Pour Sarkozy, rien n’est encore gagné

Posté le 25 avril , 2007, 12:00
8 mins

Tout au long de ces huit mois de campagne électorale, ponctuée par près de 300 sondages, quatre candidats sont apparus comme ayant des chances sérieuses de figurer au 2e tour. Si bien que les médias, en particulier les télés, furent amenés à traiter différemment « les quatre grands » et « les huit autres ». On dira que c’est injuste et peu démocratique. Mais c’est aussi inévitable : quand la cloche retentit et invite les candidats à se mettre dans les starting blocks, la sélection est déjà faite. Ceux qui pèsent moins de 5 % dans les intentions de vote ne feront que de la figuration.

Alors à quoi bon ? S’agissant, à droite, de Philippe de Villiers, je continue à me poser la question…

S’agissant à gauche des trotskistes et autres altermondialistes antilibéraux, ils ne cherchent rien d’autre que la couverture médiatique, qu’ils obtiennent d’ailleurs fort bien. Et ils savent, mieux que personne, que le pouvoir des urnes, qui leur échappe, doit finalement obéir à celui de la rue et des petites lucarnes, qu’ils contrôlent…

Comme nous avons eu l’occasion de le souligner à plusieurs reprises, la gauche, politiquement, manœuvre à la perfection. Ce sont de bons professionnels. Résumons : fonctionnement démocratique du PS et désignation du candidat par les militants après une véritable campagne interne ; négociation rondement menée avec le Parti radical de gauche et le Mouvement des citoyens, pour assurer la présence de la candidate PS au 2e tour ; et multiplication des candidatures d’extrême gauche pour faire le spectacle à la télé et préparer la diabolisation de Sarkozy, qui sera le thème essentiel de la campagne du second tour. Du grand art…

Certes, les candidatures de Dominique Voynet et de Frédéric Nihous n’entrent pas exactement dans ce schéma. Le score du second achève de décrédibiliser la première. Les verts auraient mieux fait d’écouter Cohn Bendit, qui soutenait Ségolène et approuvait Bayrou…
Quels furent les critères principaux dans ce choix du premier tour ?

En premier lieu, il y a la pesanteur politique qui fait que l’on reproduit souvent son vote précédent. On ne passe pas si facilement que ça d’un parti à un autre. Seul Bayrou semble avoir attiré des électeurs de gauche modérés. Mais pas assez…

En dernier lieu, il y a les programmes, qui seraient davantage pris en considération si les citoyens étaient fondés, par expérience, à y croire…

Et entre les deux, il y a ce que Polemia (www.polemia.com) appelle la « staracadémisation de la vie politique française », c’est-à-dire le fait que, pour occuper les écrans de la télé, il faut d’abord être visible. C’est la vraie raison pour laquelle Nicolas Sarkozy à fait le choix de rester le plus longtemps possible au ministère de l’Intérieur : pour rester dans l’angle des caméras. Aujourd’hui, il faut suivre les médias, plutôt qu’attendre qu’ils vous suivent. Quitte à dire la même chose au même moment que ses concurrents, comme on l’a vu sur l’environnement (« tous avec Hulot », dans la séquence écologique de la campagne) ou sur les mal logés (« tous avec les SDF et les Don Quichotte du Canal Saint-Martin ») ou sur l’économie (« tous contre Forgeard, l’ex-président d’EADS », dans la séquence anti-patrons de la campagne). Quitte aussi à pratiquement ne pas parler d’affaires internationales, domaine pourtant réservé au futur président, mais qui n’intéresse pas les médias…

Il faut savoir faire de l’incohérence un atout : un homme politique qui se répète est lassant ; un candidat qui se contredit est intéressant… Sitôt adoptée, une plateforme de campagne est donc périmée. Exit le programme du parti, place au pacte présidentiel, lui-même complété, retouché et/ou délaissé en fonction des besoins de l’actualité. D’où les chassés-croisés droite/gauche et droite/« extrême droite ». Ségolène Royal conquiert le parti socialiste à travers un discours « de droite » sur les valeurs, sur le travail, sur l’école, puis retrouve les fondamentaux de la gauche pour mobiliser son camp pour le premier tour. Nicolas Sarkozy, apôtre de l’économie de l’offre, s’est recentré en citant Keynes, Jaurès et Blum, et en prônant les « droits opposables » ; juste avant de cesser d’être le chantre de la « discrimination positive » pour se mettre à préconiser la création d’ « un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale »…

Pour le premier tour de ces présidentielles, les sondages avaient assez bien vu l’état de l’opinion. Mais, pour le deuxième tour, c’est une autre paire de manches ! Car Sarkozy n’est pas Chirac. La tyrannie des médias va maintenant certainement se surpasser…

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21 Commentaires sur : Pour Sarkozy, rien n’est encore gagné

  1. Anonyme

    5 mai 2007

     

    ENCORE UN BON EXEMPLE D’UNE PROMESSE IMPOSSIBLE

    Travailler plus pour gagner plus ? Une arnaque, un simple exemple.

