Une rentrée compliquée par le remaniement annoncé

Une rentrée compliquée par le remaniement annoncé

La rentrée politique est brûlante, chacun s’accorde à le dire. Et cette semaine l’a amplement démontré : débat sur les retraites, débat sur la déchéance de nationalité… et grèves au programme du gouvernement.

Je ne reviendrai pas ici sur les différents débats politiques. Qu’il s’agisse de la sécurité ou de la retraite, il est évident que le gouvernement ne peut plus reculer, quelle que soit l’ampleur des mobilisations de l’opposition et des syndicats dits par antiphrase « représentatifs ».
Et il n’est pas moins évident que les dossiers gouvernementaux sont pratiquement vides. Du côté de la réforme des retraites, la timide avancée sur l’âge de départ à la retraite cache mal le fait que, malgré tous les cocoricos de la majorité et les hourvaris de l’opposition, les caisses de retraite ne seront toujours pas à l’équilibre en 2018, ni après.

Du côté de la sécurité, à qui fera-t-on croire qu’une vingtaine de déchéances de nationalité – au grand maximum – par an suffiront à restaurer l’État de droit dans les banlieues ?

Bref, majorité et opposition sont dans le traditionnel jeu de rôles. Et l’opposition, en s’opposant brutalement et bêtement, rend un signalé service à la majorité, laissant croire à l’existence de réformes importantes !

Mais, comme le remarquent nos confrères du Bulletin André Noël, il est un point qui complique dangereusement la tâche du chef de l’État. C’est le remaniement ministériel annoncé pour novembre (selon les bruits de couloir du parlement).

Une bonne partie des ministres en place devrait laisser la place à des poids lourds. J’ai même entendu de la bouche d’un fonctionnaire parlementaire l’hypothèse d’Alain Juppé à Matignon. Ce qui promet, si l’on songe à la brillante réussite de l’intéressé en 1995-1997 !

Mais la conséquence la plus évidente de ce remaniement, c’est que tous les ministres ont désormais des « états d’âme »… La solidarité gouvernementale vole en éclats. Même François Fillon, jusqu’ici parfaitement loyal à l’Élysée, a pris ses distances sur le dossier des Roms et il est probable que son analyse du prochain remaniement et du rôle qu’il y jouera ou non n’y est pas pour rien. Les parlementaires sont, eux aussi, « lâchés dans la nature » : les députés parce qu’il se murmure que Copé prendrait la tête de l’UMP et lâcherait le groupe ; les sénateurs parce que Longuet est donné entrant au gouvernement.

La période n’a jamais été aussi difficile. Et Nicolas Sarkozy n’a jamais eu autant de flottements dans ses propres troupes.

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(1) Commentaire

  • sas Répondre

    Comment l ump achete et prépare les prochaines legislative….

    -210 MILLIONS POUR TAPIE QUI VA SE PRESENTER ET AINSI PLOMBRE L OFFRE DES SOCIALOS….

    -ACHAT DES VOIS DISCORDANTE RPR CHIRAQUIENE 2 MILLIONS D EUROS en contribution a la mairie de paris

    -Sortie des affaires penales de vauzelle et la clique medittéranéene….

     

    c’est un peu gros….mais les francais sont si cons….

     

    sas j ai dis

    09/09/2010 à 14 h 57 min

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