Syndicats, médias : La France otage de l’extrême gauche

Posté le avril 26, 2006, 12:00
3 mins

Lundi 24 avril, s’ouvrait à Lille le 48e congrès de la CGT. De l’avis dominant, le secrétaire général, Bernard Thibault, se trouvait en bonne position pour briguer un troisième mandat de trois ans.

Pourtant, le deuxième mandat avait mal commencé. La ligne stratégique du secrétaire général était celle d’un syndicalisme plus « réformiste » et surtout moins étroitement lié au PC. Or, cette ligne est très peu suivie des militants.
Et, dans la pratique, la gestion par B. Thibault d’un certain nombre de dossiers sensibles (retraites, EDF, position neutre sur le référendum européen…) avait été fortement critiquée par la base, au point même que la direction avait été mise en minorité sur la question européenne et contrainte de défendre le non.

Si le congrès s’annonce bien pour le secrétaire général sortant, ce n’est donc pas que sa stratégie a entraîné l’adhésion générale ; c’est qu’il y a renoncé en cours de route !

La caractéristique la plus évidente du syndicalisme français tient à la prime systématiquement donnée aux plus démagogues et aux plus radicaux. Les récents événements sociaux l’ont encore montré. Les groupuscules les plus agités, souvent manipulés ou dirigés par des trotskistes, contraignent tous les leaders syndicaux à les suivre, sous peine de perdre tout contact avec les militants. D’autant plus qu’au sein de la CGT elle-même, on estime à 20 % environ le nombre de militants qui sont également militants trotskistes.

Mais, outre cette radicalisation, ce qui est très impressionnant, à l’occasion de ce congrès, c’est de constater la sympathie médiatique pour le syndicalisme révolutionnaire. Le retentissement de ce qui n’est jamais qu’un congrès interne, sans rupture prévisible, ni dans les hommes, ni dans la stratégie, est tout à fait remarquable.
Une nouvelle preuve de la sur-représentation de la gauche et de l’extrême-gauche dans la presse française…
Les médias français sont tellement entre les mains de la gauche que Jack Lang a proposé que les primaires socialistes ne se fassent pas devant les militants, mais sur les chaînes de télévision. En dehors du mépris que cela témoigne pour les « soutiers » du PS, chacun appréciera la délicatesse de cet aveu : les médias sont à ce point acquis à la gauche que celle-ci ne voit aucun inconvénient à ce que ceux-là tranchent des questions aussi décisives que le nom et le programme du prochain candidat à l’Élysée. Et dire qu’il se trouve encore des gens pour parler de « l’État UMP » !

14 réponses à l'article : Syndicats, médias : La France otage de l’extrême gauche

  1. jacques

    02/05/2006

    Jaures Vous ne vous êtes pas excusé pour toutes la désinformations véhiculée par vos maîtres (en particulier François Hollande) au sujet de l’Oit. Mais surtout, vous n’avez pas répondu à ma question. Quant à vos conseils, je les prendrai lorsque je verrai qu’ils fonctionnnent: mais ce que je vois de la France que vous avez créér, jeunes désoeuvrés, déprimés, violences urbaines, chiffres de chômage stratosphériques, politiciens autruches et pusillanimes, opposition socialiste et syndicats qui désinforment et n’accepte jamais la réalité lorsque leur montre, me font croire que vous devriez plutôt suivre les miens… à moins que vous n’aimiez voir la misère, la destruction des familles et les suicides pour continuer de vous donner bonne conscience avec vos principes économiques irrationnels non sans rappeler le pape qui s’appitoie sur le sida tout en s’opposant vigoureusement au condom !

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  2. Jaures

    02/05/2006

    A Jacques: Votre approche ressemble à l’attitude paternaliste des bourgeois envers leurs gens de maison. Je pense que la lettre stipulant les raisons du licenciement est un minimum. En cas de manquements ou d’insuffisance professionnelle, elle a une vertu pédagogique. En cas de licenciement économique, elle dédouane le travailleur, le déculpabilise vis à vis de son futur employeur et de lui même. Les contacts entre employeurs sur un salarié sont monnaie courante (notamment entre collectivités territoriales).

