Polémiques autour des privatisations grecques

Polémiques autour des privatisations grecques

La polémique s’élève en Grèce autour des privatisations, le gouvernement est accusé de brader à l’étranger l’économie nationale.

Giorgos Delastik, analyste politique: «Jusqu’à présent, les syndicats étaient dirigés par des proches du Parti socialiste. Certains membres dirigeants se sont même lancés en politique dans ce parti. Mais, aujourd’hui, même les syndicats s’indignent de la politique de Georges Papandréou, qui vend des sociétés nationales, pourtant en bonne santé financière, à moitié prix. Même ses ministres ne veulent pas signer ces ventes par peur de passer pour des traîtres. Le climat est donc tendu», souligne-t-il.

Pour Ilias Iliopoulos, le secrétaire général du syndicat du public, il n’est pas question de laisser plus d’étrangers s’installer et diriger la Grèce. «Depuis un an, toute la politique gouvernementale est aux ordres d’instances étrangères. C’est donc une occupation, une dictature, une colonisation. Georges Papandréou n’a plus de crédit, ni de légitimité» affirme-t-il.

Dans un pays qui ne possède d’autres grandes entreprises privées que celles des armateurs et dont la moitié des banques est déjà passé aux mains de banques étrangères, les privatisations sont vécues comme une véritable aliénation du patrimoine économique national au profit des entreprises étrangères, et ce sans garantie d’alléger pour autant le poids de la dette.

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