Valls et Montebourg : deux politiciens carriéristes

Posté le septembre 10, 2014, 2:38
3 mins

À la mi-temps du quinquennat, deux jeunes loups de la politique, percevant sans mal que François Hollande n’a aucune chance de l’emporter en 2017, se sentent pousser des ailes : Valls et Montebourg. Ils piaffent d’impatience et occupent le terrain médiatique, afin de se « dégommer » mu­tuellement.

Valls ayant un échelon d’avance depuis sa promotion au poste de Premier ministre, il fallait que Montebourg trouve un prétexte pour l’égratigner. Ce fut chose faite avec la dénonciation de la politique d’austérité.

La riposte ne s’est pas fait attendre, puisque Valls l’a vite démissionné d’office.

Mini-remaniement et maxi-déclarations des deux opposants avec pour scène l’université d’été du PS.

Montebourg pratiqua sans complexe l’auto-satisfaction, comme si, en tant que ministre du Redressement productif, il avait redressé quelque chose ! Valls, malgré les huées, s’attribua la mention de discours « cohérent ». On n’est jamais aussi bien félicité que par soi-même !

Cette bataille entre ces deux ego ne date pas d’hier.

Mais, aujourd’hui, la fracture est plus visible que jamais avec un François Hollande quasiment à terre (seuls 13 % des Français croient encore en lui).

Pour lui succéder, quel candidat socialiste a le plus de chance : le tenant de l’aile droite ou celui qui trouve que le parti n’est pas assez à gauche ? Difficile d’accorder sa confiance à des personnes qui démontrent en tout point qu’ils ne sont que des carriéristes avant d’être les réformateurs dont la France aurait bien besoin.

La rose du PS s’est chargée de tant d’épines que les Français n’en veulent plus.

Voudront-ils encore de l’UMP qui est loin d’avoir convaincu lors du mandat de Nicolas Sarkozy ? Pas si sûr car, dans ce parti, on retrouve :

– le même problème de position : certains souhaitent « centriser », d’autres « droitiser », d’autres « gauchiser »…

– le même problème d’ego de personnalités tout aussi avides de pouvoir.

Tant que les mentalités ne changeront pas dans le monde politique, les problèmes de notre pays continueront à s’entasser au risque de devenir explosifs.

Alors, ce que beaucoup souhaitent, c’est surtout un changement de politique avec un président sincère qui ne promettra pas plus qu’il ne pourra tenir, une personnalité plus préoccupée du destin de la France que de son propre destin.

Avec Valls ou Montebourg, ce serait à coup sûr mission impossible !

Françoise Moulin-Lerat

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4 réponses à l'article : Valls et Montebourg : deux politiciens carriéristes

  1. baud

    11/09/2014

    A l’auteur
    Visiblement,vous révez encore,il y a bien longtemps que le cap de l’irréversible est dépassé:dette abyssale,déficit budgétaire chronique,immigration suicidaire,usines à gaz inextricables dans tous les domaines,élus aux pouvoirs exorbitants en surnombre,disqualification totale du monde politique etc.etc tous les ingrédients d’une invraisemblable tourmente qui approche inexorablement sont en présence!ne manque que l’étincelle!
    Nous sommes trop avant Madame!vos incantations pour un président sincére comme vous dites relévent de la pure naïveté infantile,il faut sortir du cadre d’extréme urgence et tout reconsidérer,le plus tôt sera évidemment le mieux,il y a déja le feu!

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    • quinctius cincinnatus

      11/09/2014

      c’ est le pain des journalistes politiques que de ménager leur ménagerie !

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  2. quinctius cincinnatus

    11/09/2014

    politicien et carriériste ; l’ auteure peut elle éviter l’ usage du pléonasme ? merci !

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  3. quinctius cincinnatus

    10/09/2014

    Sortons, hardiment pour une fois, de l’ Hexagone et rendons nous outre-Quiévrain, comme aiment à dire nos  » grands  » reporteurs sportifs, voyageurs infatigables pour l’ abêtissement populaire, et apprenons aux lecteurs des  » 4V²  » que Moscovici sera placé sous la surveillance d’ un économiste, qui aura le statut de vice-président, représentant la ligne dure de l’ Europe du Nord et auquel il devra, lui Le Commissaire en titre, rendre compte de ce qu’ il envisage de prendre comme mesures économiques !

    c’est un clone,  » masculanisé « , de Notre Dame De La Garde, ci-devante Marquise De Bercy au F.M.I. … c’est fou comme le Monde peut nous faire confiance … c’est vrai qu’ à lire la Presse française et à écouter nos ondes le Monde sait ce pour quoi nous accordons de l’ importance !

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