Un programme pour sortir de l’ornière

Un programme pour sortir de l’ornière

Voici des années que la France s’enfonce dans le marasme économique. Mais il est rare d’assister à une avalanche d’indicateurs négatifs aussi fournie qu’en ce moment – où le gouvernement semble compter sur l’apathie des vacances pour faire enregistrer ses mauvais résultats.

En quelques jours, nous avons appris que le déficit public était anticipé par Michel Sapin à 4 % pour 2014 – largement au-dessus des « sacro-saints » critères de Maastricht ; que la croissance avait été nulle au deuxième trimestre ; que le déficit de la balance commerciale s’était élevé au premier semestre à 29,2 milliards d’euros ; et que le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité avait atteint le chiffre record de 3,4 millions au mois de juin.

Tous les indicateurs sont au rouge.

Mais le gouvernement nous assure qu’il refuse de changer de cap. Nous fonçons dans le mur, mais M. Valls préfère appuyer sur l’accélérateur, plutôt que de tourner le volant.

Il n’existe qu’une seule solution pour sortir de l’ornière : changer radicalement de cap – les demi-mesures ne sont plus de saison – et rompre avec la social-démocratie. À la veille de la rentrée, voici donc une ébauche de programme de droite.

Au plan fiscal, en finir avec l’égalitarisme et l’impôt progressif : supprimer l’ISF et l’IR et les remplacer par un impôt proportionnel sur le revenu (flat tax), sans aucune « niche fiscale ».

Au plan de l’organisation de l’État, réserver le statut de la fonction publique aux missions régaliennes. Revenir à la gratuité des mandats électifs.

Préférer systématiquement la défiscalisation à la subvention et refuser systématiquement toute subvention publique à une association, un syndicat ou un parti politique.

Laisser la société s’organiser librement, au lieu de considérer qu’entre l’individu et l’État, aucune organisation n’est légitime.

Refuser que les immigrés, même légaux, bénéficient de la manne de l’État-providence et revenir au droit du sang.

Bref, rendre leurs libertés aux personnes et aux communautés ; rendre à l’État sa puissance dans ses missions propres (défense, diplomatie, sécurité) ; responsabiliser tous les décisionnaires, qu’ils soient privés ou publics ; rendre aux Français la fierté de leur histoire et de leur grandeur.

Tout cela est fort simple. Il y aurait une majorité pour soutenir de telles réformes. Il ne manque qu’un homme d’État courageux et lucide. Mais, au royaume de la démagogie, cela semble rarissime ! 

Jean Rouxel

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Comments (18)

  • Oeildevraicon Répondre

    Un programme pour sortir de l’ornière

    Il est très simple:
    Un excellent pilote, quatre roues motrices et si nécessaire des chaines.
    Je ne parle pas de Schumacher…, quoi que même diminuer et en rééducation il ferait bien mieux que le squatter de l’ Élysée ou que le lèche babouche de Bordeaux.
    Il faut vous dire que chez ces gens là messieurs,
    on ne gouverne pas, on escroque.

    22/08/2014 à 22 h 22 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

       » on escroque  » pas forcément mais surtout on  » ESQUIVE  » ( ce qui explique leur longévité … surtout ne pas prendre de coups ! ) … voyez Sarkozy et sa  » bande  » d’ énarques et d’ héritiers , comme le dit si bien Nadine Morano, des gens éduqués … à fuir devant une réalité par trop triviale !

      ce propos s ‘ adresse en toute première intention à … @  » Sarkomère « 

      23/08/2014 à 14 h 01 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        pour information, il y a là un jeu de mot …. embryologique, pour ne pas dire … embryonnaire ( lol )

        23/08/2014 à 14 h 38 min
      • Oeildevraicon Répondre

        On esquive… pourquoi pas.
        Les anguilles savent nager en eau trouble.
        Les anguilles vous glissent entre les doigts.
        Les anguilles grillées sont excellentes,
        mais très grasses (bien nourries),
        donc forcements voleuses (anguille et pie ça rime, non!) .
        Le pauvre type qui bosse, que l’on pressurise,
        qu’on exploite et que l’on spolie de ses maigres revenus,
        est gras parce qu’il mange mal et non parce qu’il s’empiffre
        comme nos édiles, avec notre pognon.

        23/08/2014 à 23 h 07 min
        • quinctius cincinnatus Répondre

          les ornithologues viennent suite à de longues observations de montrer que les pies ne sont pas voleuses … on attend une étude analogue sur nos hommes politiques , ces drôles d’ oiseaux !

          24/08/2014 à 9 h 20 min
          • Oeildvaicon

            Ces drôles d’oiseaux!

            @ Quinctius est-ce je jour du seigneur qui vous rends si miséricordieux envers ces oiseaux?
            Personnellement je ne les trouve pas drôles du tout et j’aurai plutôt tendance à les comparer à des rapaces.

