Pour sortir du marasme : libertés et responsabilité

Posté le avril 17, 2013, 10:35
6 mins

Pendant que le pouvoir nous distraie avec ses pathétiques mesures de « moralisation », pendant que M. Hollande joue les vierges effarouchées de­vant l’affaire Cahuzac, l’économie française ne cesse de s’enfoncer dans le marasme.

Certes, ce marasme est, pour une part, dû à la crise économique mondiale. Mais une autre part, et majeure à mon sens, tient au fait que le socialisme est incrusté dans nos lois, nos médias, et nos esprits.

D‘ailleurs, la crise mondiale elle-même est due, pour l’essentiel, à une logique typiquement socialiste : les fameuses « bulles » sont liées au fait que le capitalisme repose aujourd’hui majoritairement sur le crédit, et non plus sur l’épargne.

M. Madoff avait beau officier à Wall Street, supposé le cénacle de « l’ultra-libéralisme », il n’en était pas moins un pur socialiste, puisqu’il considérait que le droit de propriété n’existait pas et qu’il suffisait d’annoncer la croissance pour qu’elle arrive. Exactement comme M. Hollande…

Pour sortir de l’impasse, il n’y a pas 36 solutions : il faut se retrousser les manches, se remettre au travail, et, pour cela, exiger qu’on nous laisse jouir des fruits de notre travail.

Ce qui m’est le plus pénible dans l’ambiance actuelle, c’est d’entendre des gens, dont chacun sait que la moralité est plus que douteuse, nous donner des leçons de morale, tout en piquant tranquillement dans nos poches – et en annonçant qu’ils vont intensifier les razzias !

La réalité, c’est que l’affaire Cahuzac révèle une nomenklatura totalement débauchée, considérant que le peuple français est tout juste bon à suer pour lui offrir le train de vie qu’elle exige.

Jean-Louis Caccomo, l’un de ces rares universitaires qui assument tranquillement d’être favorable aux libertés économiques, nous offre l’antidote, dans ce petit ouvrage très accessible.

À vrai dire, nous le connaissons bien, cet antidote : il suffit de faire exactement l’inverse de ce que font Hollande et son équipe. Mais, hélas, la droite ne dit pas, ou pas suffisamment, qu’elle ferait l’exact inverse de Hollande et son équipe.

Le principe de base de toute science économique, nous rappelle Caccomo, c’est que la perfection n’est pas de ce monde. Le marché n’est pas une espèce de dieu tutélaire auquel les libéraux sacrifieraient rituellement, mais il est la possibilité offerte d’évacuer les erreurs et de donner leurs chances aux bonnes solutions. L’auteur affirme même, avec humour : « Il faudrait être naïf ou imbécile pour affirmer que le capitalisme ou l’économie de marché constituent un modèle parfait. »

Non, la perfection n’est pas de ce monde. Et les socialistes, qui nous an­noncent la société parfaite, nous mentent.

Une fois que l’on a compris cela, on comprend pourquoi il est sage de laisser le moins de pouvoir économique possible à l’État (y compris de pouvoir monétaire). On ne peut, parfois, pas faire autrement, mais cela ne doit toujours être qu’un moindre mal. Ainsi serait-il judicieux de laisser jouer la concurrence en matière monétaire, avec l’or notamment. Nous verrions en un clin d’œil que les États dits « développés » sont de véritables faux-monnayeurs…

Un autre principe de base de la science économique, c’est que la plupart des biens sont rares. Et qu’il faut donc choisir. Là encore, c’est l’exact inverse de ce que font les socialistes de tout poil (y compris quand ils sont estampillés « de droite » !) : ils refusent de choisir (ils veulent à la fois rester une grande puissance et offrir à la terre entière la Sécu, l’enseignement, la nourriture, un toit, etc.). Et donc ils s’endettent dans des proportions vertigineuses.

Ou plutôt, ils nous endettent. Puis­que, par ailleurs, c’est nous qui payons leurs bêtises. Ils violent ainsi encore une autre règle de base de la science économique et, plus simplement, de toute vie en société : il faut assumer les conséquences de ses choix. Sans quoi on n’est pas un adulte, mais un adolescent. Il est vrai que la société fondée sur les contre-valeurs de 68 refuse précisément l’âge adulte…

Sortir du marasme est possible. On connaît les solutions. Nous n’attendons plus que des hommes ayant le courage de les proposer et de les appliquer !

