Retraite : l’égalité n’est pas pour demain

Posté le février 21, 2010, 12:00
5 mins

Retraite à 50 ans ! 55 ans ! 60 ans ! Un financement impossible ! Un scandale financier ! Il est utopique de financer 40 ans d’oisiveté pour 40 ans de travail.

1°- Historiquement, les départs en retraite très précoces ont été une manière facile de solutionner les restructurations et le chômage de masse qui en découle : les mineurs, les métallos, les victimes de l’amiante, etc. Ces populations ont des retraites modestes.

2°- Les seniors, éjectés des entreprises à 50 ou 55 ans ont été mis en pré-retraite ou au chômage avec dispense de recherche d’emploi, sans aucun avantage particulier, voire avec des retraites minorées par des revenus en baisse en fin de carrière. Et des pénalités pour manque de trimestres validés.

3°- Les fonctions publiques, au sens large, plus de 120 régimes différents, très opaques pour les non initiés, très discrets sur leurs statuts et divers avantages. Les plus connus concernent les militaires, la police, les marins, la SNCF, la RATP, EDF-GDF, l’Education nationale, les élus, la Banque de France, les hospitaliers, les territoriaux et bien d’autres cas particuliers, aussi nombreux que différents.

Il ne s’agit pas de remettre en cause les retraites en cours, mais de prévoir l’avenir.

Le vrai scandale des régimes spéciaux

Dans le pire des cas, on a vu des jeunes retraités avec 30 ans de service obtenir 30 ans de retraite. Cela n’est pas tenable financièrement. L’équité, l’économie de la France, l’avenir de nos enfants nous commandent de mener les réformes de fond indispensables, dans un esprit républicain qui mette en pratique notre belle devise : Liberté Egalité Fraternité !

Egalité que les syndicats des  secteurs publics refusent avec force à ceux qui financent  80 % de leurs privilèges.

Rappelons aux corporations qui refusent toute réforme de leur retraite qu’un « acquis social » n’est rien d’autre qu’un privilège financé par les autres. Sans le secteur privé, ces corporations seraient en faillite. Reste à savoir si notre république modèle veut défendre l’égalité pour tous ou les privilèges pour certains !

A 50/55  ans, c’est pour nos jeunes retraités « actifs » le début d’une nouvelle carrière, cumul libre pour le public, sous conditions pour le privé. De même pour les pensions de réversion.

L’alignement a minima des régimes spéciaux sur celui des fonctionnaires va maintenir de nombreux avantages à leurs bénéficiaires, par rapport aux futures retraites du secteur privé. L’égalité entre les citoyens français n’est pas pour demain.

Pour conclure, le vrai scandale des régimes spéciaux se situe dans la façon dont ils ont été bâtis. Ils ont été construits avec des impôts spoliateurs et par la déroute financière des entreprises d’État, celle-ci se répercutant à son tour sur le contribuable. Quelles que soient les données scandaleuses des régimes spéciaux, ils reflètent tout simplement la gestion calamiteuse de l’Etat.

8 réponses à l'article : Retraite : l’égalité n’est pas pour demain

  1. nazarian

    03/03/2010

    et bien il faudrais bla,bla,bla, je crois que bla, bla, bla,   combien  30 ANS ?

    mademoiselle,madame,monsieur,

    c’est terminé …..les femmes et les hommes politiques nous meme en bateaux depuis ce temps

    je souhaite la cessation de paiement qui  MALHEUREUSEMENT remettra les compteurs a zero de tous …..

    egaux enfin devant les retraites . 

    encore un extremiste ! NON      attendons  et on verra .

     

     

     

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  2. PIERRE NEGRE-BEUCHAT

    24/02/2010

    Vous faites bien de marteler ces vérités : l’association "Sauvegarde Retraites" se bat comme un diable depuis longtemps dans ce sens, mais c’est le pot de terre contre le pot de fer. Tant pis : continuons à marteler…

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  3. IOSA

    23/02/2010

    Tout à fait d’accord, sauf que cet article semble préconiser un allongement du temps de travail calculer en fonction de l’espérance de vie de tous.

    Mais le fait de vivre de plus en plus vieux, ne veut absolument pas dire que le physique suive……combien de valides agés ? Et encore faut il que la production envisagée, fruit du travail des anciens trouve acquéreur et ce n’est absolument pas le cas dans la crise actuelle et quand bien même, il n’y aurait pas de crise, le simple fait d’inonder le marché d’un amas de production, ne ferait que déclencher une nouvelle crise aux seins des entreprises devenues non concurentielles, sauf à vendre à perte….. donc voué à déposer le bilan sous peu et nous revoilà à la case départ plus endetté que jamais.

    Faut il pour sauver un minimun de retraite aux futurs retraités, euthanasier les plus anciens qui sont déjà à la retraite ? 

    Ou alors et c’est l’évidence même, donner une retraite sous forme de capital et se dire tant pis, les vieux tiendront 10, 15 ans avec et après ils crèveront dans la rue, sauf si :

    1- Ils ont un capital immobilier qui rapporte ou bien qui peut être vendu pour renouveler le capital initial et si ils vivent bien plus longtemps encore…la loi oblige les enfants à subvenir aux besoins des parents, ce qui intègre une charge supplémentaire, voir même une quadruple charge si aucun des parents et beaux parents n’est décédé (cas de l’enfant unique dans les deux couples retraités)

    2- Ils n’ont pas d’enfants……les vieux finissent dans la rue.

