Sécu : – 4 000 postes

Posté le juillet 30, 2010, 12:00
5 mins

Le gouvernement a dédicé d’appliquer la RGPP à la sécurité sociale en ne remplaçant pas un départ sur 2. Les syndicats grincent des
dents…

«L’objectif à fin 2013 est de réduire les effectifs de 3950, ce qui correspond à la moitié des
8.400 départs en retraite prévus sur la période avec un petit bonus de 250
», a réagi à l’AFP le président du conseil Michel Régereau (CFDT) ce jeudi. Mais, plus tard dans la journée, le
président du conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance maladie a refusé de signer le projet.

«Il y a eu un débat au sein du conseil et il en ressortait que la majorité (des 35 administrateurs, ndlr) était défavorable (au
texte) mais il n’y a pas eu de vote» à proprement parler, a expliqué à l’AFP Caroline Ferrera, administratrice CGT.

Il faut dire que la pilule est d’autant plus amère pour les syndicats que les effectifs de la
branche maladie, par exemple les agents des caisses primaires ou régionales d’assurance maladie (CPAM, CRAM), ont déjà diminué régulièrement depuis plusieurs années.

De près de 85.000 en 2003, ils sont revenus à 75.243 en
2009
, selon le projet de convention d’objectifs et de gestion (COG) dont l’AFP a obtenu copie. Comme toutes les
administrations, la Cnam est soumise à la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Mais d’ores et déjà, Michel Régereau a annoncé qu’il voterait contre. Ce qui pourrait déboucher,
s’il est suivi par son conseil, sur un «blocage» assez rare dans les annales de la sécu. «Jusqu’à présent, les présidents des caisses de sécu soutenaient le compromis trouvé avec le gouvernement
et cherchaient à obtenir une majorité», selon lui.

Selon Michel Régereau, la Caisse avait estimé qu’il fallait sauver 850 postes, ramenant ainsi les suppressions à 3350. Mais,
avec près de 4000 postes supprimés, «là, on ne pourra pas». «Notre réseau de caisses primaires est devant une vraie difficulté (…), cela va être très dur pour les caisses régionales, elles vont
se replier sur leur cœur de métier, et notre stratégie d’améliorer l’efficience du système de santé sera perdue», a-t-il ajouté.

Par exemple, la Caisse souhaite développer l’information aux professions de santé, améliorer les conditions de sortie de
l’hôpital pour les patients ou encore développer la prévention du diabète, a-t-il énuméré. «Pour développer ces programmes, il faut des moyens», a-t-il martelé.

 «Ca va être une catastrophe», tant pour les personnels que pour les assurés, a
prévenu Caroline Ferreira, administratrice CGT, jugeant les demandes du gouvernement «inacceptables». «On est face à un gouvernement qui est
sourd» et «qui applique à l’aveugle la règle de la RGPP», la Révision générale des politiques publiques, a-t-elle accusé.

Reste à savoir quelle sera l’issue du vote du conseil d’administration, composé de 35 membres (syndicats, patronat, mutualité,
personnalités qualifiées, associations de malades, associations familiales et professions libérales). S’il devait voter contre la COG 2010-2013,
«c’est l’Etat qui (prendrait) la main pour l’application»,
a expliqué Caroline Ferrera, et il pourrait éventuellement renvoyer le problème au Parlement, selon Michel Régereau.

Dilemne pour les syndicats car en votant contre,
ils perdraient ainsi une partie de leur rôle.

La sécurité sociale ne sera jamais équilibrée tant
que la France continuera à accueillir et à soigner des immigrés venant du tiers-monde par centaine de milliers chaque année…

 

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