Acheter en ligne : http://www.les4verites-diffusion.fr/home/212-le-modele-francais-dans-l-impasse.html

11 réponses à l'article : Pour sortir du marasme : libertés et responsabilité

  1. quinctius cincinnatus

    22/04/2013

    le délire, c’est comme une avalanche, rien ne l’arête et ça emporte tout sur son passage,… jusqu’à ce qu’il n’y est plus d’énergie dynamique
    Madoff, socialiste, laissez moi rire … !
    Un escroc comme bien d’autres ( Stavisky pour n’en citer qu’un seul et célèbre ) , qui a profité de l’esprit cupide des épargnants gogos

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  2. BRENUS

    21/04/2013

    Mr Hans….., SVP, ne dites pas de mal de ce Bergé qui propose avec bonté d’offrir des revenus à des dames qui loueraient leur ventre comme d’autres leurs bras. Une forme d’aide par une forme de travail en quelque sorte. N’est ce pas généreux de la part de cet honnete homme, grand orientateur d’opinion?
    Si vous n’êtes pas convaincu, voyez joraisse qui saura vous convaincre, n’en étant pas à une co..erie près. Manipulateur, menteur, profiteur : un vrai socialiste!

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  3. Jaures

    21/04/2013

    « madoff a vécu en parasite sur le travail des autres comme tout bon socialaud » écrit Jean-Pierre.
    Donc, selon vous, les héritiers et les rentiers seraient tous socialistes. Il faudrait les en informer car je doute que beaucoup aient jamais glissé un bulletin socialiste dans l’urne.

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    • HansImSchnoggeLoch

      21/04/2013

      Jaures, vous ne pouvez nier que les socialistes vivent sur le dos des autres. Ils considèrent l’argent public comme leur dû.
      Le membre le plus important du gouvernement actuel a-t’il déjà fichu quelque chose de positif dans sa vie à part faire des gosses?
      Même son ex le traite de mou et de bon à rien.

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      • Jaures

        22/04/2013

        Hans, si tous ceux qui vivent de l’argent public sont des profiteurs, qui ne l’est pas ? Car aux politiques, il va vous falloir ajouter les fonctionnaires et les salariés du public. Puis les entreprises qui reçoivent des subventions (60 milliards d’aides aux entreprises chaque année). Puis celles qui profitent des marchés publics: bâtiment, entreprises d’armement, …
        Puis les PME, commerces et services auprès desquels se fournissent les mairies…
        Bref, Tous comptes faits, qui ne profite pas de prêt ou de loin de l’argent public ? Vous ? Cherchez bien.

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      • quinctius cincinnatus

        22/04/2013

        s’il n’y avait eu que les socialistes pour tondre le contribuable, nous aurions alors connus des périodes de répit !

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  4. Jaures

    18/04/2013

    « M. Madoff avait beau officier à Wall Street, supposé le cénacle de « l’ultra-libéralisme », il n’en était pas moins un pur socialiste » écrit GdT.
    Ben voyons ! Madoff prônait une meilleure répartition des richesses, l’égalité des chances, le développement des services publics, …
    Celui qui, selon l’auteur de cet article, « considérait que le droit de propriété n’existait pas » possédait notamment des maisons à Palm Beach en Floride et en France, à Antibes, sur la Côte d’Azur. Il était membre du Palm Beach Country Club et possédait plusieurs yachts dont un est baptisé Bull.
    Dans son prochain article, GdT nous démontrera que Reagan était socialiste, tout comme Sarah Palin.

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    • HansImSchnoggeLoch

      19/04/2013

      Le socialiste Jaures à 5 fois le SMIC dans son foyer fiscal se rebelle, n’est pas socialiste n’importe qui!
      Avec € 6 millions de patrimoine Fabius passe encore, Calhuzac lui était déjà un traitre avec ses dizaines de millions. Enfin tant que cela n’était pas connu du public cela pouvait passer, n’est-ce pas Jaures?
      Bergé est lui le mouton de Panurge que l’on peut tondre à loisir et tant qu’il crache au bassinet du PS c’est un bon socialiste.
      Bande d’hypocrites!

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    • quinctius cincinnatus

      19/04/2013

      et vous nous démontrerez, n’en doutons pas , que Fabius, Sapin, et la Ministre des  » vieux  » , dont j’ai oublié jusqu’au nom marital, etc … ne sont pas …socialistes ?

      être un escroc ou un milliardaire, ne semble pas être incompatible avec une  » passion toute religieuse  » pour le  » socialisme « 

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    • Jean-Pierre

      20/04/2013

      Bein oui jaujau madoff a vécu en parasite sur le travail des autres comme tout bon socialaud…cqfd

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  5. quinctius cincinnatus

    17/04/2013

    Je vois, avec plaisir, que Monsieur de Thieulloy reprend mon message martelé inlassablement depuis quelques mois sur les blogs, sans en rien changer pas même l’orthographe :

    LIBERTES ***- ET RESPONSABILITE

    *** et au pluriel s’il vous plaît !

    Pour autant, je m’inquiète que  » certains  » de ses journalistes semblent demeurer  » inexpugnables « , de véritables  » vaches sacrées » …

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