Les Républicains : combien de divisions ?

Posté le octobre 24, 2017, 12:16
6 mins

Jean Rouxel titrait son éditorial du 29 septembre : « Sénat : claque pour la gauche ». Mais cette claque n’empêchera pas la gauche de dicter ses orientations au sein de l’État, via Emmanuel Macron et ses adeptes LREM.

Certes « LR et divers droite » ont gagné une trentaine de sièges, mais pour en faire quoi ?

On pourrait interpréter le sigle LREM de la façon suivante : LR + EM = LREM avec LR (Les Républicains) en tête par préséance, tandis que le chef d’état-major, Emmanuel Macron, chef de gauche tire maintenant les ficelles de gauche, mais de droite aussi.

Car Emmanuel Macron est, il faut le reconnaître, un fin politique machiavélique, surpassant même en la matière, et en la manière, François Mitterrand, puisque ce dernier a mis plus de temps que lui à accéder au trône de la République.

On se rappelle également qu’il avait finalement fortement af­faibli le PC en prenant des com­munistes au gouvernement et, comme on le voit déjà, Emmanuel Macron à son tour, en prenant des LR dans son gouvernement contribue à créer une déshérence dans ce parti de droite qui s’est trop longtemps cherché (UDR, RPR, UMP, LR…et quoi ensuite ?), parce qu’il n’assume pas ses convictions de droite.

De son côté, le PS a été naturellement phagocyté.

Droite ou gauche, ça ne veut plus rien dire. Et c’est en partie pour ça que rien ne va, à commencer par le rejet grandissant de la classe politique par l’ensemble de l’électorat devant trop de scandales, trop d’opacité, trop d’incapacité, trop de gaspillage de l’argent public, trop de déclarations oiseuses à gauche comme à droite.

Ceux qui devraient inspirer le respect, d’être des modèles désintéressés travaillant pour l’intérêt général, commettent de plus en plus d’abus côté aspirations par trop intéressées et par trop frauduleuses même.

Un récent reportage sur France 2 nous a éclairés sur les pratiques abusives de sénateurs de droite qui, par le canal de la création d’une association, ont « détourné » de l’argent public.

Lors de l’affaire Fillon, plutôt que de faire profil bas et de prendre très vite des décisions salutaires, le parti LR a persisté dans l’erreur en ne désignant pas vite un autre candidat, avec, parmi d’autres raisons pas très valables, l’idée que, dans le camp opposé, on trouvait des faits analogues.

Mais, à gauche, les affaires qu’on ne compte plus, ont, grâce à la presse dans l’ensemble partisane, un retentissement plus léger.

Droite ou gauche, ça ne voulait plus rien dire quand des personnalités LR ont lâchement quitté les rangs des camarades pour se mettre au service de celui qui avait lui-même fait œuvre de traîtrise envers le camp qui l’avait hissé à la notoriété.

Qui connaissait Emmanuel Ma­cron avant qu’il soit recueilli par le PS ?

Maintenant, les membres de la droite, après leurs échecs successifs à la présidentielle et aux législatives, après le départ de quelques déserteurs, se devraient, pour être un minimum crédibles, de serrer les rangs.

Leur mini-remontée au Sénat est finalement peu significative quant à leur avenir sur l’échiquier politique.

Seulement, c’est à nouveau l’erreur, une grave erreur, que de partir à nouveau divisés.

Il n’est que de voir à l’intérieur du parti LR, les mouvements divers qui sont récemment éclos : Libres, Sauvons la droite, Droite forte, Nouveaux Républicains, Populaires, Audacieux (le dernier en date, à ma connaissance), sans parler des renégats de la Droite constructive qui travaillent pour la gauche.

Comme je l’ai lu récemment, il y a une « épidémie de mouvements ». Et la multiplication des mouvements, c’est la division assurée.

Ainsi Christian Estrosi, qui vient de créer le mouvement des Audacieux, semblerait vouloir demander l’exclusion de Laurent Wauquiez qui a, actuellement, le vent en poupe, car il le trouverait trop à droite.

Chantage également chez d’autres. En effet, si Laurent Wauquiez était élu à la tête de LR, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand ont menacé de démissionner du parti. De même que Christian Estrosi.

La division, c’est la soustraction future dans les urnes qui sera visible à la prochaine consultation électorale.
La déconstruction de LR est « En Marche », aujourd’hui plus que jamais !

5 réponses à l'article : Les Républicains : combien de divisions ?

  1. Gérard Pierre

    26/10/2017

    La gauche institutionnelle s’est officiellement effondrée en mai et juin derniers.

    Dieu soit loué ! …… c’est une première étape !

    La Droite aussi s’est effondrée me direz-vous, quoi que dans une moindre proportion ! …… disons plutôt qu’elle s’est infléchie !

