Sauver ou réformer le modèle social français

Sauver ou réformer le modèle social français

Jacques Chirac est très satisfait de son nouveau dauphin, Dominique de Villepin dont l’action et le  programme, comme Premier ministre, depuis 100 jours et encore en principe pour 20 mois, sont dans la droite ligne de la philosophie politique du Chef de l’Etat.

À cet égard, l’accident cérébral dont il a été victime le vendredi  2 septembre change un peu la donne des élections présidentielles de 2007 : le Premier ministre apparaît désormais comme le successeur préféré du Président. Les nouvelles mesures annoncées et détaillées lors de sa conférence de presse du jeudi 1er septembre ont été qualifiées à La Baule, par Nicolas Sarkozy, à l’occasion de l’Université de l’UMP, de « saupoudrage ». En effet, l’ensemble est constitué de petites touches, sans aucune grande réforme. On ajoute des dispositifs à tous ceux qui existent déjà, ainsi en matière de droit du travail, avec le contrat de « retour à l’emploi ». Rien n’est supprimé. On superpose. Le système social devient chaque jour plus complexe.

Cela ne veut pas dire que l’entreprise est dénuée d’idéologie. Au contraire. Car il s’agit, ni plus ni moins, de sauver ce qu’ils appellent le « modèle social français », c’est-à-dire ce socialisme à la française que défendent l’ensemble des partis politiques dits » de gouvernement », l’ensemble des syndicats, comme l’ensemble des associations « citoyennes » ayant accès aux médias (et toujours grassement subventionnées).

Une des bases de ce « modèle » est la « politique de logement social ». On remarquera que, sur ce point, la droite et la gauche font constamment de la surenchère. À Paris comme ailleurs. Et évidemment, au plan national. Pourtant, la promesse d’un logement bon marché pour l’immense majorité des Français – mais aussi pour les étrangers, qu’ils soient d’ailleurs en situation régulière ou non – sous-jacente au terme même de « logement social », est non seulement un gouffre financier pour la collectivité mais encore un leurre, dont on peut mesurer chaque jour les conséquences perfides et vicieuses.

Au plan économique, une telle politique accrédite l’idée fausse et dangereuse selon laquelle un bien pourrait avoir une valeur différente selon les capacités financières de l’acquéreur. « À chacun selon ses besoins ; de chacun selon ses moyens ». C’est du communisme, de la forme la plus utopiste, d’avant le marxisme…

Au plan moral, le système engendre davantage d’inégalités que celles auxquelles il prétend répondre. Et les bénéficiaires, privilégiés parmi les pauvres, en arrivent progressivement à perdre tout sens des responsabilités.

Au plan politique, quand le logement devient un secteur échappant largement aux lois du marché, il ne peut qu’obéir aux groupes de pression. Et on vient de voir, à l’occasion des incendies qui se sont déclarés dans plusieurs immeubles squattés de Paris, que le principal groupe de pression maintenant en place était celui des immigrés africains défendus par des organisations structurées, agitant le spectre de la violence sociale.

En tout cas, quand le Premier ministre annonce un nouvel effort de l’État dans ce domaine, il peut être sûr que son message sera reçu cinq sur cinq, dans tout le pays mais également au fin fond des villages d’Afrique : en France l’école est gratuite, les soins de santé aussi, mais encore le « droit au logement » existe… Le relogement prioritaire d’une famille d’immigrés clandestins suscite certainement des centaines ou des milliers de vocations. Et davantage encore s’il s’agit d’une famille polygame…

En URSS, chaque année, au moment de faire les comptes des récoltes de céréales, il fallait se rendre à l’évidence : la collectivisation ne marchait pas. Chaque année, les dirigeants soviétiques prenaient la même décision : ils augmentaient le nombre des tracteurs…

Aussi longtemps que l’UMP s’imaginera l’emporter sur la gauche avec des propositions encore plus mirobolantes en matière de logement social, nous continuerons, dans ces colonnes, à la qualifier de fausse droite.

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(11) Commentaires

  • sas Répondre

    Vu que le model français agonise depuis un moment,on l’achève et on enterre ses concepteurs et ses promoteurs avec….et bien profond sas le fossoyeur

    17/09/2005 à 2 h 41 min
  • sas Répondre

    A grand alf…chiche tu sais la révolution française c’est faite dans le sang et les cris…pour abattre une monarchie soit disant privilégiée…et pour mettre à sa place des roturiers ou non moins petite monarchie initiée…et aujoud hui gavée de privilèges honteux pires que les précédents… Tu comprendra « qu’ils » ne lacheront pas le morceau comme cela…et ces’t dans le sang qu’il y aura un changement. le peuple ne respecte les lois que parcequ’il les croit juste et applicables à tous…qu’il en soit autrement et c’est l’anarchie. SOCRATE SAS sas

    15/09/2005 à 15 h 09 min
  • Gandalf Répondre

    Autant pour moi,les 13 milliards de déficite ne concernent QUE la secu.France et république bananière ne font qu’une.Il est tant de mettre un grand coup de pied dans tout ça et d’utiliser notre argent utilement.Hier les médias annonçaient que des hommes politiques,leur famille et des sportifs de haut niveau (déjà très très riches)étaient logés à l’oeil:ça suffit! publions la liste et demandons leur des comptes en public à ces soit disant grand coeur.Ils donnent des leçons de génerosité à tout le monde ;et bien maintenant à leur tour.