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  3. Adolphos

    02/05/2006

    « quel que soit le motif de licenciement, ne croyez-vous pas que le stipuler par écrit est la moindre chose envers un collaborateur ? » Oui, mais alors il faudrai mettre tous ca en ligne, pour que ce soit disponible pour les futurs employeurs, car sinon quel utilité réel ?

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  4. jacques

    02/05/2006

    « A jacques: quel que soit le motif de licenciement, ne croyez-vous pas que le stipuler par écrit est la moindre chose envers un collaborateur ?  » Non. Mon approche est plutôt au cas par cas. S’il s’agit d’un employé qui a bien travaillé et que j’estime, je vais tout faire pour qu’il trouve un autre emploi (lettre de recomendation élogieuse et entretien téléphonique avec le nouveau patron potentiel). Dans tout les cas (sauf dans le cas d’un employé particulièrement désagréable), je verse toujours une prime de départ supérieure au minimum requis (parfois très supérieure). Ceci a une vertu pédagogique importante: les bons employés sont récompensés, les autres non. Avec le temps, les mauvais finissent par apprendre et s’améliorer aussi. Quand un comportement entraine une conséquence, tout finit toujours pas s’améliorer. Tout se fait verbalement sauf la formule d’ajustement pour les charges sociales require par la loi. Mais on me dit qu’en Franceil est interdit pour un futur employeur de demander à l’employé une lettre de recommandation de l’ancien employeur ou de parler avec l’ancien employeur. Est-ce exact?

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  5. Jaures

    30/04/2006

    A jacques: quel que soit le motif de licenciement, ne croyez-vous pas que le stipuler par écrit est la moindre chose envers un collaborateur ?

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  6. sas

    30/04/2006

    A quand le procès public de la CGT et de la gestion calamiteuse de la CASSA( comité d’entreprise d’edf)….avec les condamnations correctionelles qui vont bien,et la restitution des fonds détournés…les thibault et consorts… à quand ???? sas

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  7. grandpas

    29/04/2006

    Jaures Malheureusement,il s’agit de la vérité,vous n’aimez pas les personnes qui pensent différemment de vous.Pour la PEEP de mon école,je les trouve encore plus ennuyeux que vous.

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  8. jacques

    29/04/2006

    Bel exemple de desinformation syndicat/media: La CGT propage le jugement des prud’hommes de Longjumeau et le Figaro se fait son collaborateur de désinformation en écrivant: « La convention 158 de l’OIT prévoit qu’un salarié ne peut être licencié « sans qu’il existe un motif valable de licenciement » et « avant qu’on lui ait offert la possibilité de se défendre ». Or, le CNE exonère l’employeur de l’obligation d’effectuer un entretien préalable au licenciement et de motiver la lettre de licenciement » http://www.lefigaro.fr/eco/20060428.WWW000000347_le_cne_remis_en_cause_dans_un_jugement.html Or c’est parfaitement faux. La convention 158 que l’on trouvera ici: http://www.ilo.org/ilolex/cgi-lex/convdf.pl?C158 est très claire. Article 4 Un travailleur ne devra pas être licencié sans qu’il existe un motif valable de licenciement 1) lié à l’aptitude ou à la conduite du travailleur ** OU ** 2) fondé sur les nécessités du fonctionnement de l’entreprise, de l’établissement ou du service. Article 7 Un travailleur ne devra pas être licencié POUR DES MOTIFS LIES A SA CONDUITE OU A SON TRAVAIL avant qu’on ne lui ait offert la possibilité de se défendre contre les allégations formulées, à moins que l’on ne puisse pas raisonnablement attendre de l’employeur qu’il lui offre cette possibilité. DONC Très clairement l’article 7 s’applique seulement à la première raison du licenciement (motifs lies à sa conduite ou à son travail) et pas à la deuxième raison (fondées sur les nécessités du fonctionnement de l’entreprise). Il est donc faux de prétendre: « La convention 158 de l’OIT prévoit qu’un salarié ne peut être licencié … « avant qu’on lui ait offert la possibilité de se défenre ». Selon l’OIT, on peut licencier POUR UN MOTIF LIE AU FONCTIONNEMENT DE L’ENTREPRISE (un motif très large) sans avoir une obligation légale de se justifier à l’employé ou permettre à l’employé « de se défendre ». On le fait tous les jours au Canada, et le Canada est membre de l’OIT. Je l’ai moi-même fait à plusieurs reprises tout-à-fait légalement.

