Revoyons les vrais impératifs politiques de la nouvelle année.

Revoyons les vrais impératifs politiques de la nouvelle année.

Pour cette année 2012, je voudrai d’abord présenter à chacun de nos auditeurs et de nos lecteurs mes meilleurs vœux pour qu’ils puissent affronter cette période difficile avec cette addition de lucidité, d’espérance et de volonté, qui permet de surmonter les épreuves au lieu de les subir.

Durant les mois à venir, nous efforcerons de rechercher ces vérités trop souvent masquées par des informations privilégiant le fait divers avec une démagogie qui finit par miner les fondements même de la vraie démocratie. Un exemple des dérives qui traverse aujourd’hui l’actualité : c’est le vote récent de l’assemblée nationale concernant le génocide arménien avec sa loi mémorielle condamnant pénalement celui qui mettrait en cause ce génocide.

Le journal Le Monde dans son éditorial du 23 décembre déplorait en ces termes cette dérive démagogique : « Depuis quelques années, on vote des lois mémorielles créant le délit de négationnisme. Elles ne servent à rien. En revanche, cette loi conduit Paris à un conflit profond et durable avec Ankara. Jamais, pour la politique qu’elle conduit au Moyen-Orient, la France n’a eu autant besoin de travailler en bonne entente avec la Turquie ».

La réalité géopolitique a été oublié, car la Turquie reste le centre névralgique du Moyen-Orient sur tous les plans : historique, économique, militaire. En tant qu’héritière de l’ancien empire ottoman qui régentait les pays de la région jusqu’en 1920, rien n’est possible sans l’adhésion d’Ankara. Nos décisions, non seulement paraissent déplacées à nos alliés occidentaux, mais elles constituent une erreur lourde de conséquences.

Dans le même domaine, notre compassion nous a fait applaudir les révolutions du Maghreb et du Moyen-Orient, qui, nous l’avons déjà dit à plusieurs reprises, cherchaient d’abord du pain et du travail. En fait, l’Islamisme est en train de bénéficier de ces révolutions et des guerres perdues en Irak et en Afghanistan. L’Occident saura-t-il faire face aux conséquences de ses erreurs d’analyse ? C’est un des défis de 2012.

L’année 2011 a été aussi celle de tristes bilans, pour l’Europe et pour la France, car nos années de consommation à crédit nous placent devant le mur de la dette. Malheureusement, au lieu de trouver un consensus devant la crise, consensus de diagnostic, consensus politique, nous trouvons deux partis dominants, qui, face à une forte contestation, cherchent à maintenir leur hégémonie.

Répétons le encore une fois : les prochaines élections doivent laisser place aux fortes minorités que sont le Front de Gauche, les écologistes, et le Front National. Nos politiques ne doivent pas mettre des obstacles pour empêcher leur présentation à l’élection présidentielle. Les maires devraient faciliter l’expression démocratique et nos gouvernants agir auprès d’eux dans ce sens. Comment imaginer une Marine Le Pen, une Eva Joly, un Jean Luc Mélenchon, ne trouvant pas leurs 500 signatures ? Même jugement pour les élections législatives où il est anormal que des partis avec plus de 10 % de suffrages n’ait aucun député : à fortiori si ils atteignent les 20 %. Si ces anomalies subsistent, l’opinion se détournera de ses gouvernants et la démocratie proclamée pour les autres restera un mot creux avec une abstention massive. Comment alors gouverner ?

Encore une fois, un retour à l’esprit gaulliste de rassemblement est indispensable pour faire face aux défis qui nous attendent en 2012. L’objectivité reste notre règle : en ces temps de politiques trop souvent outrancières diffusez et faites connaître nos analyses, chers auditeurs, chers lecteurs. C’est le combat pour la vérité qui reste un impératif.

Hubert Beaufort

Avec l’aimable autorisation de Radio Notre-Dame

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(3) Commentaires

  • R. Ed. Répondre

    Réponse à cet état de fait.

    Homme politique est devenu un métier. qui de plus, maintenant se transmet de père en fils, voir les quelques exemples en Belgique (Daerden père & fils, Louis Michel pareil, etc…)

    Une fois qu’ils " y " sont, c’est pire que les morpions pour les faire décrocher, parce que eux, on n’y arrive pas, les morpions oui.

    Comment voulez-vous que ceux qui se partagent le pouvoir depuis des décennies puissent envisager de partager, ne fussent que des miettes avec de nouveaux venus.

    Voyons, voyons, vous n’y pensez tout de même pas, non , hein ?

    Si Marine passe le premier tour (à condition qu’elle puisee se présenter, ce qui n’est pas encore le cas) ce sera le FRONT REPUBLICAIN contre le parti de la haine etc…, comme en Belgique où on l’appelle le cordon sanitaire, soit tous ensemble contre les nationalistes

    Comme le disait Coluche, l’homme politique, c’est cinq ans de droit et tout le reste de travers. Un pour tous, tous pourris.

    Il en est mort, écrasé au bord d’une petite route de montagne par un quarante tonnes dont on peut se demander ce qu’il foutait là.

    24/01/2012 à 12 h 10 min
  • Jani Répondre

    La démocratie n’est pas un mode de gouvernement, seulement un slogan d’enfumage des cliques se succédant au pouvoir.

    24/01/2012 à 9 h 21 min
  • Troubadour Répondre

    *Le terrorisme intellectuel est nécessaire au système* Le journal Le Monde dans son éditorial du 23 décembre déplorait en ces termes cette dérive démagogique : « Depuis quelques années, on vote des lois mémorielles créant le délit de négationnisme. Elles ne servent à rien. » Le journal officiel du régime n’est pas près de militer contre la loi Fabius-Gayssot, cela fait partie de la panoplie indispensable à la survie du régime. Ils savent que la loi sert et ils disent le contraire, hypocrites qui se donnent le rôle de l’homme libre. Le quotidien du terrorisme intellectuel n’est pas près de militer pour une loi mémorielle créant le délit de négationnisme du génocide vendéen, puisque la République est fondée sur le régicide, le génocide et le mémoricide. Dans un sens libéral ou dans l’autre répressif le système a besoin d’indignations sélectives. Le mensonge est intrinsèque à la République. * La représentation du parti des 100 millions de morts * « Répétons le encore une fois : les prochaines élections doivent laisser place aux fortes minorités que sont le Front de Gauche, les écologistes, et le Front National. » Le Front de gauche a pour composante le parti communiste français, véritable honte. Un parti qui ne se repent pas des crimes du communisme n’a pas sa place dans les assemblées. Le scandale est permanent. Que dirait-on d’une représentation d’un parti Nazi? J’aimerai que l’on m’explique la différence entre les assassins d’un bord ou de l’autre. Complicité dans le génocide des peuples, l’holocauste des peuples par le communisme n’intéresse pas les hypocrites de la loi Gayssot. Les morts n’ont pas partout la même valeur. * Le Gaullisme est un égarement, une imposture et une tragédie * « Encore une fois, un retour à l’esprit gaulliste de rassemblement est indispensable pour faire face aux défis qui nous attendent en 2012. » Je songe avec plaisir à la décoration d’Hélie Denoix de Saint Marc, le rebelle à l’imposture gaulliste. L’Honneur et la fidélité face au parjure. Je ne souhaite à personne d’être à la place du parjure au jugement dernier. Les européens et les harkis abandonnés aux tueurs seront présents au jugement dernier. Dies ire, dies illa… Dieu n’oublie rien. Il voit tout. Cordialement

    24/01/2012 à 9 h 08 min

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