Pour l’instant, Sarkozy déçoit les libéraux

Posté le juin 26, 2007, 12:00
4 mins

La cote de popularité de Nicolas Sarkozy est stable à 65 %, selon un sondage Ifop/JDD publié dimanche dernier. Néanmoins, le second tour des législatives a déçu l’UMP et le président. Il est vrai que ce n’est pas ce dernier, mais François Fillon qui mena la campagne entre les deux tours.
Et la bourde de Jean-Louis Borloo sur la TVA « sociale » a pesé lourd. Mais la stratégie d’ouverture à gauche, et pas du tout à droite, pour la formation du gouvernement, a déçu l’électorat de droite – qui a manifesté sa désapprobation par une forte abstention – sans pour autant enthousiasmer l’électorat de gauche. Il n’y a pas de chambre bleu horizon comptant 450 députés UMP et consorts, provoquant un effet de sidération.

Cependant Sarkozy a une majorité suffisante pour lancer les grandes réformes libérales. Malgré tout, il atermoie, prenant des mesures partielles, comme dans deux dossiers cruciaux : le droit de grève et la fiscalité.

Sarkozy n’impose pas un véritable service minimum dans les transports publics en cas de grève. Un projet de loi-cadre sera débattu au Parlement le mois prochain, qui prévoit certaines contraintes : obligation pour certains grévistes – les conducteurs de trains par exemple – de se déclarer individuellement deux jours avant le conflit, sous peine de sanction ; répartition des non-grévistes sur les lignes de transport où le mouvement social est fortement suivi ; vote à bulletin secret prévu au bout de huit jours sur la poursuite de la grève ; non-paiement des jours de grève. Mais il n’y aura ni assignation, ni réquisition. N’importe, les syndicats protestent : les salariés, disent-ils, subiront la « pression » des employeurs.

Sarkozy veut diminuer les prélèvements obligatoires sur les salaires. Excellent. Mais comment compenser le manque à gagner pour l’État ? Un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne sera pas remplacé : 35 000 postes seront supprimés en 2008. Cette mesure est bien orientée, mais il faudrait tailler plus brutalement dans les dépenses publiques pour stimuler fortement la croissance. Le gain de croissance résultant du seul allégement du coût du travail risquant d’être insuffisant, Sarkozy envisage une augmentation de la TVA, dite « sociale ». Ce n’est pas une véritable politique libérale.

Les libéraux espéraient de Sarkozy l’indispensable choc à la Thatcher, donnant lieu à un affrontement brutal avec les syndicats, et libérant l’économie de ses chaînes. Il leur reste un espoir : le budget 2008.

12 réponses à l'article : Pour l’instant, Sarkozy déçoit les libéraux

  1. .awakaba

    07/11/2008

    sarkozy quel drole de ^president la pauvre france a eue  ca vous aprendra

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  2. Action-Réaction

    02/07/2007

    Il faudra combien de temps aux français de droite et aux libéraux notamment, pour comprendre que c’est bien la gauche qui, idéologiquement, à renforcé sa victoire,aux présidentielles et législatives? Et ce, même si c’est la prétendue "droite" qui a apparemment vaincue.

    Cette victoire de la gauche subversive s’est d’abord réalisée dans les esprits durant les années 60 et 70, avant de se concrétiser dans les urnes en 1981. Depuis, le RPR, puis l’UMP (et même aujourd’hui, l’aile Marine Le Pen, Soral et Martinez au FN) ne sont que les "idiots utiles" des contres valeurs de la culture de mort de gauche (pléonasme) préparées depuis de nombreuses décennies par certaines loges FM, avec en tête le Grand Orient : loi sur l’avortement, lois bioéthiques, PACS, Europe technocratique (qui précède un futur gouvernement mondial?), laxisme envers les délinquants, les immigrés, etc., et demain, mariage civil homo?

    Une fois que l’on arrive à ces conclusions, je le concède, c’est tout d’abord, un peu déprimant, mais au moins, on comprend mieux pourquoi la prétendue "droite" UMP et Sarkozy en tête, ne peuvent, fatalement, que décevoir les vrais gens de droite : idéologiquement parlant, ils sont pieds et poings liés.  