            24/08/2014 à 20 h 13 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    je viens de lire que dès la semaine prochaine le Président va faire des  » annonces  » concernant l ‘ économie : ma question est la suivante: s’il est un bon joueur de la carte ( biaisée ) est il également sûr et crédible pour son partenaire dans ses annonces ?… voilà un question qui intéressera tout joueur de bridge !

    22/08/2014 à 13 h 32 min
  • HansImSchnoggeLoch Répondre

    Faut-il rappeler que c’est sur le souhait de la France que le critère des 3% à ne pas dépasser pour le déficit public a été introduit dans la constitution de l’EU.

    Ce chiffre n’a d’ailleurs aucun sens, car un déficit de 3% n’en reste pas moins un déficit. C’est un budget équilibré qui aurait du être choisi comme critère.

    Mais maintenant le ver est dans le fruit et un retour en arrière semble impossible. Du moins pour l’équipe de croquignols socialistes en place qui se défausse maintenant sur l’Allemagne pour expliquer son échec.
    En effet l’argumentation c’est la faute à Sarko devient avec le temps de moins en moins crédible.

    21/08/2014 à 10 h 45 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      selon Mitterrand, notre plus grand économiste du siècle dernier, les 3 % ont été  » introduits  » au … doigt mouillé  » … et maintenant au doigt … vaseliné

      21/08/2014 à 14 h 13 min
      • HansImSchnoggeLoch Répondre

        Même vaseliné le doigt va faire mal.

        21/08/2014 à 19 h 01 min
        • quinctius cincinnatus Répondre

          oui mais le  » toucher  » va certainement révéler une hypertrophie , non pas de la prostate, mais de la dépense publique ce qui a pour conséquence une diminution du débit financier utile !

          22/08/2014 à 10 h 23 min
          • HansImSchnoggeLoch

            Heureusement qu’il y a Calgon!

            22/08/2014 à 11 h 01 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

     » pour sortir de l’ ornière  » ? l’ auteur a certainement voulu dire de la tombe … Lazare lèves toi !

    20/08/2014 à 17 h 35 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    nous sommes en 1983 … en pire ! … et il n’ y a bien sur le blog que @ Jaurès qui ne s’ en aperçoive pas !

    20/08/2014 à 14 h 55 min
    • HansImSchnoggeLoch Répondre

      Oui, il est train de s’exciter pour défendre son original lui la pâle copie.
      Gageons que cet article ne l’intéresse pas car il décrit trop bien la nullité des idées socialistes appliquées dans la pratique.

      22/08/2014 à 18 h 23 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        et il n’est pas le seul ! le Professeur Hollande vient de déclarer que si il n ‘ était pas convaincu que sa politique [ en générale et économique en particulier ]  » devait produire ses fruits  » ( dans le texte ) il en aurait changé … nous sommes donc gouverné par un autiste qui s’ admire

        22/08/2014 à 18 h 42 min
  • HOMERE Répondre

    C’est un programme libéral qui ne peut que me plaire…..il est inspiré de nombreux économistes que Jaurès qualifie de néocons alors que les plus grands pays l’applique avec succès.Bien sûr celà ne vaut pas celui de Normal 1er qui attend la croissance comme celle d’une sinécure d’austérité bien entendu !!
    Oui CB a raison on ne peut,lorsque l’on est tant soit peu réaliste que de soutenir de telles positions !

    20/08/2014 à 13 h 24 min
  • C.B. Répondre

    Repenser la TVA (payée par tous les consommateurs, y compris les touristes, qui bénéficient de bien des services couverts par l’impôt):
    -un taux pour les biens de premières nécessité (2 à 5%)
    -un (ou deux) taux pour les biens de consommation courante (7 à 17 %)
    -un taux pour les produits de luxe (33%, c’était le taux en vigueur dans les années 60)
    Pour l’I.R. tenir compte des charges des familles: les enfants sont l’avenir de la nation, à partir du deuxième enfant l’avantage fiscal doit être plus important (par exemple un quart de part pour le premier enfant, une demi-part pour les enfants suivants) car les enfants sont l’avenir de la nation.
    Jouer la subsidiarité à fond, en maintenant « l’avance sur impôts » que constituent les dons aux œuvres.
    Si nous sommes en démocratie, nous sommes censés avoir fait le pari que le peuple gouverne: il est donc normal qu’il puisse avoir son mot à dire sur l’emploi de ses impôts (lesquels devraient fortement diminuer si l’état se borne à ses missions régaliennes). Pourquoi ne pas prévoir un « fléchage » des impôts, où chaque contribuable (au niveau national ou local) indiquerait à quoi doivent servir en priorité 50% des sommes qu’il verse.

    20/08/2014 à 12 h 04 min

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