Turquie : Chirac persiste

Turquie : Chirac persiste

L’ancien Président de la République continue son action turcophile, l’intérêt
de la France ne semble toujours pas sa priorité :

 

L’ancien président français Jacques Chirac préconise des liens « les plus étroits possibles »
entre la Turquie et l’Union européenne, dans une interview diffusée aujourd’hui, quelques heures avant son arrivée en Turquie pour une visite de deux jours.
« C’est, à mon sens, une des conditions de la paix et de la stabilité du continent que les liens entre l’Union européenne et ce grand pays (la Turquie) soient les plus étroits
possibles »
, déclare M. Chirac dans le journal turc Posta.

Il rappelle qu’en 2004, lorsque les membres de l’UE ont décidé d’ouvrir des négociations d’adhésion avec la Turquie, il avait « la conviction », qu’il était « dans l’intérêt de
l’Europe d’engager ces négociations pour qu’un ensemble plus large encore puisse s’affirmer sur le plan économique et politique. »

Les négociations pour une adhésion de la Turquie à l’UE piétinent, du fait notamment de l’opposition de la France et de l’Allemagne, qui redoutent l’entrée dans l’Europe d’un pays de
plus de 71 millions d’habitants, presque tous musulmans.
Le président Nicolas Sarkozy a ainsi répété que la Turquie n’a pas vocation à entrer dans
l’Europe.

« Il revient à la Turquie de répondre à toutes les demandes de l’UE qui sont, je le sais, exigeantes », ajoute M. Chirac, qui affirme que « la Turquie est soumise exactement aux mêmes conditions que
tous les autres candidats. »
« Il n’y a pas de conditions particulières ou spécifiques à la Turquie », insiste-t-il.

Il estime également que les réticences des Européens ne viennent pas tant du fait que la Turquie est musulmane, mais qu’elle représente un poids important.
« La vraie question tient plutôt à la taille de la Turquie, à l’importance de sa population, en un mot, à ses dimensions, et à tout ce que signifierait son entrée dans l’Union européenne »,
dit-il.

Partager cette publication