    Une entreprise de 10 salariés (faisant le même métier ) avec une telle réforme, plus la flexibilité du travail : 2 possibilités

    1) L’entreprise désire augmenter sa production pour répondre au marché et augmenter son chiffre d affaire, le patron va (plus ou moins fortement c’est-à-dire, menace de renvoi car flexibilité du travail) incité ses salariés à travailler.

    D’avantage heures sup. disons 4 heures de plus par semaine (heures sans charges) soit 40 heures par semaine, équivalent à un salarié virtuel en plus sans charge pour l’entreprise, un cadeaux en or pour les entreprises qui au lieu d’embaucher de nouveau salariés vont préférer cette solution, cette réforme non productive à long terme.

    2) L’entreprise désire maintenir son niveaux de production, en baissant la masse salariale (augmenter le profits) simple, il suffit de licencier le salarié le plus revendicatif ou qui refuse les heures sup. faire pression sur les neuf restant, ainsi une entreprise maintient son nombre d heures travaillées car 4 heures sup. sans charges, pour neuf salariés ont un total de 36 heures sans charges, un autre cadeau pour une entreprise.

    Dans les deux cas ont a soit la non création de nouveaux emplois soit « cas 2 » une perte d’emplois, cette réforme veux en plus être réalisée avec parallèlement une baisse d’impôt, c’est un pur mensonge car pour q’une telle réforme fonctionne il faudrait privatiser la sécu, les retraites, et l éducation (mesures inapplicables en France).

    En poussant ce résonnement à une entreprise de 1000 salariés, exemples :

    Des caissières aurait soit la non création de 100 emplois soit alors une perte de 100 emplois.

    D’autant que vu la hausse de l’inflation du niveau des salaires, une augmentation du temps de travail permettra au mieux de se payer un fast food une fois par semaine en plus .

    Attention aux promesses de l UMP!

    VOTEZ CONTRE NICOLAS SARKOZY

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  2. Jaures

    2 mai 2007

    A Jacques: D’après "Statistiques Canada", le revenu moyen et le revenu "pauvre" (la moitié du revenu moyen) a stagné ces 10 dernières années malgré la croissance. Quand un riche gagne 14 dollars un pauvre en gagne 1. De fait, seuls les riches ont profité de la croissance au Canada. Regardez le site Campagne 2000. Je sais que vous en contestez les chiffres mais, contrairement à ce que vous disiez dans un précédent post, il s’agit de chiffres officiels. Ceci dit, je ne vous en veux pas. Je suis sur qu’en France, à Neuilly par exemple, certains privilégiés sont persuadés que le smic est à 5000 euros parceque comment pourrait-on vivre avec moins! Par ailleurs, ce n’est pas moi qui contesterait que la situation en France est difficile. Et pour cause: Sarkozy y est au pouvoir depuis 5 ans!

    A david972: Le nombre de voix importe moins que le pourcentage qui est un rapport avec le corps électoral. En 1974 le droit de vote était à 21 ans, le nombre de votant était forcément moins élevé, sans parler de l’évolution démographique. Si, nulle comme elle est, Mme Royal a obtenu 25,8%, que penser de Bayrou avec 7 points de moins ou de Le Pen! Quoi que vous disiez, et malgré l’avantage certain de Sarkozy à ce jour, je persiste à penser que la partie doit être jouée. Et si, par malheur, il passe, nous continuerons la lutte. Nous avons survécu à 10 ans de gaullisme et 12 ans de néoconservatisme. Nous nous relèverons même si nous devons subir 10 ans de Chiracosarkozisme. En attendant, une partie reste à jouer et nous la jouerons jusqu’au bout!

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  3. David972

    1 mai 2007

    Jaures, savez-vous lire? Ai-je parler de pourcentage? Non! Je parle du nombre des électeurs. Beaucoup ont obtenu 40% avant Sarkozy mais jamais avec 11,5 millions de voix! C’est un fait et c’est incontestable!

    Ensuite, je suis parfaitement conscient du fait que ce score est dû en parti aux voix lepenistes! Personne ne le conteste mais ce qui m’éblouit est que jamais un candidat de droite (Giscard était un UDF) n’a atteint un tel score au premier tour et jamais un candidat n’a réuni sous sa candidature autant de voix en nombre!