     

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  3. R. Ed.

    02/07/2007

    350.000 clandestins en France ?

    Laissez-moi rire !!!

    Il faut y rajouter un "zéro", au moinss !!!

    Un petit rappel d’un trait d’humour de Le Pen à propos du recensement : la petite jeune fille de 19 ans qui s’en occupe et qui sonne en tremblant  à la porte d’un appartement dans un quartier, heu, "difficile", et qui demande , il y a quelqu’un ?

    Réponse: non y a personne !

    Elle écrit : nombre de locataires : aucun.

    Et elle s’en va sur la pointe des pieds en rasant le mur.

    Il y a 800 zones de non-droit en France, là où la police ne peut pas mettre les pieds, comment voulez-vous en plus y recenser la population ?

    En France, officiellement 59800000 habitants, en fait, 64, 65 millions ? Personne ne le sait en fait, sauf à la sécu, eux le savent ,ils sont en faillite.

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  4. Scipion

    02/07/2007

    Mais qui donc peut, sérieusement, espérer quelque chose "de droite" d’un Sarkozy ?

    Dans dix forums, j’annoncé, depuis trois mois, que Sarkozy élu, attendrait que les Français soient en vacances pour régulariser des centaines de milliers de clandestins et JE PERSISTE !!!

    Ne trouvez-vous pas étonnant que les représentants des sans-papiers n’aient pas moufté depuis le 21 avril ? Ne croyez-vous pas que c’est tout simplement qu’ils ont obtenu des garanties ?

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  5. Scipion

    02/07/2007

    Les libéraux espéraient de Sarkozy l’indispensable choc à la Thatcher, donnant lieu à un affrontement brutal avec les syndicats, et libérant l’économie de ses chaînes.

    Errare, humanum est…

    Il leur reste un espoir : le budget 2008.

    Perseverare diabolicum.

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  6. Mathilde

    01/07/2007

     

    Je ne suis pas vraiment d’accord. J’ai voté Nicolas Sarkosy en sachant parfaitement  qu’il y a les aspirations réelles et la confrontation à la réalité du pouvoir.  J’ai voté NS d’abord pour une chose dont je suis convaincue, c’est qu’il s’agit d’abord d’un pragmatique qui contrairement justement à Chirac et Mittérand -qui avaient un rapport trés esthétique et finalement assez statique au pouvoir- n’envisage la politique que pour l’action.  

    Il sait trés bien également qu’une paralysie tue la réforme et mème la confiance économique. Il faut gouverner aussi avec le peuple,  avec pragmatisme et avec pédagogie ,c’est aussi une necessité.  

    Nicolas Sarkozy est un pragmatique. Il a l’habileté de lâcher sur ce qui n’est pas essentiel ni au coeur du projet pour mieux faire passer ce qui compte vraiment. C’est ce qui se passe à propos des universités. La loi accordera, finalement, la même autonomie aux universités dans cinq ans; et le président accepte que les conseils d’université soient composés de "20 à 30" membres au lieu de 20, ce qui était important pour les étudiants, mais il tient bon sur le fond. Il faut accepter un certain niveau de débat. Il connaît de l’intérieur les blocages du système et sait que 3 000 grévistes peuvent mettre le pays à plat. D’un autre côté, il n’hésite pas à aller au clash avec les tribunaux dans le cadre de la réforme du système judiciaire. C’est un jeu qu’il est prêt à jouer. Pour les enseignants, il a manié la carotte et le bâton. Dans un premier temps, il a supprimé la circulaire Robien, ensuite le ministre de l’Education annonce 10 000 suppressions de postes….

