UMP : c’est reparti pour six mois de combats internes !

UMP : c’est reparti pour six mois de combats internes !

Les deux frères ennemis de l’UMP, Jean-François Copé et François Fillon, ont trouvé la semaine dernière les conditions d’une trêve.

Un nouveau vote est désormais prévu en septembre prochain. Une réforme des statuts devrait permettre à plusieurs autres dirigeants de l’ancien parti majoritaire de participer à cette compétition. Jean-François Copé reste à la tête de l’UMP jusqu’à la fin de l’été. Enfin, une commission indépendante sera chargée de contrôler les opérations électorales.

Dans cette trêve, on trouve plusieurs bonnes idées. Tout d’abord, celle du nouveau vote : au point de contestation où en étaient arrivés les deux concurrents, avec leurs mutuelles accusations de fraude, on voyait mal comment éviter ce nouveau scrutin.

Par ailleurs, une réforme des statuts s’imposait manifestement. Les statuts actuels ont été écrits pour faire entériner par les militants un choix unique qui s’était fait sans eux – situation que le RPR avait souvent connue et que l’UMP avait toujours connue (Jacques Chirac, puis Nicolas Sarkozy, ayant été pendant 10 ans les chefs « naturels » de ce parti). Si l’on veut vraiment consulter les militants, il faut permettre au plus grand nombre de se présenter.

On trouve aussi quelques fausses bonnes idées. Je ne vois ainsi aucune raison pour que la nouvelle commission indépendante soit moins contestée que la COCOE, dont je rappelle que toutes les décisions ont été validées par les deux candidats.

Par ailleurs, je trouve étrange que toutes les procurations soient prohibées. Que ce soit une source de fraude, tout le monde le sait. Mais, si elles sont correctement contrôlées, elles sont plutôt utiles, puisqu’elles ac­croissent la participation.

Enfin, cette situation constitue tout de même une mauvaise nouvelle. Pendant encore six mois, l’opposition sera engluée dans ses querelles internes, au lieu de se battre contre l’un des gouvernements les plus mauvais que nous ayons jamais eus.

Or, les législatives partielles nous l’ont montré, le FN n’est pas, pour le moment, à même de prendre le relais. Et l’UDI de Jean-Louis Borloo est alternativement soutien ou opposant du gouvernement, ce qui la rend également inaudible.

L’UMP, même unie, constitue déjà une opposition fragile, puisqu’elle a mené, pendant 10 ans, une politique très proche de celle de François Hollande. Alors, divisée et refusant absolument toute entente avec le FN, elle offre un boulevard aux socialistes…

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(1) Commentaire

  • quinctius cincinnatus Répondre

    c’est un bilan de santé miterrandien que vous nous proposez ?
    quand j’entends les inepties des uns ( Copé , Juppé ,Fillon , Sarkozy ) et des autres ( N.K.-M. sur le  » mariage gay , Raffarin à Alger etc …) je me dis ( tristement ) qu’il ne faut vraiment pas savoir pour qui voter pour accorder sa confiance à de pareils pantins !

    27/12/2012 à 19 h 39 min

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