    Le résultat de l’élection est donc une équation à 2 inconnues? Ah bon? Et d’où vous sortez ça? Soyons sérieux! Je vais vous donner un scoop. En découvrant les scores de Sarkozy et Royal, Byarou a dit à ses collaborateurs que c’était cuit pour Royal et que Sarkozy serait élu. Ce n’est bien sûr pas de notoriété public car Bayrou l’a dit à ses collaborateurs et aux journalistes le suivant. Pis, quand Byarou a découvert la prestation de Royal après le résultat, il a dit que c’était foutu et qu’il s’inquiéterait de la nullité de Royal si il était socialiste. Vous pouvez me croire ou pas mais c’est du off si je puis dire donc je n’ai pas de preuve. Simplement, ceux qui y était me l’ont confirmé! De fait, il n’y a pas de suspense puisque même Bayrou lui même ne croit pas à une élection de Royal. Et son électorat est partagé : si 50% de son électorat votera Royal, 40% votera Sarkozy. C’est un écart de 8 à 10 points qui séparent les deux dans l’électorat UDF. Or, je le répète, tous les instituts et experts sont clairs : pour gagner, Royal doit réaliser le double du score de Sarkozy dans l’électorat centriste. Or, il est impossible pour Royal de réaliser une telle performance. Quand Sarkozy serait à 40%, il faudrait que Royal soit à 80%… Mais soyons plus réaliste : on a Royal à 41% et Sarkozy à 32%. Pour espérer gagner, il faudrait que Royal atteigne 60% de l’électorat UDF… C’est impossible! D’autant que les indécis UDF se répartiront aussi de manière relativement égale entre les deux finalistes! C’est donc régler pour l’électorat UDF.

    Alors il reste l’électorat FN. À vous entendre, c’est d’un grand suspense! En réalité, il n’en est rien du tout! Les consignes de Le Pen n’auront aucun effet car les consignes n’ont aucun effet depuis longtemps! Pis, Le Pen renvoyant dos à dos Sarkozy et Royal a toutes les chances d’apporter des voix lepenistes en plus à Sarkozy. Car il n’y a aucune animosité chez l’électorat FN contre Sarkozy. Alors bien sûr ce n’est pas enthousiaste mais on accepte Sarkozy dans cet électorat alors qu’on rejette catégoriquement Royal. Pour ces électeurs, jamais Royal et Sarkozy ne seront pareils puisque Sarkozy vaudra toujours mieux que Royal. De fait, au moins 60% de l’électorat FN votera Sarkozy. C’est donc régler pour Sarkozy!

    On peut ajouter à cela l’électorat Villiers et Nihous qui se reporteront massivement sur Sarkozy!

    Pour votre gouverne, en 1981, Giscard avait perdu l’élection avant le débat puisqu’il a été incapable de faire baisser le chômage. Les électeurs l’ont donc sanctionné et le débat n’a rien à voir dans tout cela!

    Vous m’excuserez de démonter magistralement votre raisonnement mais il fallait vous ramener sur Terre!

    J’irai voter car je suis avant tout un citoyen et j’ai à perdre que la démocratie française retrouve un taux de participation ridicule!

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  4. Jaures

    1 mai 2007

    A Scottkiller: Heureusement qu’il existe des syndicalistes pour rappeler le droit. Vous pouvez absolument cumuler 2 emplois privés à condition de respecter la loi (pas plus de 48h par semaine, déclaration fiscale des salaires) et de ne pas être lié par un contrat d’exclusivité de votre employeur (mais cela relève du patron, non du salarié). En fait, cela est difficile du fait, déjà, du manque d’emploi, de la nécessité des transports et, surtout, des dégats physique que cela peut entrainer.
    Le problème est que de nombreux salariés à temps partiel subi, sont obligés pour vivre de cumuler plusieurs emplois de quelques heures en cumulant la fatigue des transports, du stress et du travail.
    Tout ceci ne concerne pas les artisans, cadres (au forfait), commerçants, etc…
    En ce qui concerne les fonctionnaires, il en est de même que pour le privé: ce ne sont pas eux qui décident des heures sups (assez rares dans la fonction publique d’état), lesquelles sont, d’ailleurs, le plus souvent récupérées et non payées (notamment dans les collectivités territoriales).
    Mme Royal n’a jamais promis 300 euros (vous confondez avec Laguiller), mais une négociation globale sur les salaire destinée à rééquilibrer le partage capital-travail nettement plus en faveur du premier depuis 10 ans. Les négociations peuvent se faire branche par branche en mettant tout sur la table (salaires,conditions de travail, départs en retraite, etc…) en fonction des profits, de l’investissement et des efforts d’embauche. Je ne vois vraiment ce que tout cela a d’inimaginable, même sur ce site.

