Une stratégie en échec

Une stratégie en échec

Les sondages parus ce matin dans le Figaro, catastrophiques pour Valérie Pécresse témoignent de l’échec de la stratégie de
l’UMP.

Valérie Pécresse serait en effet battue au second tour et par Jean-Paul Huchon et par Cécile Duflot. plus grave encore, ce résultat serait
acquis sans la présence du Front National qui avait coûté tant de région à la droite en 2004.
Les scores sont sans appel, et les écarts semblent bien trop grands pour être comblés en trois mois et demi.
Contre Jean-Paul Huchon comme contre Cécile Duflot, Valérie Pécresse ne recueillerait que 43% des suffrages au second tour !

Un tel écart pose la question de la stratégie adoptée par l’UMP. Stratégie nationale tout d’abord : à force d’ouverture à gauche et de discours écologiste, l’UMP n’est plus capable de délivrer un
message original qui lui soit propre. Quand le Président de la République déclare être le « DRH du PS », il ne fait que troubler l’image de son propre parti. Les électeurs ont
aujourd’hui bien peu de raison de s’accrocher à l’UMP quand celui-ci ressemble de plus en plus à un parti balai !

La stratégie locale ensuite. Un grand nombre de militants franciliens, convaincus d’avoir voté massivement pour Roger Karoutchi lors des primaires internes, ont encore du mal a
accepter Valérie Pécresse comme tête de liste. L’effet positif du renouvellement générationnel et de la féminisation semble tarder à se faire sentir. D’autant plus que
Valérie Pécresse, Rama Yade, Chantal Jouanno et Nathalie Kosciusko-Morizet semblent avoir bien du mal à électriser les salles et les foules par leurs discours…
Si l’accord avec le Nouveau Centre visait à éviter les blessures de premier tour mal guéries au second, le choix des têtes de liste ne semble apporter aucune valeur ajoutée électorale.
Laurent Lafon, Maire de Vincennes, tête de liste dans le Val de Marne, ne dispose pas de l’aura nécessaire pour reconquérir le dernier département communiste de France.
Quant à André Santini, sa présence comme tête de liste dans les hauts de seine, fief RPR puis UMP, elle a de quoi dérouter les électeurs. D’ailleurs, dans le sondage publié par
le Figaro, la liste d’union de la majorité est distancée au second tour même dans ce département, un comble !

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