Prisons ou camps de détention ?

Prisons ou camps de détention ?

La France butte depuis des années devant le déficit de quelques dizaines de milliers de places de prison, prétexte usé jusqu’à la corde pour excuser la défaillance de l’État.

Or, entre l’armistice de juin 1940 et le milieu de l’année 1941, l’Allemagne a fait face au problème de l’hébergement des prisonniers de guerre français.

L’effectif initial est de 29 000 officiers et 1 900 000 sous-officiers et soldats, soit environ 10 % de la population masculine française.

Il nous faut admettre que, avant que se soit écoulée une année, entre 1940 et 1941, l’organisation militaire allemande a réussi le tour de force d’héberger tous ces prisonniers en respectant les articles de la Convention de Genève du 27 juillet 1929 et sans que la croix Rouge Internationale ne relève de manquement jusqu’à la fin des hostilités en mai 1945.

À la fin de la guerre, l’effectif total communément retenu était encore d’environ 950 000 prisonniers de guerre français.

Certes, le confort dans les Oflag et les Stalag était rudimentaire, mais ne pourrait-il pas être suffisant pour nos prisonniers de droit commun ?

Ne peut-on trouver en France métropolitaine ou en outre-mer un nombre de sites convenables comparables à ceux que l’Allemagne avait improvisés en quelques mois pour près de deux millions de prisonniers répartis entre 49 0flag et 54 Stalag ?

Le personnel et l’intendance disponibles pour assurer le fonctionnement de ces camps par l’armée allemande pendant les cinq années de guerre étaient-ils plus disponibles que ceux de l’administration française en temps actuel ?

N.B. Aucun rapprochement n’est imaginable entre les données concernant le traitement des prisonniers de guerre par la Wehrmacht et les conditions monstrueusement inqualifiables régnant dans les camps d’extermination du régime nazi.

La comparaison suggérée ci-dessus ne concerne que l’organisation carcérale respectant les règles humanitaires élémentaires en la matière.

Paul Guéneau

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(1) Commentaire

  • temoavoufoutir Répondre

    Ach so ! Enfin une reconnaissance de notre « deujtsche qualitat » . Danke shon . signé : un descendant de la légion Charlemagne.

    29/03/2022 à 15 h 56 min

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