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  7. EIFF

    29/06/2007

    La France de Sarkozy :

    350.000 sans-papiers algériens

    «L’ambassadeur de France à Alger le confirme : 350 000 sans-papiers algériens ».
    L’information est passée presque inaperçue en France, mais pas en Algérie. C’est le quotidien El Watan qui l’a publiée dans son édition du 11 juin. Ce “quotidien indépendant” rapporte les propos tenus par l’ambassadeur français, Bernard Bajolet, « lors d’une rencontre informelle avec la presse » : « Évoquant la question des sans-papiers, il a précisé qu’environ 350 000 Algériens vivent actuellement en situation irrégulière en France ».

    Si elle était confirmée, cette précision devrait faire l’effet d’une bombe, car les estimations officielles sont très éloignées de ces chiffres. Dans un rapport du Sénat publié l’an dernier, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, jugeait qu’il y avait « entre 200 000 et 400 000 » immigrés clandestins en tout dans notre pays.

    Mais si notre ambassadeur dit vrai (350 000 sans-papiers algériens), il y a fort à parier que le nombre total de clandestins est considérablement plus élevé : 500 000 ? 700 000 ? Plus encore ? Le gouvernement français « sera intraitable à l’égard des clandestins », assure M. Bajolet. En revanche, s’agissant de l’immigration régulière, le gouvernement français s’emploie à « fluidifier la circulation entre Alger et Paris », a-t-il ajouté. « Ces efforts, a-t-il mentionné, seront accompagnés par la délivrance de plus de visas à un certain nombre de professions. »

    Qui peut douter que l’immigration (clandestine ou pas) sera, pour des années encore, au cœur de bien des controverses ?

    (Source : http://blog-va.com)

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  8. MINUX75

    28/06/2007

    Bonjour Je n’ai jamais cru en SARKOSY comme je n’ai jamais cru en baladur ou en chirac. Tous ces gens la sont des techniciens du pouvoir dont le but est de se cramponner au pouvoir de toutes leurs forces, cela n’a rien à voir avec de véritables réformes. De ce point de vue la, l’union soviétique est un bon exemple de ce qu’est maintenant le stalinisme français, il y a eu le réformateur KROUTCHEV, il y a eu le réformateur BREJNIEV, il y a eu le réformateur ANDROPOV, enfin, il y a eu le réformateur GORBATCHEF, cela veut dire qu’il aura fallu 50 ans pour que de vraies réformes voient le jour. Ce sera pareil en françe, vraie fille ainée du stalinisme le plus pur, seulement devancée par la corée du nord et cuba dans ce genre d’exercice ou nous excellons. Le gros problème est que les français du fait que la france est en panne sont dans l’attente et pour cela sont prets à croire n’importe qui qui leur annoncera n’importe quoi du moment qu’il y a le mot réforme. La vraie question est de savoir quand les français traiteront SARKO de SUPERMENTEUR II, peut être jamais tans l’épais brouillard de propagande télévisuelle et radiophonique sont denses et forts occupés à brouiller les esprits. à bientôt

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  9. Jean-Claude THIALET

    28/06/2007

    28/06/07    – "Les 4 Vérités" –

    Jean ROUXEL, me semble-t-il, comme d’ailleurs les milions de libéraux et/ou de nationaux (les deux ne sont pas incompatibles) qui ont voté pour Nicolas SARKÖZY me paraît faire preuve d’une certaine naïveté.

    Il faut que les Français se le mettent dans la tête : le nouveau président élu n’est NI LIBERAL, ni NATIONAL. Il est le premier des Sarközystes. Tout comme CHIRAC était le premier des CHIRAQUIENS ou MITTERRAND le premier des MITTERRRANDIENS. Ces trois politiciens ont en commun un refrain : "Y A QUE MOI QUI M’INTERESSE". La différence entre le premier cité et ses deux précédecesseurs, est qu’il a su mettre à son service toutes les ressources du marketing le plus pointu et que des millions de gens s’y sont laissés tromper.