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  5. jacques

    1 mai 2007

    Mon pauvre Jaurès,

    "Vous ne connaissez visiblement pas la France. Vous pouvez également cumuler 2 emplois"

    Vous confondez possibilité théorique et possibilité *REELLE*
    Pour qu’il y ait possibilité réelle, il faut qu’il y ait des entreprises qui embauchent, ce qui implique
    1) absence d’entrave au travail
    2) absence d’entrave aux entreprises

    Aucune de ces conditions n’est réuni, avec un résultat qui se décline en une question pour vous

    Comment voulez-vous qu’un jeune de banlieue puisse avoir 2 emplois à temps plein alors qu’avec un taux de chomage à plus de 25% dans son quartier, il serait heureux d’avoir s’il pouvait obtenir un emploi à temps partiel?

    "arrétez d’en rabattre avec le Canada, pays sans doute charmant, mais qui possède aussi son de pauvreté et de misère."

    Visiblement, VOUS ne connaissez pas le Canada. Je vous défie de trouver une situtation ici qui s’approche de celles de vos quartiers.
    Et vous pouvez vous promenez de jour ou de nuit dans tous les quartiers d’Ottawa et Montréal en toute sécurité.
    Avec $31,000 de bien-être social garanti par an, la pauvreté *involontaire* (par opposition à la pauvreté volontaire quasi-monastique, librement choisie et assumée et tout-à-fait compatible avec le bonheur) est ici à toute fin pratique inexistente.

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  6. Scottkiller

    1 mai 2007

    Jaures :  En france, on ne peut pas avoir 2 emplois en meme temps, c’est interdit !!! j’ai dans ma jeune vie (29 ans) signé 3 contrats de travail en CDI, où il est explicitement mentionné que je n’ai pas le droit de cumuler un autre contrat. Effectivement les fonctionnaires aussi. Mais à la différence près , c’est qu’ils peuvent eux cumuler les heures sup et pour les profs, ils peuvent donner des cours au black bien sur. Lorsque j’étais cadre, j’étais au 50 heures /semaine (minimum car on est au forfait jour annuel) .Et ce qui me fait marrer (jaune) c’est quand j’entends l’autre greluche, ou le nabot dire que l’on peut gagner plus en travaillant !!! les cadres n’ont pas d’heures sup, alors comment vous allez faire Joresse, pour filer les  300 euros en plus promis par votre candidate. ?? tu vas venir négocier avec touts les boites !!??? !!!

    Tant que vous n’aurez pas compris toi et tes semblables nous vous rabacherons les choses que vous n’aimez pas entendre tout comme vous martelez vos conneries sur ce site. C’est comme à l’école, il n’ya que ça qui marche reellement !!

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  7. Anonyme

    1 mai 2007

    Bravo Jacques.

    Tres bien resume les differences de souplesses des lois concernant le travail dans les pays anglo saxons. Je confirme, nous avons la meme chose aussi en Australie.

    Il y a d’ailleur un conflit a lors actuel entre la gauche (K.Rudd) social democrate qui veut ajuster les droits du travail (Industrial Regulations), les syndicats supprimer les reformes, et la Droite (j.Howard) qui veut imposer ses reformes permettant a chacun d’avoir des lois adaptees a son job.

    Les syndicats ont enormement de pouvoir aux USA, comme en Australie, je ne sais pas pour le Canada. Et je ne sais pas si c’est vraiment le cas en France ou ils ont plutot un pouvoir de nuisance…

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  8. Anonyme

    28 avril 2007

    Deuxieme envoi.
     
    Méditez bien le post de Jacques, ci-dessus, sur la souplesse de l’emploi au Canada (et qui est valable pour les USA, evidemment) . Méditez bien, cela en vaut la peine, et réflechissez, et vous découvrirez combien les barrieres franco-socialistes sur le droit du travail, vous emprisonnent quand leurs poseurs prétendent vous protéger; tout ce que souhaitent ces derniers, c’est vous manipuler et controler votre vie, juste par gout du pouvoir, tres reel, qu’ils exercent sur vos conditions de vie. Combien de temps encore allez vous accepter cela?
    Et by the way, toutes mes félicitations, Jacques, pour votre réussite professionnelle, due apparemment a votre courage et a votre travail. L’American Dream. Bravo.

    Best,
    Mancney

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  9. Jaures

    28 avril 2007

    A Jacques: (2ème version après évaporation du post précédent) Vous ne connaissez visiblement pas la France. Vous pouvez également cumuler 2 emplois. Rien ne vous en empèche (sauf si vousètes fonctionnaire). Par ailleurs, si vous ètes commerçant, salarié indépendant ou artisan vous pouvez travailler autant que vous le souhaitez. Par contre, comme salarié, vous devez respecter les horaires contractuellement signés + les heures supplémentaires exigées par le patron dans le cadre légal. Le salarié ne décide en rien de ses horaires. Enfin, arrétez d’en rabattre avec le Canada, pays sans doute charmant, mais qui possède aussi son lot d’inégalité, de pauvreté et de misère.

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  10. jacques

    27 avril 2007

    Jaurès:
    "Plus que jamais le salarié sera la variable d’ajustement. Car ne l’oublions pas, ce sont les employeurs et eux seuls qui décident des heures sups!"