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  9. Jaures

    28/04/2006

    A grandpas: Rejeter qui que ce soit à la FCPE, vous plaisantez: nous n’aurons jamais assez de monde pour obtenir des moyens pour nos enfants. Si vous saviez comme nous avons du mal à faire se déplacer les gens ne serait-ce que pour voter! Que vous ayez reçu une invitation pour un meeting est possible. Rien ne vous oblige à vous y rendre. Avouez que ces sollicitations sont courrantes: inscivez-vous à la PEEP et vous verrez.

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  10. grandpas

    27/04/2006

    Jaures De la bonne volonté en tant que parent d’éléve,j’en avais aprés trois de bons et loyaux services je n’était toujours que suppléant,il est vrai que je n’avais pas la bonne couleur peut être si j’étais venu de rose vêtu?vos petits camarades socialites noyautent ses associations,pour preuve j’ai reçu quelques mois aprés mon inscription à la FCPE une invitation pour un meeting du député socialiste local.

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  11. Jean-Claude Lahitte senior

    27/04/2006

    Le titre de l’article de Jean Rouxel serait le complet résumé des causes des maux qui accablent la France s’il avait précisé : « La France et la « droite » (mot à placer entre guillemets, certes), otages de l’extrême gauche ». Il aurait pu même de borner à écrire « otages de la gauche »… Et le fait que le dernier Congrès de la CGT se soit déroulé à Lille me fait penser que cette ville, outre qu’elle est dirigée par la calamiteuse « mère des 35-heures », est le siège de la non moins calamiteuse Ecole Supérieure (sic) de Journaliste qui, dirigée un certain temps par un individu qui avait choisi de prendre la nationalité algérienne (et le nom qui va avec !), est une véritable pépinière de journalistes … de gauche. C’est ainsi qu’avec la complicité de journalistes en grand majorité gauchisants(1), des syndicats qui en sont restés aux grandes luttes ouvrières d’antan nécessairement anti-patronales, et une gauche de plus en plus archaïque (3) qui refusent toute véritable réforme, dirigent la France, même que la prétendue « droite » a le pouvoir. Une prétendue « droite » dont Jean-François Revel avait relevé, il y a quelques années, qu’elle avait la trouille de la gauche. Une gauche qui, depuis Jack Lang (l’ancien Ministre de la Culture, mais aussi de l’Education Nationale qui, l’an dernier, dans une manifestation de Lycéens, n’avait pas honte demander à des gamins, devant les caméras de TV, de « foutre le bordel »), dirige aussi la Culture, en faisant intervenir régulèrement les intermittents du spectacle qui, constitués pour la plupart de « profteurs » d’un système, sont un des bras armés de la CGT. Et, pour en venir à la conclusion de l’article de Jean Rouxel, ce n’est pas l’Etat UMP, c’est – et depuis des lustres – l’Etat UMPS qu’il faut jeter à bas. Qui aura le courage de nous débarrasser de cette chienlit ? Pas un Myard, pas un Dupont-Aignan, ni même un Sarkozy qui veulent faire croire aux éternels gogos de la « droite la plus bête du monde » qu’il pourront seouer le joug de la gauche avec quelques mots ou quelques formules lapidaires qui font pschitt à tous les sens du terme ! Cordialement, Jean-Claude Lahitte. (1) comme le sont, souvent sans s’en rendre compte, la quasi-totalité des élèves qui sortent de l’Education (prétendue) nationale(2, et cela quelle que soit leur origine sociale ! (2)dirigée, comme on ne le sait pas toujours, par des marxistes et des maçons qui écrivent et enseignent l’Histoire, mais aussi l’Economie, à leur façon. (3) tout en faisant semblant de vouloir jouer les « Tony Blair » si les électeurs la ramène aux… affaires ! Un Tony Blair de moins en moins à la mode Outre-Manche …

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  12. Jaures

    27/04/2006

    Cet article est un peu surprenant. Un peu comme un tier qui ferait de votre famille une description en laquelle vous ne vous reconnaitriez pas. Il y a en France à peine 20 à 30 000 militants Troskistes. Même si tous étaient membres de la C.G.T, leur proportion n’atteindrait pas 8%.Or, les troskistes sont surtout présents au syndicat SUD et très minoritairement en quantités similaires sur les 3 autres principaux syndicats. En fait les 20 % cités correspondent assez bien à celle de militants communistes, ce qui est différent. Si la majorité des militants était pour le non, c’était le cas également dans les organisations de droite (et dans la France entière d’ailleurs). Le fait même qu’il y ait eu un débat montre que ce syndicat est aujourd’hui beaucoup plus ouvert. Enfin, par pitié, cessez d’avoir peur des syndicalistes. La plupart, tel votre serviteur, sont des gens tout à fait normaux, chargés de famille et honnètes contribuables. D’ailleurs, vous constaterez que ce sont les mêmes qui militent au sein d’associations de parents d’élèves, de clubs sportifs ou d’associations culturelles. Les bonnes volontés sont rares aujourd’hui. Qu’attendez-vous pour nous rejoindre ?

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  13. Adolphos

    27/04/2006

    « M. Rouxel mentionne comme un fait acquis l’intervention de la CGT dans des domaines bien en dehors de ses compétences, tels que l’EDF et le référendum européen.  » EDF est cogéré par la CGT.. Qui adore son CE..

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  14. Pauvre France

    27/04/2006

    Je viens de relire dans le Larousse (crainte que ma mémoire ne me fasse défaut) la définition du mot « syndicat » : groupement constitué pour la défense d’intérets professionnels communs ». Or l’article de M. Rouxel mentionne comme un fait acquis l’intervention de la CGT dans des domaines bien en dehors de ses compétences, tels que l’EDF et le référendum européen. J’ai également appris en lisant le livre de Maurice Druon « La France aux ordres d’un cadavre » qu’il existe en France des syndicats de policiers, d’enseignants, pire : de magistrats ! Mais c’est la folie complète ! L’enseignement et la justice en France sont donc tributaires de syndicats dont le plus puissant milite pour un régime politique qui a échoué lamentablement dans tous les pays du monde qui ont eu le malheur de l’adopter ou de le subir. Et comment se fait-il qu’il y ait, sans que personne ne semble s’en offusquer, des syndicats d’étudiants qui n’ont encore rejoint aucun groupe professionnel (et qui ne semblent pas devoir le faire avant longtemps étant donné leur concept des réalités actuelles et de toujours). Que les syndicats défendent les employés contre toute condition de travail inacceptable imposée par le patronat, bravo. Qu’ils envahissent la fonction publique et débordent du social pour envahir la politique nationale, formant ainsi un état dans l’Etat, est inacceptable. Comme le dit Maurice Druon « Comment les Français n’ont-ils pas pris encore leurs fusils ? » La première mesure à prendre par ceux qui tireront la France du bourbier ou elle se trouve actuellement sera d’abolir les syndicats tels que maintenant constitués et d’abroger la loi Thorez qui institua le statut de la fonction publique. PS: Pardon pour l’omission de certains accents que je n’arrive pas à insérer dans ce formulaire.

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