    En revanche, le paysage audiovisuel n’a quasiment pas changé ! … tout au plus a-t-on déplacé Pierre pour le mettre où se trouvait Paul et amener Ginette à quitter ses fourneaux le remplacer !

    Et les mêmes continuent à inviter complaisamment les battus, comme s’ils avaient encore de la substance à livrer, … les taquinant tout au plus sur leur échec !

    Et ça s’en donne à cœur joie sur les hérauts de la Droite dont l’océan ne semble pas suffisamment pourvu d’eau pour les noyer tous !

    C’est cet agglomérat médiatique visqueux que la Droite devra prioritairement neutraliser si elle entend se régénérer et proposer à l’électorat français, …… [que tout porte à croire majoritairement de Droite], …… un programme conforme à ses attentes :

    – Stop à l’immigration subsaharienne,
    – Contrôle des prêches dans les mosquées et renvoi au pays des imams non ‘’républicains‘’,
    – Restauration des valeurs judéo chrétiennes ancestrales de la France,
    – Remise en cause du fonctionnement des institutions européennes,
    – Abrogation de toutes les lois liberticides dans le domaine entrepreneurial,
    – Restauration et renforcement de l’autorité des représentants de l’ordre public,
    – Remise à niveau significative de notre défense nationale et modernisation de ses moyens,
    – Réintégration de la magistrature dans sa vocation strictement limitée : appliquer la Loi votée par le législateur ! … rien que la Loi, mais toute le Loi !
    – Audits de toute l’institution ‘’éducation nationale‘’, … l’un portant sur l’aspect financier (ressources et emplois de ces ressources), … l’autre sur le contenu des programmes d’enseignement de français, d’histoire, d’économie, de philosophie, et de langues (vivantes et mortes),
    – Etc, …

    En d’autres termes, …… commencer par remettre les journalistes à leur place en leur rappelant systématiquement qu’ils doivent se positionner humblement et strictement en interviewers et non en censeurs islamogauchistes !

    Avec toutes les grandes schness qui traînent sur les plateaux de télévision, ce n’est pas gagné d’avance !

    Bon courage à monsieur Wauquiez.

    Répondre
  2. BRENUS

    25/10/2017

    Les LR se noieraient dans un verre d’eau. De plus ils sont totalement aveuglés comme des lapins dans les phares d’une voiture la nuit. Même ceux dit « intellectuels » ou au moins fortement titrés sentent leur sphynctère anal se relacher dès que le moindre gugusse gaucho les comparent aux fachos ou prononce le nom de sens-commun. Les pires ordures de gauche qui pratiquent abondamment l’inversion accusatoire les font se pisser dessus à la demande et leur enlèvent toute combativité et dignité. Quelle pitié. Durant cette période la macronite aigue sévit de mieux en mieux : le pompon peut être adressé à Castagner qui va prendre la tête du nouveau parti (ex socialo dégagé de son parti) qui pousse le lèchage de babouches et de Q à un point de flagornerie et de déclaration d’amour à Macron incroyables. Il ne reste plus qu’à lui proposer une pipe pour atteindre l’extase. Relisez ses déclarations, c’est pitoyable. On se croirait avec un griot africain qui encense tellement son ministre que cela vous fait rire aux larmes. Jupiter semble apprécier montrant ainsi sa fatuité alors qu’il devrait calmer son caniche en chaleur pour ne pas se ridiculiser.

    Répondre
  3. quinctius cincinnatus

    25/10/2017

    Sarkozy, ce pur ( sic ) produit du milieu politique parisien, avait  » débauché  » , croyait il , des personnalités de la société ( dite ) civile … parisienne et … de gauche bien entendu ; Macron lui  » embauche  » des politiciens ( dit ) de droite ; le jour où un parti comptera sur les siens et uniquement sur les siens alors on pourra peut être lui accorder un tout début de confiance … Wauquiez a raison il faut … déblayer … les gravats , avant de reconstruire

    Répondre
  4. quinctius cincinnatus

    25/10/2017

     » combien de divisions ?  » … cela dépend du sens que l’ on donne à ce mot ! dans tous les cas, la scène de l’ exclusion des  » insoumis – constructifs  » est, elle, particulièrement grand-guignolesque

    Répondre
  5. quinctius cincinnatus

    24/10/2017

    Emmanuel Macron a simplement fait le constat qu’ il n’ y avait pas de  » vedette  » politique indiscutable et charismatique dans la pièce de boulevard qu’ était devenue la politique en France avec Hollande… et comme Bonaparte il a saisi l’ occasion … qui pourrait bien le faire à … Droite ?

    Répondre

Laisser un commentaire

  • (ne sera pas visible)