    A vous lire j’ai l’impression que si vous continuez à ce rythme vous allez être un authentique libéral, à supposer bien entendu que vous continuiez votre raisonnement jusqu’à sa conclusion logique et cela prendra le temps que cela prendra, mais je suis convaincu qu’à la longue vous verrez la lumière.

    En effet, vous déplorez, très correctement et c’est tout à votre honneur, le sort indigne et injuste des salariés dans un pays socialiste qui est la France. Evidemment avec une structure légale et des dirigeants qui font tout pour rendre la vie des entrepreneurs et des entreprises impossible, (à tel point qu’on en arrive à la perfusion "subvention d’état" pour les faire survivre, c’est dire à quel point le cas est terminal), les entreprises qui restent sont généralement de grandes entreprises multinationales ou de petites entreprises bénéficiant des bonnes ficelles politiques. A tout le moins le nombre d’entreprise est inférieur à ce qu’il devrait être normalement ce que fait que l’équilibre d’un marché libre travailleur/entreprise se trouve détruit et qu’il y a plus de chomeurs et de travailleurs potentiels que d’emplois disponsibles. Resultat: les salaires qui ne montent pas, dépendance extrême des employés envers leur employeurs (puisque perdre leur emploi ou avoir moins d’heures serait catastrophique vu les conditions de chomage).

    Maintenant voyons comment cela se passe dans un pays avec un marché du travail libre comme le Canada: l’équation travailleur/entreprise est équilibrée de facto puisqu’il n’y a plus aucune entrave. Les gens rêvent d’avoir leur propre entreprisea que d’une carrière dans la fonction publique que (ce qui n’est évidemment pas le cas en France).
    Résultat ici
    A) Les employeurs décident des heures supplémentaires
    **** ET *****
    B) Les employés décident des heures supplémentaires
    Petite explication (qui est sûrement nécessaire pour quelqu’un qui ne connait pas ce que c’est qu’être un travailleur libre) au sujet de B. Non, ce n’est pas que les employés au Canada se sont substituez au patron, ou que nos petits Jaurès font la pluie et le beau temps avec des menaces de grèves. Non, c’est qu’ici les employés font comme les patrons:
    a) soit, ils ont plusieurs emplois et peuvent donc cumuler autant d’heures qu’ils le désirent. Quand j’avais 27 ans je cumulais 3 emplois pour un total de 35 + 32 + 6 = 73 heures par semaine ce qui me permis d’avoir un revenu spectaculaire, d’accumuler mon premiers capital (je suis parti de zéro) ce qui me permis in fine de prendre une retraite à un âge qui ferait mourir d’envie n’importe qui
    b) ou encore, ils peuvent exiger de leur employeur plus d’heures, et si celui-ci refuse, ils font comme en France les employeurs font avec leurs employés peu accomodants, ils virent leur employeur! … qui se retrouve du jour au lendemain sans leur employé, et s’en vont travailler avec un employeur plus docile.

    C’est ça un marché de travail fluide.
    Chaque employé et chaque employeur évalue, choisi, vire l’autre, etc
    Ainsi tous font ce qu’ils désirent:
    – un employeur peut se constituer une entreprise fait d’employés à temps partiel ou au contraire de quelques employés à temps plein
    – un employé peut travailler quelques heures par semaines (typiquement une femme ou un homme avec des enfants à la maison), travailler 80 heures par semaines éreintant ou travailler un 35 heures tranquile. Il choisit selon son intérêt,
    selon la quantité de temps libre qu’il veut et en fonction de l’âge à laquelle il désire prendre sa retraite.

    Mais j’arrête ici. Car cela est sans doute du chinois pour vous et peut-être pensez-vous que c’est utopique, sauf que C’EST la réalité ici.

    Je ne dois pas aller trop vite dans le cours vers la liberté.
    Je vous le temps de digérer. Pour un socialiste, c’était un énorme morceau à digérer.
    Mais je vous sais aussi humaniste, et donc c’est pourquoi je sais que vous saurez évoluez par ce qu’est ce que dans le fond vous voulez pour vous, votre famille, vos amis et votre pays.

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  11. Anonyme

    26 avril 2007

    Aprés Cresson et la Pompadour, de sinistre mémoire, il existe effectivement un risque réel de voir encore une "femme" au pouvoir…

    Rien n’est joué.