    14/09/2005 à 21 h 03 min
  • sas Répondre

    SAS aime ce genre de discution économique à baton rompu…basé sur une réalité perceptible par les « profanes ».. et s i m p l e à RED: sais tu que la FRANCE peine m^me actuellement à payer juste les intérêts de la dette ??? …c’est le FMI qui devrait nous prendre en main…et nos pseudo responsables mis sous tutelle et curatelle tels des handicapés…insanes…et incapables majeurs. sas

    14/09/2005 à 17 h 50 min
  • R. Ed. Répondre

    C’est normal, le petit problème avec la calculette, il n’y a que dix ou douze chiffres, et quand on dépasse la capacité de l’engin, il apparait un signe, la lettre « e ». Par contre, le déficit n’est pas de 1200.000.000.000 d’euro mais bien, ce jour 15 septembre à 14,52 h. de 1200.000.012.457 euro, normal le temps passe, la dette augmente aussi …

    14/09/2005 à 15 h 18 min
  • sas Répondre

    A grand alf,tu as un petit probléme avec ta calculette ,mon pote….le deficit cumulé est de 1200 MILLIARD D EUROS…et ce ne sont pas les enculés qui tapent dans la caisse de la sécu….c’est tout notre système mafieu qu’il faut réformer à coup de latte dans la tronche…le lyonnais,elf,l arc,les marché tuqué de leau,du batiment,de la téléphonie,des ramassages d ordures,du chauffage…en bref partout où il y a fond public et franc-maçon… 1 200 000 MILLIARDS , si les français étaient moins cons,ils sauraient que tous ces enfoirés de droite de gauche : PS,ump,udf,vert,communistes,lcr et autes centristes…NOUS ONT AMENE A LA FAILLITE…point sas 13 milliards psfeuuut…

    13/09/2005 à 19 h 24 min
  • tl Répondre

    qui a vu un modèle; si c’en était un il aurait déjà été copié depuis cinquante ans qu’il existe. Un modèle expérimental alors; le temps est long pour la mise au point, les cobayes s’impatientent

    13/09/2005 à 18 h 25 min
  • Bernard Dubois Répondre

    Excellent article et excellente analyse, Monsieur Dumait. Je suis d’accord à 100 % avec vous !

    12/09/2005 à 23 h 54 min
  • Gandalf à la TOP Répondre

    Tout le monde doit y mettre du sien pour que notre modèle puisse fonctionner correctement.Malheureusement trop en profite, le menant à sa perte.Il faudrait contrôler et punir très très sévèrement les tricheurs CAD ceux qui abusent de la secu avec les psedo arrêts maladies , ceux qui attendent les aides sans bosser ou qui trichent et montent de grosses arnarques (les fameux medecins de Nice).Si les honnetes citoyens étaient récompensés et que les profiteurs étaient traqués et punis notre système serait moins déficitaire(13 MILLIARDS) et sa réforme ne serait pas d’actualité.

    12/09/2005 à 22 h 01 min
  • sas Répondre

    Le modèle francais est un modèle contre nature…qui enrichie les riches et apauvrie les pauvres… où les cons sont au sommet et les érudit à la rame ….où les féniasses amassent en trichant et les vertueuex agonisent victimes du « droit »….et dont les rennes ne sont pas dans les mains de ceux que l’on pense…il faut en finir avec .point sas

    12/09/2005 à 0 h 10 min
  • Serge Garrigou Répondre

    Permettez moi d’apporter un témoignage qui vient conforter votre analyse de la situation en matière d’hébergement des immigrés africains. En 1955, ma Mère avait acheté un petit appartement,dans le 18ème arrondissement de Paris.Pour ce faire, elle avait dû, afin d’obtenir le maximum d’apport personnel, emprunter au Crédit Municipal,en donnant en gage quelques menus objets, ceci pour vous dire que nous n’étions pas ce que l’on peut appeler « des gens riches », mais àl’aide de travail, ma Mère avait réussi à faire de ce logement modeste, quelque chose de très confortable. A sa retraite, ma Mère décida d’habiter dans une maison qu’elle avait réussi à acheter, dans le Loiret, tout en conservant son petit logement parisien, qui,dans les années 80, avait été évalué un peu plus de 450.000 francs. Quelques années après le décès de ma Mère, en 1994, je décidais de me séparer de ce logement. Mais entre temps, le quartier avait été envahi par les africains. Notre immeuble,entièrement occupé par des aficains, était devenu d’une saleté repoussante, les dégats des eaux succédaient à des déprédations de toutes sortes. quand j’ai réussi à vendre, ce fut au prix de 190.000 francs,ce qui fait que, l’invasion africaine m’a personnellement couté plus de 250.000 francs, je vous fais grâce de la conversion en euros. Sans commentaires.

    09/09/2005 à 16 h 31 min

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