Sarkozy entre nette victoire et tir de barrage

Posté le décembre 03, 2014, 10:27
3 mins

Nicolas Sarkozy a donc emporté, sans surprise, la présidence de l’UMP dès le premier tour, avec 64,5 % des voix.

Contrairement à ce que les mé­dias ont largement prétendu, ce n’est pas une victoire étriquée. Cependant, ce n’est pas non plus une victoire aussi nette qu’en 2004. Et, surtout, il y a clairement une sorte de tir de barrage contre le retour de l’ancien chef de l’État : 100 159 militants ont voté pour lui sur 268 236 inscrits : tout juste 37,3 %.

Dans ce score et cette double lecture (nette victoire et visible tir de barrage), se dessine le futur de l’UMP.

D’une part, les militants estiment majoritairement que Sar­kozy est le meilleur pour remporter les prochaines échéances électorales. D’autre part, bon nombre d’entre eux sont lassés de sa personne et de ses perpétuels revirements politiques.

Il est très difficile d’interpréter les scores de Bruno Le Maire et d’Hervé Mariton.

Pour le premier, est-ce son programme qui a convaincu ou bien a-t-il fédéré tous les anti-sarkozystes ?

Quant à Hervé Mariton, il serait intéressant de savoir s’il a convaincu tous les manifestants de la Manif pour tous ou si certains de ces derniers ont rejoint Nicolas Sarkozy.

Pour affiner notre compréhension du vote, il aurait été utile de savoir comment avait voté chaque fédération, mais l’UMP a refusé de communiquer sur ce thème – la transparence, si âprement revendiquée pendant cette campagne, a des limites !

Pour l’heure, Nicolas Sarkozy tente de réunir tout le monde sous sa férule, notamment par le biais de son « conseil des an­ciens Premiers ministres ».

Il est douteux qu’Alain Juppé et François Fillon tombent dans ce piège grossier. Et on voit mal Bruno Le Maire se rallier sans monnayer son ralliement.

Bref, si Nicolas Sarkozy est sans doute le seul à pouvoir faire cesser la fameuse guerre des chefs à l’UMP, rien ne garantit qu’il y parviendra. A fortiori s’il insiste pour créer une nouvelle formation avec l’UDI.

Je pense donc toujours que tous les ingrédients d’une explosion de l’UMP sont réunis.

Quant à l’entente à droite, je doute que Nicolas Sarkozy soit bien placé pour la défendre, sachant qu’il est détesté à la fois des centristes et d’une bonne part de l’électorat FN. Et qu’il va être plus que jamais une cible pour les médias et la justice.

En un mot, à l’inverse du général de Gaulle, il a gagné une ba­taille, mais est loin d’avoir ga­gné la guerre (je veux dire la présidentielle de 2017) !

Jean Rouxel

6 réponses à l'article : Sarkozy entre nette victoire et tir de barrage

  1. DESOYER

    05/12/2014

    Là encore, commentaire retrouvé!

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  2. DESOYER

    05/12/2014

    Mon commentaire a disparu: pourquoi?

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  3. BRENUS

    04/12/2014

    Ah, Cayrol. Le connard pontifiant. Lorsque ce zèbre participe a un de ses nombreux faux-débats en compagnie de ses comparses bobo-gochos (Virginie Martin la grognasse, Reynié, le roi du Monde encore plus sentencieux que l’autre) et qu’ils produisent tellement d’efforts pour tenter de persuader les auditeurs que la FN est : raciste, xénophobe, anti-sémlites, mauvais cons, etc) il y a de quoi se poiler. D’autant que, au même moment leurs chers « divers » kidnapent une famille juive, la vole, violent la femme et l’insulktent. Ces supots de bfm-wc ne cessent d’éructer leurs mensonges comme le cestode de ce site tente d’y semer la merde.

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  4. quinctius cincinnatus

    03/12/2014

    lire du Rouxel, c’ est comme écouter du Cayrol !

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  5. De Soyer

    03/12/2014

    du même type que la CFDT ou la CGT. Un autre parti est à créer avec de vrais hommes ert femmes de Droite. Sarkozy et Marine Le Pen font peut-être partie de la solution, mais ils ne sont pas la solution.

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  6. De Soyer

    03/12/2014

    Malheureusement, le tir de barrage vient de gens encore plus nuls que Sarkozy (Juppé, Fillon, Le Maire, etc…). Quant aux ralliés (NKM, Baroin, Pécresse, etc..), c’est de la même eau.
    Pour moi, donc, l’UMP, en tant que formation politique n’existe pas. Ce n’est qu’un syndicat de conservation de droits acquis

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