies !

Le plan annoncé par François Fillon est, comme nous l’avions annoncé, concentré sur de nos nouvelles recettes. 1 milliard dès cette année, 11 milliards l’an prochain, les nouvelles recettes ne réduiront que très progressivement le déficit.

Si la hausse des impôts sur les très hauts revenus semble une tendance générale en Occident et ne fait que compenser les baisses accordées dans tous les pays depuis les années 80, l’absence d’économies sur la dépenses publique ne va pas sans poser de problèmes.

En effet, le niveau actuel de la dépense publique en France dépasse les 50% du PIB, soit 10 points d eplus en moyenne que les autres pays développés. Avec un tel niveau, la France ne peut être concurrentielle. Le taux de prélèvement social anémie l’économie et empêche tout développement de l’emploi et le taux de prélèvement sur le revenu motive les personnes les plus dynamiques à émigrer.

Il faut rappeler qu’au lieu de baisser les taux d’imposition des classes moyennes et moyennes supérieures, qui sont en mesure de créer la dynamique économique d’un pays, les baisses d’impôts ou les niches fiscales avantagent particulièrement les revenus les plus élevés.

Les décisions prises actuellement ne permettent ni d’alléger le fardeau qui pèse sur les classes moyennes, le sprofessions libérales et les entrepreneurs, ni de rétablir l’équilibre des comptes.

L’après élections en 2012 risque de constituer le rendez-vous de vérité entre les créanciers et un Etat français qui se sera obstiné à conserver un niveau élevé de dépenses improductives…

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