    Est ce là le modèle idyllique pour sauver la retraite ?

    Si oui, alors il faut apprendre à ne plus transmettre son patrimoine à nos enfants et vivre en égoïste toute sa vie, car à quoi bon travailler sans relâche et sans but de perennisation de notre existence par le biais de notre descendance si on le laisse rien à nos enfants.

    Si non, alors il faut que cesse tout les avantages de la fonction publique et surtout des priviligiés votant leurs propres retraites et que le mode calcul soit comme pour le privé, à savoir l’impossibilité du cumul des retraites à vie.

    A t’on besoin de taxer les retraités ? A t’on besoin de prélever la tva sur le nécessaire vital des retraités ?

    Supprimons les taxes pour les retraités qui ne possèdent rien ou si peu et déjà ils pourront vivre mieux et coûteront moins cher aux travailleurs.

    Bref, cessons de gaver les plus riches ( l’administration publique) pour enfin donner une fin de vie décente à nos vieux.

    IOSA

     

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  4. gele

    23/02/2010

    merci pour l’info

    Comment  sur les plateaux de télévision, les forums les citoyens de gauche si instruits, si diplômés peuvent ils dire  autant de bêtises, de contre vérités! Sur la situation économique de la France. Sur nos entreprises ! Sur les réformes et cela en étant  très rarement contredits par nos journalistes plus littéraires que matheux !

     

    Profits, entreprises, mensonges, et démagogie des gauches française.

     

    Quand les stars du CAC 40 annoncent des milliards d’euros de bénéfice, la gauche s’empresse de stigmatiser les actionnaires qui se partagent X milliards de dividendes. Mais quand ces mêmes actionnaires perdent 50% de leur capital depuis le 1er janvier 2008, c’est le grand silence. Laisser entendre que les actionnaires s’engraissent sur le dos des salariés est une escroquerie intellectuelle pure et simple, d’autant plus que la plupart des actionnaires sont des petits porteurs dont beaucoup sont salariés de ces mêmes entreprises. Les dividendes ne tombent pas du ciel, ils rémunèrent à juste titre la prise de risque. Ce n’est pas en usant d’arguments fallacieux que la gauche facilitera son retour aux affaires. En rappel les dividendes c’est de 0 à 3 % de rendement. Pas de quoi se goinfrer……. 
     

    La dénonciation malhonnête des profits du pétrolier français est inacceptable. Elle dénote l’esprit anticapitaliste de nos médias toujours très socialistes. Ils oublient de rapporter les gains à la capitalisation élevée de l’entreprise et à la nécessité d’investir pour renouveler ses stocks en cours d’épuisement. En qualité de petit actionnaire, mon investissement s’est soldé par des pertes que j’assume. J’ai bien compris que les bénéfices font des jaloux et des envieux, mais que les déficits sont toujours orphelin sauf pour les contribuables ! bien sur

     

    Dans l’état actuel de notre démocratie, faire des bénéfices ou s’enrichir est toujours considéré comme étant scandaleux.

    Guizot : Enrichissez-vous par le "travail et par l’épargne" Citation aux classe moyennes en 1847 ! Si nous ne voulons pas devenir un pays de pauvres il faut se rappeler que les entreprises a forts bénéfices sont rares en France. Que ses entreprises payes des impôts, distribue des dividendes a leurs actionnaires ( hélas souvent étranger ) que les profits distribués  aux épargnants  payes une deuxième foi des prélèvements , des impôts. Les revenus de l’épargne améliorent les ressources de notre économie par la TVA sur les achats, et les solidarités familiales

     

    Que les employée des entreprises du CAC 40 ont des salaires corrects, qu’ils sont souvent actionnaire de leur entreprise et bénéficie de l’intéressement et de la participation aux bénéfices.

     

    Il est vrai qu’en France on préfère les entreprises publiques, en déficit chronique, subventionner  a perte pendant des décennies et qui une foi privatisées deviennent miraculeusement des stars du CAC, embauches, investissent, payes des salaires corrects ,  des impôts…….etc

     

     

     

     

     

     

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  5. BEAUD

    23/02/2010

    qui a dit que la nuit du 4 aout 1789 a existé ?

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  6. sauniere

    23/02/2010

    Vous osez dire tout haut que que beaucoup pense tout bas.

    Le public n’a aucune obligation de résultat, alors "Zen"

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  7. Fouché Chantal

    23/02/2010

    Ce que vous dénoncez est incontestable et bien connu de tous.

    Mais quelle stratégie socio politique proposez vous de mettre en place pour régler ce problème?

    Toute la difficulté est là …

    Comment effacer de la conscience populaire l’injustice monstrueuse que le Français moyen ressent à connaître les rémunérations exorbitantes, les retraites fabuleuses et autres golden parachutes  de certains " patrons", les culbutes financières des banques et les gratifications des traders ?

    L’opposition s’engouffre derrière ces " scandales" , présentent une version sommaire du " bouclier fiscal" et  font porter le chapeau à ce même gouvernement " ami des privés", auquel vous reprochez pourtant de protéger les "acquis sociaux"…

    Comment sortir de ce piège ?

    J’admire et je plains nos élus en charge du dossier …  

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  8. VILLEMIN Gérard

    23/02/2010

    Petite erreur dans le texte : cumul libre dans le public, sous conditions dans le privé…?? NON , c’est exactement l’inverse.

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