    Lorsque Jean ROUXEL utilise le mot "libéralisme" à propos des première mesures (1), je crois qu’il se trompe :

           – il n’y a aucun libéralisme à vouloir imposer aux syndicats des transports (même en discutant, ou plutôt en faisant semblant de discuter avec eux) un SERVICE MINIMUM, et pas davantage, bien sûr, à envisager d’éventuelles "assignations" ou "réquisitions". Le droit de grève étant inscrit dans la Constitution, ce n’est pas à un gouvernenent, même s’il est "présidé" (c’est une évidence qui, tôt ou tard, s’imposera à TOUS les Français, à commencer par François FILLON !) par un président élu avec 53% des voix (2) d’imposer un "SERVICE MINUM". C’est aux "PARTENAIRES SOCIAUX" (chers à Marie-Ségoène ROYAL) de le vouloir librement. Et, comme on dit vulgairement, ce n’est pas demains la veille. Mais il appartient à un Gouvernement "libéral" de faire en sorte que la liberté des travailleurs ne soient pas entravés par des "journées d’actions" qui paralysent les transports et dont on sait bien qu’elles sont AVANT TOUT politiques. Comment procéder ? Tout simplement en faisant respecter la loi, les lois. Et, si nécessaire, en les renforçant. Il n’est pas légal que des grèves soient décidées par des votes à mains levées (NB. pourquoi, d’ailleurs, projeter d’attendre 8 jours ?)(3). Et pourquoi faire payer aux contribuables (et non à l’ETAT, comme on veut nous le faire croire) les surbventions qui permettent à des syndicats aussi politisés qu’archaïques de vivre grassement sur leur dos et de leur pourrir l’existence ? Pourquoi ne pas taper à la caisse, en les faisant condamner par les tribunaux (comme cela se pratique aux ETATS-UNIS)  les syndicats qui entravent la liberté du travail, et qui même, parfois, pratiquent  ?

    (1) le mot "mesurettes" me paraît mieux approprié 

    (2) ce qui le rend "minoritaire" de facto si l’on tient compte des voix qui se sont portées contre ainsi que des abstentions ou des votes blancs ou nuls !

    (3) en huit jours de paralysie des transports, on met un pays à genoux. Ldes dyndicats et les partis de la "gauchunie" le savent bien !

     

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  10. Anonyme

    27/06/2007

    Sarkosy m’apparaît il est vrai étrangement conciliant avec syndicats et corporatismes divers. Peut-être compte-t-il que la majorité des français va apprécier le libéralisme… et tout simplement en redemander !

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  11. Jaures

    27/06/2007

    Il n’était pas nécessaire d’être grand clerc pour savoir que Sarkozy, confronté à la réalité, modèrerait ses aspirations néo-libérales. Ses amis et soutiens du patronnat lui ont, par exemple, expliqué qu’un conflit de plusieurs semaines dans les transports serait insuportable pour les entreprises et l’opinion à queques mois des municipales. Rappelons que les syndicats sont puissants et organisés dans des secteurs stratégiques de l’économie (transports, énergie, services publics,…) En Angleterre, à la fin des années 70, ils régnaient sur la sidérurgie et le charbon alors en perdition. Par ailleurs, il est techniquement impossible d’organiser un service minimum comme le candidat l’avait promis (3 heures le matin, 3 heures le soir), les machines et personnels n’étant pas disponibles de manière homogène sur le réseau à ces heures. Sarkozy devra donc négocier et s’orienter vers ce que les syndicats appellent de leurs voeux: un dispositif d’alèrte sociale, comme à la RATP, qui a fait ses preuves.

    Enfin, le revirement de l’opinion dés l’annonce de la "TVA sociale" montre qu’il en faudra très peu pour qu’elle refuse en bloc toute réforme anti-sociale. Le test était salutaire pour Sarkozy qui préfèrera sans doute payer ses largesses fiscales en vendant les bijoux de famille (participations de l’état dans différentes entreprises) plutôt que d’attaquer l’opinion de front. En cela Sarko n’est que le digne successeur de Chirac.

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  12. ozone

    27/06/2007

    Pour memoire la politique Tatcher a produit dans les quelques annèes qui suivirent trois millions de chomeurs et une explosion de depenses sociales,il fallu attendre les annèes Blair avec ses tours de passe-passe et l’embauche massive de fonctionnaires pour en voir diminuer leur nombre.

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