Vers une crise de la dette ?

Vers une crise de la dette ?

«La France n’est pas à l’abri» d’une crise de la dette. C’est le message d’un rapport publié aujourd’hui par la fondation Concorde, un «think tank» (réservoir d’idées) proche de la majorité.

«Plutôt que de dresser un énième diagnostic sur les finances publiques, nous avons regardé comment un État pouvait basculer dans la crise financière», explique Pierre-Mathieu Duhamel, qui a coordonné le groupe de travail. «La conclusion est qu’une crise arrive toujours de façon mécanique: elle couve pendant longtemps et lorsqu’elle éclate tout va très vite», résume l’ancien directeur du Budget.

Principal chiffre mis en avant par la fondation Concorde: «Tous les pays de la zone euro sont confrontés à des dynamiques d’endettement qui apparaissent insupportables et conduisent nombre d’entre eux à entrer dans la zone à fort risque», à savoir une dette avoisinant les 100% du PIB. Les États, notamment la France, ont beau avoir pris des mesures correctrices pour l’éviter, ils restent sous la menace de facteurs extérieurs qu’ils ne maîtrisent pas.

L’un des plus importants est le risque de remontée de taux d’intérêt, qualifié de «réel», selon la fondation Concorde qui rappelle qu’une hausse de 1% des taux se traduit par une charge supplémentaire pour le budget français de 2 milliards d’euros la première année, puis 4 milliards la seconde et 8 la troisième.

Pour consolider la note de la France l’organisme préconise plusieurs solutions. La première consiste à définir un horizon de long terme – 5 ans – pour la maîtrise des finances publiques et de s’y tenir.

Deuxième urgence: harmoniser la fiscalité franco-allemande. Pour cela, la fondation Concorde recommande la mise en place d’une TVA emploi, autrement dit une TVA sociale, faisant moins reposer le financement de la Sécurité sociale sur le travail. «La France ne peut prendre le risque de se laisser distancer par l’Allemagne», insiste Pierre-Mathieu Duhamel. «La TVA emploi soutiendrait notre compétitivité et permettrait de dynamiser nos entreprises: nous l’avions fait en 1995, en augmentant la TVA sous Alain Juppé et l’effet a été très favorable sur l’emploi.»

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(1) Commentaire

  • DOE Jane Répondre

    plus vite cela viendra plus vite cela coupera court à la gabegie de nos impôts qui est à l’oeuvre depuis 1974
    du sang et des larmes remettraient du plomb dans bon nombre de têtes dites pensantes

    16/11/2010 à 18 h 00 min

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