Serrer le budget pour ne pas perdre la confiance

Serrer le budget pour ne pas perdre la confiance

 

Des décennies de déficits, une dette en croissance continue et toutes les promesses non tenues de maîtrise des
déficits ont finalement suscité le scepticisme des créanciers de la France.

Avec l’euro et l »impossibilité de s’en sortir par une dévaluation, c’est bien la politique budgétaire
qui est mise sous pression par les marchés.

 

L’exemple grec est assez éloquent. Sans le dire, le gouvernement tremble de voir la
France devenir la prochaine cible de la spéculation et de la perte de confiance.

 

C’est pourquoi il ne se passe plus une semaine sans que le gouvernement annonce de nouvelles mesures
d’économies.

 

En pleine période de préparation budgétaire, le Premier Ministre François Fillon vient
d’adresser une lettre de cadrage à ses ministres plus sévères que d’habitude :

 

 

Il leur demande de «ne plus insérer de dispositions fiscales ou qui affectent les recettes de la
sécurité sociale dans les projets de loi ordinaires ».

Pour les textes déjà déposés et les propositions de loi qui n’ont pas encore été examinées, le chef du
gouvernement demande à ses ministres «de présenter des amendements tendant à la suppression des dispositions de cette nature et d’opposer un avis négatif du gouvernement à tout amendement qui
tendrait à en introduire». Les membres du gouvernement «ne devront en aucun cas s’en remettre à la sagesse du Parlement», écrit François Fillon.

François Fillon demande enfin aux ministres de faire des évaluations préalables pour
toutes les dispositions fiscales
qu’ils voudront introduire en projet de loi de finances ou en projet de loi de financement de la sécurité sociale. Tout ceci aboutira in fine à
limiter la création de nouvelles niches fiscales.

 

C’est bien le moindre objectif quand on sait que la France doit réduire rapidement ses déficits si elle
ne veut pas être mise sur la sellette !

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