Réformes avortées et espoirs trompés

Réformes avortées et espoirs trompés

Dominique Strauss-Kahn continuera de briller en tête des sondages tant que la presse parlera de lui, et surtout tant qu’il se retiendra, lui, de parler.

Il est vrai qu’il n’a pas besoin de se présenter puisqu’on nous le présente comme le rassembleur providentiel d’une gauche modérée et d’une droite qui l’est encore plus. Et, à titre de compétence suprême, comme l’interlocuteur permanent des plus grands dirigeants de la planète.
On taille ainsi à DSK un costume de présidentiable sur mesure, alors qu’à la tête du FMI, il n’a eu qu’à endosser sans effort le costume sur mesure du parfait socialiste, sa tâche consistant à redistribuer les richesses créées par d’autres !

Estimons plutôt à sa juste valeur ce remarquable entraînement, cette formidable préparation à présider et orienter la généreuse destinée de notre nation prodigue, et souvenons-nous en passant que, si Martine Aubry fut le maître d’œuvre enragé des 35 heures, il en a été le véritable instigateur.

Ne pourrait-on pas dans la situation préoccupante qui est la nôtre chercher ailleurs de meilleures aptitudes pour occuper la fonction présidentielle en 2012 ?

La « Royale » leçon de 2007, devrait nous retenir de fabriquer de toutes pièces des « présidentiables » dont il n’y a pas grand-chose d’autre à espérer dans l’immédiat que la remise en selle momentanée d’un parti socialiste fondamentalement anachronique et obsolète.
Et pour quoi faire, sinon pour pimenter des compétitions qui n’ont d’autre intérêt que les supputations de nos innombrables exégètes politiques ?

DSK 60 %, Sarkozy 40 %, est-ce bien la question ? N’est-elle pas plutôt de voir comment on est passé de l’espoir aux attentes trompées par la voie des réformes tronquées ?

La plus évidente mesure de sauvegarde des universités, la sé­lection, a été abandonnée d’emblée.
La réforme des retraites, dans un climat d’égalitarisme quasi mystique, a pérennisé la distorsion ahurissante entre les régimes de la fonction publique et du privé.

On se contente de ne pas renouveler un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique alors qu’en supprimant 30 % des emplois de la fonction publique, on serait encore en sureffectifs par rapport à tous nos concurrents.

On supprime ces renouvellements de postes dans la fonction publique d’état alors que nos collectivités continuent à pratiquer l’embauche clientéliste à tour de bras.

Alors, qu’espérer pour 2012, une bataille Sarkozy-Strauss-Kahn ou l’union de toutes les droites ?

Jean-Louis Villard

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(3) Commentaires

  • HOMERE Répondre

    DSK est un bluff…comme les autres,il ne possède pas de solution aux problèmes insolubles des français;personne d’ailleurs ne s’en prévaut sauf que de rêver à on ne sait quelle utopie qui ferait que demain on raserait gratos.Les mythes comme les réalités se heurtent aux comportement des individus qui,comme chacun sait,veulent le coté pile et le coté face pourvu que ce fusse le bon…alors DSK ? bof !

    21/11/2010 à 19 h 05 min
  • GUS Répondre

              …et  3 —  Sa femme, me semble-t-il, n’en a pas envie. Je ne la vois pas s’emmerdant à l’Elysèe…

    20/11/2010 à 18 h 19 min
  • CHIALOSA Répondre

    DSK ne se présenera pas ! Et cela pour deux raisons majeures :

    1 – Il a une situation extraordinaire comme DG du FMI et il serait facilement réélu à son poste.

    2 – C’est un homme très intelligent qui sait qu’il ne pourra pas rassembler toute la gauche. Le voyez-vous passant des accords avec Melenchon, Besancenot ou Buffet ?

    Il fera la même déclaration qu’un certain " Monsieur" Jacques Delors dont on se demande ce que sa fille a pris de lui !

     

    19/11/2010 à 17 h 52 min

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