    Pauvres femmes, comme vous êtes mal "représentés"…

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  12. Jaures

    26 avril 2007

    A Faligot: Vous mettez le doigt sur l’une des plus vastes escroqueries du programme de Sarkozy. Actuellement, le quota d’heure supplémentaire autorisé n’est même pas utilisé par les employeurs (- de 50%!). Où Sarkozy va-t-il donc trouver ces heures sups ? Par ailleurs, si certaines entreprises donnent effectivement des heures sups, de nombreuses mettent leurs salariés en chômage technique. Détaxer encore les heures sups va donc amener des travailleurs à accumuler des heures pendant que d’autres verront leurs revenus baisser, les entreprises n’auront donc aucun intérèt à embaucher et les revenus des salariés fluctueront selon les commandes, les profits, eux, restant stables. Plus que jamais le salarié sera la variable d’ajustement. Car ne l’oublions pas, ce sont les employeurs et eux seuls qui décident des heures sups! Voilà porquoi le MEDEF a, lors de son dernier congrés, réservé une standing ovation à Sarkozy. Reconnaissons aux patrons ce mérite: ils ne se trompent eux jamais d’adversaire.

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  13. R. Ed.

    26 avril 2007

    Le commentaire de grutjack reflète exactement ce qui s’est  "tramé" dans l’ombre.

    Ceux qui sont au pouvoir ont  les moyens à leur disposition pour y rester. Ensuite, il y a l’alternance, un coup à droite, un coup à gauche, mais au final, ce sont toujours les mêmes têtes qui sont là.

    Et qui se sucrent

    Et qui s’augmentent les payes sans scrupules

    Et qui s’auto-amnistient

    Avec des tronches en cul de poule

    Alors le choix : Bécassine d’un côté, et  Sarkoku, le nain hongrois gesticulateur, encore nommé Karchérator de l’autre.

    On ne sait pas encore avec certité, pardon, avec certitude qui sera le gagnant de ce cirque

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  14. grutjack

    26 avril 2007

     Dans son amertume, Le Pen a eu le mot juste : "J’ai dû me tromper, je ne savais pas que les Français adoraient l’UMPS". En fait, ils aspiraient bien au changement, mais ils ont été magistralement manipulés. Les stratèges de la Pensée Unique s’étaient juré que la "honte" de 2002 ne se reproduirait plus. Ordre a d’abord été donné aux maires d’accorder leurs parrainages au compte-gouttes. Dès lors les petits candidats et Le Pen se sont épuisés dans une chasse éperdue aux signatures et n’ont pu vraiment démarrer leur campagne qu’à la dernière minute. Ensuite on a inondé le bon peuple sous un véritable déluge de sondages. Pourquoi tous ces sondages ? Pour détourner l’électeur de son réflexe naturel de choisir un candidat pour en faire un obsédé des chiffres, une sorte de boursicoteur électoral toujours à l’affût de la cote des candidats. Remarquez qu’à cette cadence, le sondage quotidien se nourrit de lui-même, le sondé moyen n’ayant aucune envie de dire qu’il va voter pour un minable qui ne "fait" que 2%. Cette manie des sondages a joué de pair avec le mot d’ordre du vote utile, stratégique ou  encore négatif : cette fois, on ne vote pas  pour quelqu’un, mais contre Le Pen au second tour !

      Les manipulateurs ne vont pas s’arrêter en si bon chemin. On entend un peu partout des bruits de diabolisation de Sarkozy. Et nombreux sont ceux qui penchent à nouveau pour un vote négatif : "Je sais que Ségolène est incompétente, mais je ne veux pas avoir Sarko". Il est clair que l’accession à l’Elysée d’une pure Image sans force et sans imagination serait une aubaine pour le clan eurocrato immigrationniste déjà largement au pouvoir. Chers internautes, préparez-vous à un grand événement historique : une femme Présidente de la République !

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  15. faligot

    25 avril 2007

    Monsieur Sarkosy je viens d’écouter votre intervention sur TF1 vous parlez des salariés qui pourront travailler plus et enfin avoir des heures supplémentaires que pensez-vous des salariés ambulanciers qui sont rémunérés à 75% du temps de travail nous faisons des journées de 12 heures et nous gagnons le SMIC sachant que les équivalences d’heure ont été dénoncé par l’arret dellas de la cours européenne. Pensez-vous apporter des réponses à notre problème nous qui sommes baloté du ministère du transport au ministère de la santé. Je doute encore du bulletin que je mettrai dans les urnes au second tour, je poserai la même question à Madame Royal. J’ai rencontré le Député Cousin Alain de notre circonscription qui a pris le problème en considération mais qui n’était pas au courant de nos conditions de travail. Je rencontre Monsieur Bas philippe le 12 mai et j’espère que nous allons être entendu. Merci de votre attention

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  16. EIFF

    25 avril 2007

    Le pacte secret que François Bayrou a refusé !!!

