Une triste fin de règne

Une triste fin de règne

François Hollande ne fera donc pas un deuxième mandat. Il l‘aurait bien voulu mais les camarades lui ont fait savoir de la façon la plus amicalement menaçante que, s’il se représentait alors qu’il est impopulaire à 99 %, les camarades perdraient tout – et les indemnités et les privilèges et les avantages. C’est cela qui compte chez les socialistes et aussi, il faut bien le dire, chez beaucoup d’autres politiciens.

En vérité, la compétition électorale socialiste, ce n’est pas un match de rugby (ma chronique du n° 1062), c’est la chasse à courre. Dans l’équipage, le camarade catalan Manuel Valls a tué le cerf (François Hollande) et les autres candidats se partagent aujourd’hui, politiquement, la dépouille de la pauvre bête. Pour autant, tous ces chasseurs ne s’entendent pas. Ils sont, à ce jour, plus d’une demi-douzaine de socialistes à espérer être élu président de la République le 7 mai 2017. D’ici là, bien d’autres peuvent apparaître, comme ce fut le cas hier du camarade Peillon qui fut ministre de l’Éducation nationale de 2012 à 2014, avant de céder la place à Benoît Hamon, puis à Najat Vallaud-Belkacem, musulmane pratiquante et d’origine marocaine. On ne pouvait, en effet, trouver meilleur ministre pour l’éducation des Français ! Quant au camarade Peillon, « il est rompu aux manœuvres politiciennes et aux intrigues », écrit le « Figaro » du 9 décembre. « C’est un serpent qui trahit tout le monde », dit de lui François Hollande.

Toujours est-il que tous ces camarades candidats ont beaucoup de mal à défendre le bilan du camarade Hollande, champion des augmentations – de l’immigration, de l’insécurité, du chômage, de la dette, et de la pauvreté. Le camarade François ayant fait beaucoup mieux encore que son prédécesseur qui avait, si j’ose dire, montré la voie.

Ceci constaté, la chasse à courre à droite, ce n’est guère mieux. Sans doute François Fillon a-t-il gagné la primaire. Mais la primaire n’est pas la présidentielle. François Bayrou pourrait se porter candidat pour lui nuire et il n’est pas exclu qu’Emmanuel Macron parvienne au second tour, où il aurait les voix non seulement de la gauche, mais aussi du centre, et en partie de la « droite-gauche » gaullo-chiraquo-juppéiste. On notera, par ailleurs, que Fillon reçoit des conseils de plus en plus pressants de son vaste entourage de l’UMP républicaine, l’engageant à adoucir son programme, à maintenir les « acquis sociaux » – et, pour tout dire, à ne pas tenir ses promesses.

On aura noté aussi que Michèle Aliot-Marie vient de rejoindre l’équipage. Elle rêve d’évincer Fillon ou, à tout le moins, d’être nommée à nouveau ministre des Armées.

Dans un autre registre, on a remarqué le panégyrique de Fidel Castro prononcé par Ségolène Royal qui a représenté la France aux obsèques du « lider maximo ». Fidel, un chef d’État aussi adorable qu’estimable, qui a su torturer et tuer ses compatriotes, comme le faisait l’admirable Staline. Les camps de la mort, c’est tout à fait acceptable, dès lors qu’ils ont reçu la bénédiction socialo-communiste. Naguère, un journaliste d’un grand quotidien du soir n’a-t-il pas écrit ceci : « Le communisme, c’est plus de 100 millions de morts. Oui, c’est vrai, mais c’était pour le bien du peuple. » Autrement dit, je te colle une balle dans la nuque, mais c’est pour ton bien. Je prends ta montre, mais, en échange, je te donnerai l’heure, dans un esprit de solidarité républicaine. Quoi qu’il en soit, ne nous plaignons pas trop : nous avons évité 8 jours de deuil national, en mémoire de Fidel, que, déjà, Mme Mitterrand embrassait en le recevant dans son appartement parisien de la rue de Bièvres. Il faut savoir aussi que le camarade Fidel Castro laisse une fortune de près d’un milliard de dollars amassée grâce aux pratiques bien connues chez les communistes.

Ségolène Royal est donc restée dans la ligne, tout en espérant, dit-on, être nommée à la tête du programme des Nations Unies pour le développement (le PNUD), un très bel emploi qui pourrait remplacer celui qu’elle perdra en mai prochain – tout en restant payée, il est vrai, pendant 6 mois, si bien que le contribuable paiera de mai à octobre au moins 50 ministres, ceux d’avant et ceux d’après.

S’agissant de la réalité quotidienne, réservée au bas peuple, on aura remarqué que le buraliste du Tarn, qui a été cambriolé une douzaine de fois, vient d’être condamné à 10 ans de prison. Le malheureux s’était trouvé à 3 heures du matin en face d’un voleur agressif qui avait pénétré chez lui par effraction. Il s’est défendu avec son fusil de chasse et a tué l’agresseur. Or, circonstance aggravante pour le buraliste, l’agresseur était issu de la « diversité ». Donc, soyez prudents. Si à 3 heures du matin, vous vous trouvez en présence d’un voleur agressif, issu lui aussi de la « diversité », vous devez, dans un esprit tout imprégné de valeurs républicaines, l’accueillir fraternellement et lui demander si toute sa petite famille va bien. « Que pourrais-je faire pour vous ? » S’il vous tue, ce sera conforme à sa tradition, qu’il faut respecter. C’est ce que plaidera son avocat, commis d’office, et il sera entendu. Il reste à savoir pendant combien de temps encore les pouvoirs publics de ce pays vont agir ainsi contre les braves gens…

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(2) Commentaires

  • quinctius cincinnatus Répondre

    Obama et Hollande : même fin de règne ( minable ) de … bobos

    et maintenant  » on  » , c. à d. le Media, vous propose … Macron

    27/12/2016 à 19 h 19 min
  • Boutté Répondre

    Imaginons un Fillon Président avec un Chambre des Députés Bleu-Blanc-Rouge . Il n’aurait aucun mal à gouverner selon ses goûts avec un Premier Ministre résolu car appuyé sur le roc .

    23/12/2016 à 9 h 13 min

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