Pourquoi je ne vote pas

Pourquoi je ne vote pas

Depuis le temps, vous le savez, je ne vote pas !

Je vais m’efforcer de vous expliquer pourquoi.

Voici, en désordre, quelques arguments mal exprimés.

Défendre le pays, assurer l’avenir de nos enfants. Défendre nos valeurs, la religion, etc. OK, je suis d’accord, ça part d’un bon sentiment, mais c’est le premier acte qui me bloque : VOTER.

Voter, c’est désigner aujourd’hui celui à qui nous devrons obéir demain !

Voter, c’est dire à un homme (ou une femme) : c’est toi le patron et je t’obéirai.

La démocratie se veut forte par la puissance de la volonté du peuple.

Si on veut ! À la seule condition que ce peuple sache ce qu’il fait en choisissant le « champion » de sa communauté en connaissance de cause.

Quand on embauche, c’est pour remplir une tâche bien précise avec des objectifs et un devoir de réussite pour le bien commun.

Ensuite, on juge le candidat selon ses capacités. Comment les connaissons-nous ? Sur quels critères allons-nous juger de la véracité des infos reçues ?

L’individu ne raisonne pas nécessairement faux sur des bases exactes, il raisonne juste sur des bases fausses (aphorisme de Sainte-Beuve, historien du XIXe siècle).

La démocratie va très bien pour un tout petit royaume comme Athènes (où est née cette « démocratie ») qui n’est pas plus grand qu’une grosse ville d’aujourd’hui et qui restreint le vote aux Athéniens qui peuvent prouver de leurs origines athéniennes depuis plusieurs générations.

Nous sommes loin de ces conditions !

La démocratie moderne est ce fléau doctrinal ou idéologique, cette pyramide inversée et subvertie qui, depuis deux siècles, corrompt la pensée politique catholique.

Le catholique ne doit pas s’en réclamer (lire à ce sujet Gilles Colroy : « Un catholique doit-il être démocrate ? »).

Il est impossible de demander à un peuple de juger et choisir sur des critères préétablis, dirigés et emballés, prêts à consommer.

La France s’est faite avec le règne des rois qui gouvernaient selon la religion catholique. Avec les commandements de Dieu et non ceux des droits de l’homme. Il reste encore aujourd’hui des fruits de cette gouvernance : le social, avec les hôpitaux gratuits partout en France. Le contrôle des malversations avec la création sous St Louis, de ce qui deviendra la « Cour des comptes ». L’aide aux pays sous-développés, regrettée aujourd’hui par ceux-là qui nous ont chassés et à qui, aujourd’hui on demande pardon de les avoir soutenus. L’enseignement pour tous, etc.

On vivait selon des lois pour le bien commun et non pas des lois faites selon notre envie individuelle de vivre.

Il s’agissait du « bien commun », du bien social, celui qui se distingue de la « volonté générale » catastrophique.

La révolution est le fruit du combat du bien et du mal.

Les révolutionnaires sont heureux de nous voir jouer dans leur cour à un jeu auquel nous ne pouvons que perdre. Nous ne savons pas jouer le jeu de cette révolution en participant au parlementarisme qui a toujours été et restera un toboggan nous entraînant inéluctablement vers le bas, vers l’abîme.

La république a été créée pour détruire la famille. Balzac, dit dans la comédie humaine en 1842 : « En coupant la tête à Louis XVI, la révolution a coupé la tête à tous les pères de famille ; aujourd’hui il n’y a plus que des individus. »

L’électoralisme est un miroir habilement manipulé par les antichrétiens car il permet de dompter les masses en leur faisant croire que ce sont elles qui décident. Pour émerger, il faudra toujours plaire à la masse et donc promettre ce qui ne sera jamais tenu. Du pain et des jeux et le tour est joué.

Depuis 1962, nous sommes sous une monarchie élective. Le président aujourd’hui a autant de pouvoir (voire plus) que Louis XVI.

C’est vraiment dangereux !

Pourquoi pas alors une monarchie héréditaire (lire « La France a besoin d’un Roi » du Père Michel Viot) ?

Aucun scrutin démocrate n’a élu un homme digne, indépendant, libre et courageux pour régner avec les valeurs de la foi catholique, celles-là mêmes qui ne souhaitent que le bien de ses sujets.

Voilà pourquoi je reste fidèle aux engagements de mon baptême : je suis catholique, je ne peux servir deux maîtres que tout oppose. Je ne vais pas rajouter à mes nombreuses fautes celle de parjure.

Voilà pourquoi je ne vote pas !

Pierre Collet

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(1) Commentaire

  • quinctius cincinnatus Répondre

    vous serrez donc dans l’ obligation, un jour ou l’ autre , d’ obéir à  » ceux  » qui n’ ont AUCUNE de vos  » valeurs  » !

    25/07/2021 à 14 h 13 min

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