    http://www.sudouest.com/250407/une.asp?Article=250407a24133.xml

    « On ne peut pas rencontrer plus différents que Nicolas Sarkozy et moi ». C’était le 16 mars dernier dans les locaux de « Sud Ouest ». François Bayrou répondait aux questions de notre rédaction. Dans un moment de vérité, le leader de l’UDF a subitement avoué la fracture que les observateurs avaient décelée, sans en connaître la raison intime. « Je n’ai pas parlé avec Nicolas Sarkozy depuis trois ans. Il y a trois ans, c’est pas pour le raconter forcément, mais je vous le raconte , Nicolas Sarkozy est élu à la tête de l’UMP. Le dimanche suivant, il me fait inviter par Jacques Chancel (NDLR : journaliste et homme de télévision) pour venir passer une après-midi avec lui. Donc, je prends ma voiture et je vais chez Jacques Chancel. Là, Sarkozy me dit : "Je te propose une alliance contre Chirac. On va faire les jeunes et on va le démoder, lui qui est vieux. On va lui faire la guerre et, au bout du compte, on fait une alliance contre Chirac." Je lui dis : « Ca ne m’intéresse pas. Je ne veux pas faire d’alliance avec toi. Je ne veux pas faire une alliance contre Chirac sur le critère de l’âge. Cela ne me ressemble pas. Alors, tu fais ce que tu veux, mais moi, je ne le ferai pas." Depuis, en effet, il y a comme un froid entre nous… »


    « Discussion amicale ». Jacques Chancel, contacté lundi par « Sud Ouest », confirme : « C’était en février 2004, dans ma maison d’Adast, en dessous de Cauterets. Nicolas était à la maison pour quelques jours, avec toute la famille, Cécilia et les enfants. Après le café, je les ai installés dans notre bibliothèque. Nicolas souhaitait que je reste. J’ai refusé. Après deux heures de discussion, ils se sont quittés. » Des tensions auraient-elles émaillé cette rencontre ? « On avait l’impression que la discussion avait été de bonne qualité et amicale, s’étonne Jacques Chancel. Nicolas, qui est resté huit jours à la maison, ne m’a pas du tout parlé de ça… »


    Propos publics. Ces propos, François Bayrou les a tenus devant une assemblée d’une quinzaine de personnes : cinq lecteurs, cinq journalistes, quelques observateurs invités. La veille de la publication de l’interview, vers 19 heures, François Bayrou a expressément demandé qu’ils ne soient pas utilisés, qu’il s’agissait selon lui de « propos off ». Nous avons choisi, ce jour-là, la voie de la conciliation.
    Aujourd’hui, ces confidences prennent tout leur sens. Elles éclairent, avec intensité, le fossé qui sépare les deux hommes. « Il faut mettre l’Etat à l’abri des connivences », écrit François Bayrou dans son livre programme « Projet d’espoir ». Ses propos tenus à « Sud Ouest » le 16 mars nous offrent aujourd’hui un décryptage inédit.

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  17. Jaures

    25 avril 2007

    A David: Je vous trouve un rien peremptoire. Tout d’abord les 2 candidats en tête en 1974 avient fait mieux que Sarkozy (43,25 % pour Mitterrand, 32,60 pour Giscard). Ensuite, si Sarkozy a fait un tel score au 1er tour c’est en grande partie au détriment de Le Pen qui était, dans les sondages, crédité de 13 à 17%. Je pense que les 31,2% vous éblouissent quelque peu. "Trop de lumière empèche de voir comme les ténêbres" écrit Charron. Le résultat de l’élection est donc une équation à 2 inconnues: comment se reportera l’électorat de Le Pen et quid de celui de Bayrou. En ce qui concerne le premier, tout dépendra de l’impact du message du vieux chef: on sait que son électorat est plutôt discipliné. Quel sera dés lors l’impact d’un appel, probable, à l’abstention ? Pour Bayrou, l’électorat semble plutôt pencher à gauche mais cela peut évoluer. On sait qu’en 1981, tout s’est finalement joué lors du débat télévisé où l’arrogant Giscard avait déçu l’opinion. Mme Royal, largement sous-estimée depuis 6 mois par ses camarades et ses adversaires ne risque- t-elle pas de créer la surprise ?

    Ceci dit, si vous ètes si sur de l’élection de Sarkozy, ne vous déplacez pas. Qu’avez-vous à perdre ?

