Réformes : lettre ouverte à Emmanuel Macron

Réformes : lettre ouverte à Emmanuel Macron

Monsieur le Président de la République,

Pour vous faire élire, sans parler du contexte, vous avez réussi un prodige : faire croire aux Français – même ceux qui vous étaient hostiles – que vous alliez faire les réformes qu’ils attendaient ! Et ce, dans tous les domaines (ou presque).

Le soir de votre « sacre », vous êtes parvenu à donner l’impression que la France allait redevenir digne de faire revenir tous ceux qui l’ont désertée depuis 1981 : « Nec pluribus impar », selon la devise célèbre de Louis XIV !

L’attitude la plus commune de vos adversaires fut, à l’époque, résumée ainsi : « Pour le bien de la France, laissons-lui le temps de faire ses preuves. »

Même Mitterrand n’avait pas eu droit à cet égard.

Une trentaine de mois s’est écoulée, et les douze derniers ont eu des airs de Fronde, de jacquerie, et maintenant de franche révolte.

Un comble : tout va mal « en même temps » !

L’économie va de mal en pis, les prélèvements nous ont hissés au plus haut de tous les niveaux au monde, les libertés se rabougrissent au nom d’une sécurité qui est devenue peau de chagrin, l’égalitarisme forcené (façon Corée du Nord !) a remplacé l’égalité, le système de santé que « le monde entier nous enviait » survit en phase terminale, etc.

Bref, la France coule et les inondations automnales actuelles n’en sont qu’un avant-goût.

Même les journalistes qui vous « ciraient les pompes » plus vite que leur ombre se font plus modestes, discrets ou, pour les admirateurs les plus inconditionnels, attentistes.

Même un Jupiter, pour parvenir au succès, doit savoir changer de stratégie et de tactique.

Il est devenu urgent de tenir compte des changements exigés par les (premières) manifestations des Gilets jaunes : diminuer fortement les prélèvements (tous les prélèvements).

Avez-vous entendu ces entrepreneurs de travaux publics qui hurlent que l’État est prêt à ruiner les entreprises pour conserver son train de vie ?

Les exemples de cette exaspération sont multiples et devenus violents.

Cela vous forcera à réaliser enfin de véritables économies (relisez vos promesses électorales).

En même temps, il est obligatoire d’écouter ces banlieues qui n’en peuvent plus de l’insécurité quotidienne, de vivre dans une autre culture que celle de nos pères, de subir le harcèlement par le dogme d’une religion cherchant la domination politique.

L’intégration est un échec (même le précédent roi du Maroc l’avait parfaitement expliqué dans une interview qui a fait le buzz).

En même temps, cette perpétuelle lutte des classes fait dire de la France qu’elle est le dernier État communiste et qu’il n’y a plus qu’à attendre encore quelques petites années avant sa chute. L’URSS dura un peu plus de 70 ans. Or, nous aussi, nous approchons des 70 ans de « gaullisme ». Alors ?

Ne prenons qu’un seul exemple :

la comédie dramatique qui se déroule depuis le 5 décembre sur fond de changement du système des retraites.

Les syndicats veulent se refaire une santé grâce à ce thème et sont prêts à ruiner un peu plus la France. Sur votre dos et le nôtre. Bien sûr, au nom d’un toujours meilleur service public !

Dans ce but, ils cherchent tous les moyens de rallier les éternels « idiots utiles ».

Il est évident qu’un référendum permettrait aux Français de dire, si, oui ou non, les « régimes spéciaux » de ces pauvres exploités des diverses fonctions publiques et assimilables, doivent survivre. Et, surtout, doivent continuer à être financés par les impôts de ceux qui ont la « chance » de subir ces grèves incessantes, ou cette gabegie de retraites versées à des centenaires vivant en pays étranger.

Si votre équipe de communication est à la hauteur de celle que vous aviez pour être élu, vous aurez peut-être la possibilité de vous faire réélire pour un deuxième mandat.

Recevez, Monsieur le Président, l’assurance que le bien de la France vaut plus à mes yeux que la survie politique d’un Jupiter, aussi modeste soit-il devenu.

Partager cette publication

(3) Commentaires

  • quinctius cincinnatus Répondre

    nous savons tous que LE problème d’ Emmanuel Macron c’ est d’ ABORD lui-même et très secondairement ses partisans que j’ ai de bonnes raisons de croire qu’ il méprise tout autant que n’ importe qui d’ autre et … je sais de quoi je parle ( ceci dit pour devancer les insinuations bienveillantes que ‘ d’ aucun ne manqueraient pas de me faire ! )

    22/12/2019 à 17 h 20 min
  • Pierre-Jean Répondre

    @Pierre Chapelle,
    Je trouve que vous avez beaucoup d’égards à l’endroit de Macron. Il n’y a rien à obtenir, ce que vous semblez espérer de façon bien incompréhensible, de cet usurpateur et de ce cuistre.

    20/12/2019 à 12 h 57 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    toujours intéressant de lire les  » 4 Vérités  » on y apprend ce qu’ il ne faut surtout pas faire

    17/12/2019 à 12 h 17 min

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Vous venez d'ajouter ce produit au panier: