Toujours l'empire

Posté le décembre 12, 2010, 6:49
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Avec Charlemagne, empereur d’Occident, sacré à Rome par le pape, ont crut toucher au but. Le nouveau Constantin n’était autre que le petit-fils du dernier maire du palais des héritiers de Clovis. Son sceau représentait à son revers les portes de Rome, sur lesquelles était inscrit : »Renovatio Romani Imperii ». Comme Clovis, Charlemagne prit le nom d’Auguste. (…)

Cette « renaissance » carolingienne s’opéra par un retour aux sources antiques, comme le montre Syvlain Gouguenheim, dans son livre Aristote au mont Saint-Michel, décrivant un Charlemagne et se élites laïques et religieuses assoifés de textes grecs et latins. Mais les luttes fratricides entre les héritiers de l’Empereur à la barbe fleurie détruisirent cette magnifique restauration impériale, et le désastreux traité de Verdun de 843 posa pour plus de mille ans une mortelle question : Qui des trois petits-fils, et des fils de leurs fils, rétablirait l’unité de l’empire, ceindrait la couronne d’empereur d’Occident ? Le Français, l’Allemand ou le Lotharingien, l’homme des capitales (Rome, Aix-la-Chapelle) et des Alpes ? Eric Zemmour, Mélancolie Française

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