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  18. jojo

    25 avril 2007

    J’ai lu avec intérêt l’article de Mr Dumait et le commentaire de Mr David.
    Sur le plan de l’arithmétique, de la comptabilité il n’y a pas de commentaire particulier à faire tant les chiffres démontrent à l’évidence que l’élection ne peut échapper à Mr Sarkozy.
    Encore que si on imagine et ce n’est pas absurde un report des voix de Mr Bayrou plus favorable à Mme Royal qu’à Mr Sarkozy, et l’excellent score réalisé par Mr Bayrou montre à l’évidence qu’il le fut sur un socle de voix de centre gauche, et si on imagine que 1/5ème des voix du Front National aille à Mme Royal, le rapport de force devient largement plus équilibré que les chiffres ne semblent le montrer. Et l’élection risque de se jouer sur 2% de l’électorat qui peut tout faire basculer. Le dernier sondage publié par le Figaro semble aller en ce sens, 51-49 pour Mr Sarkozy on est loin de la prévision de 54 % avancée dimanche soir.
    Le deuxième tour est une nouvelle élection où mine de rien, au delà de l’arithmétique comptable, les compteurs d’une certaine façon sont remis à zéro. Il faut à nouveau convaincre et, on peut le regretter (et j’en suis) séduire.
    Un nouveau rapport est à établir avec l’électorat. Une nouvelle campagne est à faire et même si Mr sarkozy part avec un avantage réel, pour autant l’élection n’est pas pliée comme semble l’indiquer Mr David dans son commentaire.

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  19. Marc

    25 avril 2007

    Bonjour.  A David 972,je partage ton analyse, mais moi, je vois Sarko avec plus de 56% des voix ! Je veux croire que les jeunes Français, sont moins cons que leurs anciens, et qu’ils comprendront que leur avenir, n’est pas dans le socialisme, qui mènera  ce pays à la ruine, cette fois pour longtemps ! Pour moi personnellement, mon avenir il est derrière moi, mais pas pour la jeunesse, j’espère qu’ils ne seront pas obligés, comme l’a fait l’une de mes filles, chercheur de haut niveau, partie aux Etats-Unis, car mon pays n’avait pas de politique de recherche digne de ce nom ! Ce sont des centaines de milliers de cerveaux qui s’expatrient, faute de trouver des débouchés dans leur pays ! Certes, Sarkozy n’est pas ce que j’espèrais, mais je voterai pour lui sans la moindre hésitation .

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  20. David972

    25 avril 2007

    Alain Dumait, êtes vous de gauche? En tout cas, si tel n’est pas le cas, cela ne sent clairement dans votre analyse. Alors je viens y mettre un peu de réalisme!

    D’abord, jamais un candidat n’a obtenu autant de voix (plus de 11 millions) au premier tour de l’élection présidentielle et avec une participation telle! Cela montre clairement un vote d’addhésion.

    Ensuite, avant les élections, les socialistes étaient clairs : un écart de plus de 4 points signifieraient que l’élection est plié… Ce n’est pas moi qui l’ai dit mais les socialistes eux même. Or, Sarkozy a plus de 5 points d’avance sur Royal…

    Ensuite, les sondages peuvent dire ce qu’ils veulent, ils ne détiennent pas fondamentalement la vérité. Une analyse politico-économique qui a déjà fait ses preuves montre que le résultat ne fait pas de doute. Avec cette méthode, il a été possible de prédir sans se tromper l’élection sans majorité de Merkel, l’élection et les réélection de Tony Blair, l’élection juste de Prodi, l’élection juste et la réélection facile de Bush fils, l’élection et la réélection faciles de Clinton, l’élection et la réélection de Chirac, l’élection et la réélection de Koizumi, l’élection et les réélections de Howard, l’élection et la réélection de Lula…

    Ainsi le résultat ne fait pas de doute : Sarkozy sera facilement élu le 6 mai avec au strict minimum 51,5% des suffrages et au maximum strict 54,5% des suffrages. Cette prévision se fait sur les prévisions de particpation équivalente au second tour d’élections précédentes. Or, il semble que le second tour devrait se faire sur une participation ‘normale’. Mais même avec un record de participation, cela ne changera pas grand chose. Le record de participation en 2004 a-t-il changé quelque chose à la réélection triomphale de Bush fils? Non!

    Cette prévision est basée sur l’analyse avérée que l’électorat s’appuie toujours sur le bilan économique (et principalement en matière d’emploi) de la majorité sortante pour la juger car l’électorat sait que les promesses ne sont en général pas tenues. De fait, on remarque que, sauf circonstances particulières (scandales…), la majorité en place est toujours reconduite si la courbe du chômage baisse constamment dans l’année de l’élection et inversement si la courbe du chômage remonte. Or, le chômage se situe à 9% actuellement (je mets ce chiffre pour mettre tout le monde d’accord…). Or, il était à 10% au moment de la prise de fonction de Villepin… Mieux, si le chômage de 8,4% est sous-estimé, celui de 10% l’était autant! Le chômage a donc bien baissé significativement!

    De fait, l’électorat mettra immanquablement cette baisse au crédit de la majorité sortante et donc de Sarkozy! L’élection présidentielle française est donc bien jouée d’avance, sauf peu probable mais possible accident de parcours grave.

    Donc il faudra vous y faire : Sarkozy sera élu avec 53% des suffrages exprimés, avec une marge d’erreur de plus ou moins 1,5%!

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  21. Anonyme

    24 avril 2007

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